Journal du Golf n°84 mars 2013
Journal du Golf n°84 mars 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°84 de mars 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Journal du Golf SAS

  • Format : (260 x 360) mm

  • Nombre de pages : 128

  • Taille du fichier PDF : 37,9 Mo

  • Dans ce numéro :

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Orlando PGA Show Texte de Benjamin Cadiou, à Orlando - Photo DR Orlando, royaume de la démesure Le PGA Merchandise Show d’Orlando est le plus grand salon de golf au monde. Un vrai spectacle à l’américaine, présentant toutes les nouveautés matériel qui peupleront bientôt les pro-shops de la terre entière. Pour planter le décor : la Floride fin janvier, 25° au mercure et un show totalement mégalo, 100% consacré à l’industrie du swing. Ce plus grand salon de golf au monde s’appelle le PGA Merchandise Show, et ça dure depuis 1954. Durant une petite semaine, plus de 40 000 professionnels du swing (enseignants, fabricants, commerciaux, médias) se regroupent à Orlando pour faire tourner un business pesant plusieurs milliards de dollars annuels. Pour le 60e anniversaire de l’événement, la fête démarre comme chaque année par une journée de tests de matériel. Cette « Demo Day » du mercredi regroupe près de deux cents marques de clubs, autour d’un immense practice circulaire, situé sur l’Orange County GC. Les petites firmes tentent d’exister, mais sont fatalement dans l’ombre des éléphants. Titleist, Callaway, Ping et Cobra détiennent la moitié des aires de test. Mais pour l’édition 2013, c’est Nike qui fait le gros du spectacle. Normal, quand on vient de faire signer Rory McIlroy pour une dizaine de millions de billets annuels, il vaut mieux que ça se sache. Pour tester le nouveau driver du numéro 1 mondial, une bonne demi-heure d’attente sera même nécessaire ! Il faudra finalement une journée entière pour faire le tour du practice et des exposants, la tête cramée par le soleil tropical et abrutie par les sonos crachant leur bonne techno de superette. Le lendemain, début du PGA Show à proprement parler. Le Convention Center d’Orlando est une sorte de sarcophage de béton de 650 000 m2, dont la moitié est consacrée cette semaine au golf. Une fois dedans, place à un bourdonnement permanent. Un brouhaha percé toutes les secondes par le claquement des balles frappées dans les simulateurs et dans le practice couvert. Sur 25 kilomètres d’allées, on trouve absolument tout ce qui peut servir à un golfeur. Tout, et n’importe quoi. Des tees prétendus incassables en passant par la voiturette Hummer, on déniche tout ce que les inventeurs du monde ont osé imaginer. Il faut voir leur tronche, à ces types venus parfois du bout de l’Arkansas, te tirant la manche pour que l’on teste leur putter à visée laser « révolutionnaire ». Toutes leurs économies y passent en brevets, mais aussi notamment dans la location d’un stand grand comme un garde-meuble. C’est le cas de Lamda, une marque de chaussures venue du Portugal. Cette petite marque lâchera plus de 5 000 dollars pour ses trois jours de salon. C’est environ mille fois moins que le leader mondial TaylorMade/Adidas, qui a réservé tout le fond du Convention Center. Mais si les moyens sont sans égal, l’objectif est le même : séduire les 38 millions de clients potentiels américains. Car séduire le Yankee, c’est conquérir ensuite le monde entier. D’où le gigantisme d’un salon rassemblant 80 nationalités. Difficile d’exister parmi mille marques représentées. Chacun a donc son astuce pour attirer l’attention. Si les grandes firmes peuvent se payer la présence de joueurs stars comme Ian Poulter ou Natalie Gulbis, les petites boîtes font avec leurs moyens. Une ou deux hôtesses au fort accent slave et options silicone, ça suffit souvent pour attirer le commercial venu en Floride pour garnir son catalogue de nouveautés. Interdit aux curieux, le PGA Show tente de résister par sa démesure à une crise économique tenace depuis 2008. Quatre jours à piétiner, discuter, tester et balancer à qui le veut bien des cartes de visite. Un salon hors du temps au pays de Mickey, qui a déjà pris date pour l’an prochain. 52
journaldugolf.fr mars 2013 Money, money, money Jean-Philippe Rodenburger, à Orlando Pour les petits ou gros exposants, un seul objectif : lancer au mieux la saison à venir. « Nous investissons beaucoup d’argent, c’est un événement très important pour nous. Toutes les plus grosses marques sont ici pour présenter leurs nouveautés. On rencontre des personnes qui viennent des États-Unis, de l’Australie ou de Chine », explique Richard Fryer, représentant de Footjoy Europe. Plus de 75 pays ont fait le déplacement en Floride, à la recherche des dernières nouveautés. « Pendant une semaine, Orlando est la capitale mondiale du golf. On se doit donc d’être ici pour échanger, discuter pour avoir des retours sur nos produits. C’est impensable de ne pas être là », raconte Neil Howie de Callaway Golf. « Entre 2 et 5 millions pour TaylorMade » Dans l’immensité du Convention Center, avoir une place au soleil peut coûter très cher. La palme revient sans conteste à TaylorMade. Depuis trois ans, la marque n’hésite pas à réquisitionner toute une aile du salon. « Nous investissons entre 2 et 5 millions de dollars. C’est beaucoup d’argent mais c’est nécessaire. Cet événement nous permet, sur quatre jours, de rencontrer beaucoup de commerciaux mais aussi d’être en relation avec des médias qui viennent des quatre coins du globe. C’est un événement unique et c’est une chance d’être là », précise Benoît Vincent, ingénieur en chef chez TaylorMade. « Un investissement stratégique » Un peu plus loin dans les allées, les « petites marques » se partagent les miettes laissées par les géants. Les détails sont moins soignés, mais avec un budget au moins 200 fois inférieur aux leaders du marché, l’essentiel est d’exister. Dans la section textile, Thomas Ferre, un Français exilé à New York, tente de se faire connaître dans une industrie du prêt à porter golfique déjà bien fournie. Sa marque : Tomi Otee. Son credo : les shorts et les polos écolos. « On n’a pas le budget de Nike ou TaylorMade, on investit entre 5 et 10 000 dollars chaque année pour être ici. C’est un coût qu’il faut assumer mais il faut voir ça comme un investissement stratégique. Le golf est un marché où il faut être patient. Être au Show tous les ans nous permet d’enregistrer des commandes pour nos clients, mais aussi de nous faire connaître. » En hausse de 3% Le Show est aussi un révélateur de la santé de l’industrie golfique à l’échelle mondiale. Après des années un peu moroses entraînant une baisse de fréquentation du salon, on est reparti vers le haut. En 2013, ce sont plus de 43 000 professionnels qui se sont déplacés, soit une augmentation de 3% par rapport à l’an passé.



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