Journal du Golf n°84 mars 2013
Journal du Golf n°84 mars 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°84 de mars 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Journal du Golf SAS

  • Format : (260 x 360) mm

  • Nombre de pages : 128

  • Taille du fichier PDF : 37,9 Mo

  • Dans ce numéro :

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Orlando PGA Show Propos recueillis par Benjamin Cadiou – Envoyé spécial à Orlando (USA) - Photo DR Roger Cleveland, l’orfèvre du golf Roger Cleveland a fondé les fameux clubs du même nom, à la fin des années 1970. Une première success-story dans l’art du club-making, suivi d’une autre, depuis 1996, chez Callaway. Rencontre avec un orfèvre du golf, dont les wedges vendus par millions sauvent des pars depuis plus de trois décennies. Journal du Golf : Roger, de quand date votre histoire d’amour avec le golf ? Roger Cleveland : Depuis mes 12 ans, donc pas mal de temps (il a 68 ans,ndlr) ! Mon père ne jouait pas, mais quelques-uns de ses amis m’ont initié au golf. J’ai rapidement progressé, au point de jouer régulièrement les championnats juniors des États-Unis. J’ai pu ainsi décrocher une bourse pour aller à l’université. Je me suis investi pleinement dans ce sport, tout au long de ma vie. J’ai été classé tout proche de zéro et aujourd’hui, mon handicap est de 8. Et de quand date votre passion pour la création de clubs ? R.C. : En fait, dès mes débuts j’ai été passionné par le petit jeu, car j’avais du mal à toucher les greens en régulation. J’adorais apprendre à travailler la balle autour des greens et trouver les moyens de me sortir de toutes les situations. J’y passais des heures, car c’est tellement bénéfique. Avec mes quelques outils, je bricolais mes wedges, et j’ai peu à peu découvert ce qui marchait, ou non, avec ces clubs. J’ai appris ensuite à dessiner et concevoir des clubs, ce qui pour moi est comme un art. La forme de la tête, la symétrie, l’équilibre de l’engin. Puis vient la performance. Là, c’est de la science pure. Au final, je combine tout cela, pour créer un bel objet, inspirant confiance et qui fonctionne sur le terrain. Racontez-nous les premiers jours de la société Cleveland, en 1979. Vous l’avez créée presque sans argent, paraît-il ? R.C. : (Il rit) Oui, comme pas mal d’autres affaires, nous sommes partis de rien ! Je suis venu ici, au PGA Show d’Orlando, en 1981, pour présenter un de mes clubs. C’était une réplique du Calamity Jane, le putter utilisé autrefois par le grand Bobby Jones. Je voulais que le plus grand nombre puisse profiter d’un objet historique du golf. Et en faisant le tour du salon et en examinant les produits des principaux concurrents, je me suis aperçu que leurs bois n’étaient pas au top. De retour en 56
journaldugolf.fr mars 2013 Californie, nous nous sommes donc mis à créer ce type d’engin. Je les ai présentés à des pros, qui les ont adorés. Puis sont venus au monde les fers et les wedges. Vous semblez apprécier les wedges plus que tout autre club… R.C. : Le lob-wedge, notamment. C’est un club si personnel, l’un des trois que l’on utilise le plus pendant une partie. On se sert jusqu’à quatorze fois du driver, environ 36 coups de putter, et puis il y a les clubs d’approche. À chaque green raté, ou presque, vous devez utiliser un wedge ! En moyenne, les pros touchent treize greens par tour, soit dix de plus que la grande majorité des amateurs. Cela signifie qu’il vous faudra chipper, wedger, ou sortir des bunkers très souvent. Voilà pourquoi il est capital de choisir les bons wedges, avec une bonne technique. Qu’avez vous ressenti, lors de la revente de Cleveland à Rossignol, en 1990 ? R.C. : Je voulais voir ma compagnie grandir. Et pour cela, il fallait du capital supplémentaire. J’ai donc rencontré les dirigeants de Rossignol, comme Claude Jantet avec qui cela s’est très bien passé. J’ai vraiment aimé ces années sous leur aile, en tant que consultant, et je ne regrette vraiment pas. Je suis juste un peu amer par ce qui s’est passé par la suite, avec une nouvelle direction qui m’a mis dehors, en 1995. Voilà pourquoi j’ai rejoint Callaway Golf, jusqu’à maintenant. Mais bon, j’aime toujours Cleveland et je leur souhaite tout le succès possible. Quelle est votre réaction, quand vous voyez un joueur utiliser l’une de vos créations ? R.C. : Je suis fier ! Forcément, j’aime tous les clubs que j’ai pu dessiner et voir quelqu’un réussir avec est un bel accomplissement. Les wedges 588 vous ont rendu célèbre. Mais est-ce votre chefd’œuvre ? R.C. : Ces clubs ont eu un succès énorme, en effet. Leurs ancêtres ont très bien marché aussi, les 485. Les 588 avaient une tête plus grosse, ont été diffusés partout dans le monde et sont encore vendus aujourd’hui. Pour Callaway, j’ai vraiment aimé les fers X-Forged et les wedges. Quand vous avez signé avec Callaway, était-ce juste pour dessiner des wedges ? R.C. : Non, je travaille sur tout type de clubs. Je suis particulièrement impliqué dans les fers. J’ai créé la sérieX, la première étant nommée X-12 en 1998. Nous avons désormais toute une équipe pour créer nos