Koikispass n°145 février 2018
Koikispass n°145 février 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°145 de février 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Koikispass SARL

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 23,8 Mo

  • Dans ce numéro : enseignement supérieur, rester dans la Nièvre quand on devient étudiant, c'est possible.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR L’ISAT Institut supérieur de l'automobile et des transports À bac+5, de très belles carrières dans l’automobile ou l’aéronautique Fondée en 1991 alors que le Grand Prix de France de Formule 1 faisait son arrivée à Magny Cours, l’ISAT est aujourd'hui la seule école publique d’ingénieurs spécialisée dans l’automobile. Forte de 670 étudiants, elle recrute au niveau bac des jeunes issus de série S pour cinq années d’études qui mèneront au prestigieux titre d’ingénieur. « Nous acceptons aussi un certain nombre d’étudiants de niveau bac+2, complète le directeur de l’école Luis le Moyne. Des jeunes sortant de prépa scientifique mais aussi de DUT. » 94% des diplômés embauchés en moins de 3 mois Si elle n’est pas au niveau de grands noms tels que Polytechnique ou Centrale, l’ISAT est néanmoins un acteur reconnu dans son domaine à travers toute la France. Résultat, son recrutement est national et les jeunes Neversois plutôt rares. Comme pour l’ensemble des écoles d’ingénieurs, l’insertion professionnelle y est très forte. Selon l’enquête professionnelle 2016, 94% des diplômés ont trouvé un emploi en moins de 3 mois ! 38 000  € bruts par an pour un jeune diplômé EN BREF 670 élèves Voies d’entrée  : Et le salaire en sortie très confortable  : environ 38 000  € bruts par an selon l’enquête de l’école menée en 2016. « Nos diplômés vont travailler essentiellement dans les métiers de l’automobile et des transports. Ils seront en production, en bureaux d’études et de plus en plus en recherche & développement. Quelques jeunes vont également travailler dans l’aéronautique, l’énergie ou encore les services. » 16 KOIKISPASS FÉVRIER 2018 DR DR bac S ou bac+2 (prépa, DUT technique et scientifique, BTS, licence universitaire…) Diplômes délivrés Bac+5  : Diplôme d’ingénieur, Master mécanique et ingénierie (en lien avec l’université de Bourgogne), Master automotive engineering for sustainable mobility) Métiers en sortie  : Ingénieur mécanique, ingénieur produit, ingénieur d’essai responsable de laboratoire, ingénieur méthodes production... l’ISAT est aujourd'hui la seule école publique d’ingénieurs spécialisée dans l’automobile C LA. Luis le Moyne, directeur de l'ISAT DR DR
Ville de Nevers cristovao31 Denis Thuriot, Maire de Nevers Nevers est-elle selon vous une ville étudiante ? t « Nevers doit disposer d’une offre d’enseignement supérieure plus forte, c’est un enjeu démographique et social » Elu en partie sur un programme très volontariste en matière d’enseignement supérieur, le maire de Nevers Denis Thuriot travaille depuis à implanter plusieurs nouvelles filières. Selon lui, il en va de l’avenir de la ville. Nevers est en tout cas une ville d’enseignement supérieur. Avec 2 400 étudiants, nous étions jusqu’il y a peu le 2 e pôle universitaire de Bourgogne. Notre un objectif est clair  : accueillir 3 000 étudiants d’ici 2020-2022 en développant notamment un enseignement de proximité, c'est-à-dire ces écoles qui permettront aux jeunes Nivernais de poursuivre leurs études dans leur région. Je pense à tous les BTS existants, je pense aussi aux écoles de la CCI –CS2i et Digisup qui vient de remplacer l’EGC– et à d’autres établissements qui conviennent à un public qui n’a pas toujours les moyens de partir étudier plus loin et qui, s’il n’y avait rien à Nevers, renoncerait aux études supérieures. J’ai travaillé avec Jacques Mézard, ministre de la cohésion des territoires, sur le plan de relance des villes moyennes qui comprend bien sûr un volet universitaire. Parce que c’est la logique que de nos ensembles disposent de ce genre de structures. Quel intérêt une ville comme Nevers peut-elle avoir à accueillir plus d’étudiants ? Disposer d’une vraie population étudiante est tout d’abord un enjeu démographique parce qu’à l’heure où notre population diminue, il peut sembler important de conserver des jeunes en plus grand nombre. L’enjeu est également sociétal car les établissements de proximité –BTS, IUT, licences universitaires– peuvent répondre au besoin d’une population qui ne pourrait pas, sinon, poursuivre des études d’ailleurs. Nous sommes derniers de Bourgogne Franche-Comté dans la poursuite d’études post-bac alors que nos jeunes ont un taux de réussite au bac supérieur à la moyenne nationale ! De récentes opérations comme la journée d’intégration des étudiants de Nevers ont par ailleurs très bien marché et ont montré qu’il pouvait y avoir une vraie vie étudiante ici. Quels projets soutenez-vous aujourd’hui ? ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR S’il faut tenir compte de notre spécificité automobile pour développer l’ISAT, je souhaiterais ouvrir à une Première année commune aux études de santé (PACES) qui pourrait accueillir chaque année environ 120 jeunes, je pense aussi à une 3 e année de droit général, pour compléter les 2 premières années déjà possibles dans notre ville. Nous sommes par ailleurs l’une des 3 préfectures en France à ne pas disposer d’IUT... Nous avons donc mené des études sur la pertinence à disposer de ce genre de filière à Nevers, en vue d’installer au moins un département en Génie thermique et énergie. Je voudrais en outre implanter une école de pilotage de drônes, et une école de fibre optique. Côté réalisation, nous venons d’ouvrir une grande école du Numérique tournée entre autres vers les populations issues de quartiers défavorisés. Nous avons enfin conclu un accord avec le Collège de Paris pour l'ouverture dans le courant de l'année d'un master 2 Data Scientist à l'Inkub. Aujourd’hui, l’Université de Bourgogne est consciente de nos besoins, elle les valide sur le principe, mais elle ne nous soutient pas toujours lorsqu’il s’agit de passer au concret. Si rien ne change, nous utiliserons d’autres moyens pour créer nos propres filières. Si ce n’est pas avec Dijon, ce sera avec d’autres. KOIKISPASS FÉVRIER 2018 17



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