Koikispass n°143 novembre 2017
Koikispass n°143 novembre 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°143 de novembre 2017

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Koikispass SARL

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 7,5 Mo

  • Dans ce numéro : la chasse dans la Nièvre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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LA CHASSE DANS LE VISEUR Vous n'aimez pas la chasse ? Faites-le savoir ! La chasse, très peu pour moi ? Au lieu de pleurnicher depuis mon canapé en matant Trente millions d’amis, j’adhère par exemple au RAC (Rassemblement pour une France sans Chasse), qui a plein d’arguments éthiques et environnementaux contre la chasse ou à l’Aspas (Association pour la Protection des Animaux Sauvages) qui promeut des actions juridiques de défense des animaux sauvages et de l’environnement. Chez Europe-Ecologie Les Verts, une commission thématique « Condition animale » a été mise en place. Même les non-adhérents du parti peuvent y participer ! On y réfléchit notamment sur le statut juridique de la faune (les animaux domestiques y ont droit depuis peu) pour protéger les animaux sauvages d’actes de cruauté. Pourquoi faut-il abolir la chasse ? Les 3 principales raisons de l’association RAC (www.france-sans-chasse.org) On ne peut faire de la souffrance et de la mort un amusement. Une activité ludique qui consiste à traquer et tuer des animaux est contraire à l’étique. Un préjudice écologique important. Un préjudice quantitatif, puisque 40 millions d’animaux sont tués chaque année en France par les chasseurs, ce qui a un impact sur la faune. Un préjudice également qualitatif puisque la chasse affaiblit les dernières populations naturelles par l’apport de maladies issues des élevages, perturbe les écosystèmes et cause une grave pollution génétique de la faune. Une source de gêne et de danger. Les chasseurs accaparent et insécurisent la nature. C’est le seul loisir qui tue ou blesse fréquemment des personnes ni pratiquantes ni spectatrices. 22 KOIKISPASS NOVEMBRE 2017 5 vérités dérangeantes sur la chasse selon l’ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages, www.aspas-nature.org) Une balle de chasse peut tuer à 3km. A ce jour, aucune loi n’existe pour contrôler le taux d’alcoolémie d’un chasseur en action. Tant qu’un propriétaire n’a pas officiellement manifesté son intention d’interdire la chasse, son terrain est par défaut et légalement présumé chassable. Tuer des chats, des chiens et des animaux protégés, c’est possible avec le piégeage. Faire souffrir des animaux, c’est légal à la chasse. L’animal est reconnu comme être sensible, mais seulement s’il appartient à quelqu’un ! Shaiit
#1 La forêt est à tout le monde ! Pour les « anti-chasse », les chasseurs, pourtant minoritaires dans la population, kidnappent l’espace public. Florent Ortu Les chasseurs paient, et cher, le droit d’occuper le terrain. En domaniale, 10 battues prévues sur la saison sur 1 200ha, ça laisse quand même 355 journées pour se balader ! Eric Mourey Nous proposons  : le dimanche sans chasse le développement d’espaces apaisés permettant de tester de nouveaux rapports avec la faune sauvage, comme créer une zone de non-chasse sur un ou plusieurs départements pour y tester le développement de la faune sauvage, notamment l’auto-régulation des espèces. LA CHASSE DANS LE VISEUR 4 idées reçues sur la chasse Le choc des arguments Pro ou anti-chasse, la pratique cynégétique (bingo au scrabble) a son lot d’arguments… petit passage en revue avec Florent Ortu, directeur de la Fédération départementale de la chasse et Eric Mourey, vétérinaire et conseiller fédéral Europe Ecologie Les Verts (EELV). FLORENT ORTU ERIC MOUREY #2 « On ne tue pas, on prélève » Les Fédérations de chasse affectent, comme dirait l’autre « des pudeurs de gazelle »  : on ne tue pas, on « prélève », « on régule »  : un vocabulaire très administratif qui présente avant tout la chasse comme un moyen de maintenir les populations d’animaux sauvages à un niveau acceptable. Florent Ortu Sans chasseurs, les dégâts à l’agriculture seraient encore plus considérables. Les gens préfèreraient payer des impôts pour des battues administratives ? Eric Mourey On chasse pour se faire plaisir, les chasseurs ne sont pas des gestionnaires de la nature. Si l’on veut faire des chasses scientifiques, faisons-le avec des agents de l’ONCFS. Et n’oublions pas que ces surpopulations se font dans des environnements dégradés par les activités humaines. Nous proposons plutôt d’introduire et développer des méthodes alternatives à l’abattage ou au «prélèvement» telles que la reconstitution des chaînes des prédateurs dans le rééquilibrage des populations jugées «indésirables» KOIKISPASS NOVEMBRE 2017 23



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