séries, auxquelles je collabore. Et bien sûr, la création de wedges me tient particulièrement à cœur. La série X-12 a été l’une des séries parmi les plus vendues au monde. Racontez-nous… R.C. : Ces fers ont été mon tout premier projet chez Callaway, chez qui j’ai démarré en janvier 1996. Le but était de créer des clubs très tolérants, tout en gardant un aspect traditionnel. Nous avons donc affiné l’allure à l’adresse des précédents fers Big Bertha, pour les rendre plus maniables, tout en conservant la facilité de jeu. Jusqu’à maintenant, la famille « X » a beaucoup de succès, au fil des éditions. Pour 2013, nous sortons les séries X Hot, dont la face est conçue pour donner un maximum de vitesse. Car de nos jours, tout est question de distance. Avec le temps, la tolérance des fers pour le golfeur moyen et débutant a augmenté. Pouvez-vous expliquer cette évolution ? R.C. : Pour la tolérance, tout vient de la répartition périmétrique des masses, dans la tête des fers. Les balles partant plus haut, plus facilement, nous avons ainsi pu baisser leur ouverture, pour plus de distance. Les progrès des manches sont à noter également, ils sont de plus en plus légers et performants. Depuis trente ans, quelle a été la principale évolution dans les wedges ? R.C. : (Son regard s’illumine) Nos stries « Mack Daddy », sur nos anciens wedges Callaway. On pouvait donner tellement de spin, surtout avec le 60 ! Dommage que l’on ne puisse plus les produire… Heureusement, les amateurs peuvent utiliser ces grosses stries jusqu’en 2024. Il y a deux ans, ces stries, profondes et donnant facilement du spin, ont été interdites à la production et aux professionnels par le Royal and Ancient et l’USGA. Qu’est-ce que cette loi a changé ? R.C. : Les instances voulaient le retour du golf au « shot making » (la création de coups, la créativité,ndlr). Les cogneurs tapent si loin de nos jours, même depuis le rough. Au point que toucher les fairways n’avait même plus d’importance pour eux, car avec les stries profondes, on pouvait quand même donner du spin depuis les zones non tondues. Et de toute façon, avec les drivers modernes, ils n’ont bien souvent que des petits fers à taper… En obligeant tous les golfeurs à toucher plus de fairways, vous renforcez la créativité, car les nouvelles stries sont moins performantes dans le rough. Les wedges moyens (52°, 54° et 56°) donnaient beaucoup trop de spin avec les anciennes stries, ce problème ne se pose désormais plus. Seuls les coups lobés sont un peu plus compliqués, puisque c’est là où l’on a le plus besoin d’effet rétro. Parlons de Phil Mickelson, le roi du petit jeu. Collaborez-vous ensemble, pour la création de wedges ? R.C. : Oui, d’autant qu’il habite très près de notre centre de test, à Carlsbad en Californie. Nous nous voyons donc souvent. Phil s’est récemment très investi dans la conception de nos nouveaux wedges, qui sortiront prochainement et seront dotés de toutes nouvelles stries. Il les a déjà testés et il les adore ! Est-il le meilleur joueur de l’histoire du golf, autour des greens ? R.C. : Phil est l’un d’entre eux, ça c’est sûr ! Je le place aux côtés de SeveBallesteros, Sergio Garcia ou José Maria Olazabal. Ce sont des joueurs instinctifs, aux mains merveilleuses, avec un toucher extraordinaire. Mickelson ose tenter des chips comme personne d’autre. Souvenez-vous, sur le 15e trou du dernier Masters, le samedi. Un lob shot au bord du green à 13 mètres du drapeau, il avait tapé un plein swing ! Sur un lie en pente, il avait utilisé un 64°, pour donner un maximum de spin et contrer le green qui descend vers l’eau. Pour ce genre de coups, personne n’a son habileté. Quelles sont les erreurs les plus courantes des amateurs pour composer leur attelage de wedges ? R.C. : Un matériel adapté est important, mais au petit jeu, tout est question de technique. Comme pour les autres compartiments du jeu, d’ailleurs. Vous devez absolument comprendre les coups, prenez donc des leçons ! Vos scores s’en ressentiront très vite. Pour le choix des clubs, déterminez avec votre pro l’ouverture de votre wedge le plus ouvert. Si vous n’êtes pas bon, n’allez pas au-delà d’un 58°, car vous ne serez pas capable de maîtriser un lob wedge (60° et plus,ndlr). Ensuite, prenez votre pitching wedge, ouvert à 45° environ. Cet écart de 13° entre ces deux clubs, divisez-le par deux, si vous voulez trois wedges dans le sac. Il faudra donc acheter un 52° pour combler l’écart. Et si vous voulez quatre wedges, divisez l’écart par trois : il vous faudra dans ce cas un 50° et un 54°. Une opinion sur le travail de Bob Vokey, l’autre roi des clubs d’approche qui œuvre pour Titleist ? R.C. : (Il sourit) Nous sommes amis et j’apprécie son travail ! Nous avons une passion commune : le design de clubs de golf. Hormis les finitions, je pense que nos wedges sont assez similaires. Chez Callaway, nous avons forcément eu un peu de retard sur les wedges Cleveland et Titleist, mais nous sommes sur la bonne voie. Restez à l’écoute, nous allons bientôt bousculer tout cela ! 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