Journal du Golf n°83 déc 12/jan-fév 2013
Journal du Golf n°83 déc 12/jan-fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°83 de déc 12/jan-fév 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Journal du Golf SAS

  • Format : (260 x 360) mm

  • Nombre de pages : 92

  • Taille du fichier PDF : 60,3 Mo

  • Dans ce numéro : double Mac... Graeme McDowell et Rory McIlroy.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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52 Ce mois-ci, Journal du Golf vous offre le passage qui narre la préparation et la victoire au Masters 2005, première victoire en Majeur de l’ère Haney. Au début de notre collaboration, l’amélioration de son drive était juste une case à cocher sur une liste de progrès à venir. Notre ambition était grande. Son éthique de travail et son attitude en tant qu’élève étaient exceptionnelles. Il ne m’a jamais demandé combien de temps cela prendrait. C’était une question que je voulais éviter car fixer une date limite lorsque l’on modifie son swing est contre-productif. Cela prend le temps qu’il faut. La pression repousse le temps. Pour atténuer son impatience, je me suis appuyé sur le bon temps vécu après Doral. Je lui ai dit : « Cela va de mieux en mieux. Dans deux ans et demi, ce sera presque parfait. » Il m’a regardé durement, visiblement secoué par cette perspective. Je sais qu’il pensait y arriver plus vite. À la vérité, j’avais dit cela intentionnellement. Tout aurait pu se mettre en place en un mois mais je voulais qu’il reste motivé pour apprendre. J’avais observé qu’il donnait le meilleur de lui-même lorsqu’il avait beaucoup de choses à faire. C’est là qu’il était le plus déterminé, le plus concentré, et qu’il posait le moins de questions. Là où il se contentait de peaufiner, c’était quand sa concentration et son activité baissaient mais que la pratique s’intensifiait. Comme Butch l’a appris à ses dépens, « assurer » n’était pas la bonne méthode. Tiger progressait s’il restait en chasse. C’est ma réponse à ceux qui s’interrogent sur ses changements constants de swing. Au-delà du bénéfice technique sur le moment, la plus grande vertu de ce processus est de maintenir son intérêt. En tant que prodige, Tiger risquait à tout moment d’exploser en vol. Il avait besoin de plus de stimulation et de diversité que la moyenne des pros qui préfèrent la préservation des acquis plutôt que les bouleversements.Ainsi, à chaque changement, Tiger devenait meilleur. Cela pouvait lui demander beaucoup de temps et d’efforts mais, à ses yeux, cela valait le coup. Je le soupçonnais aussi d’exagérer l’importance des corrections qu’il entreprenait. Cela le conduisait à penser que tout ce qu’il faisait était d’une importance majeure. La vérité m’oblige à dire que, à plus d’un titre, je ne faisais que prolonger ce que Butch Harmon lui avait apporté. Nos conceptions du plan de swing différaient quelque peu et j’ai imposé de vrais ajustements sur le grip de Tiger. Mais le plus gros de mon travail était de Livres The Big Miss The Big Miss, le livre de Hank Haney sur ses six ans de collaboration avec Tiger Woods, est sorti en français en librairie début décembre. Journal du Golf, partenaire du projet, vous propose ce mois-ci un troisième et dernier extrait de ce livre événement. Avec The Big Miss, vous comprendrez pourquoi Tiger Woods est l’un des plus grands joueurs de tous les temps ; le Tigre en quête de la perfection golfique se désintéresse de tout ce qui n’est pas utile à sa réussite. Photo Scott Halleran/Getty/AFP remettre en ordre ce sur quoi il avait travaillé avec Butch. Il est loin d’avoir effectué les changements les plus spectaculaires chez un pro du circuit, mais dramatiser les choses l’aidait à s’investir dans le travail. Une importante modification de son swing lui permettait à la fois de réduire les attentes des observateurs et lui fournissait une bonne excuse quand il jouait mal. En vivant près de lui, je comprenais à quel point la pression était intense sur lui et comment il imaginait des échappatoires pour y échapper ou la faire baisser. Il n’en parlait jamais, sauf incidemment à travers une phrase comme : « Avec moi, rien n’est jamais assez bien. » Quand je me plaignais d’être malmené par les commentateurs à propos de mon enseignement, il s’esclaffait et me disait : « Hank, bienvenue dans mon monde. » Tiger a connu un moment d’accalmie après sa victoire au Doral 2005. Il n’a pas bien joué à Bay Hill, débutant par un improbable drive au bois 3 qui ne dépassa pas les 180 mètres. Il n’est jamais passé sous les 70 et a terminé 23e ex æquo. Ce fut encore pire au Players Championship, qu’il termina au 53e rang ex æquo avec quatre doubles bogeys au total. Avec moi comme entraîneur, son meilleur résultat dans ce tournoi fut une 8e place en 2009. Bien qu’il y ait décroché l’US Amateur 1994 et le titre en 2001, il n’était jamais très à l’aise sur ce parcours du TPC Stadium. Quatre départs au moins lui posaient des problèmes. En particulier les trous n°14 et n°18, deux par 4. Les obstacles d’eau situés sur la gauche envoyaient tout le monde s’empêtrer sur la droite. De tous les architectes de parcours, Pete Dye est celui qui semblait le plus à même de perturber Tiger. Il sait comment pensent les pros et il est très doué pour punir ceux qui essayent à tout prix d’éviter les grosses erreurs. En tout cas, Tiger quitta le tournoi avec un jeu dans un tel état qu’on ne l’imaginait pas capable de gagner un Majeur. Mais les six jours suivants, à Isleworth, il est passé en mode commando. C’était toujours très satisfaisant pour moi car il était très concerné avant un Majeur. C’était alors un élève réceptif au plus haut point. Les deux seules fois où cela n’est pas arrivé avec moi, c’était avant l’US Open 2006, juste après le décès de son père Earl, et avant le Masters 2010. Cette fois, je crois qu’il a senti que les choses s’emboîtaient bien. Il a suivi le plan. Il était si bien que, dans ma tête, j’ai baptisé ce type de journées à Isleworth : « Tiger Days » (les jours Tiger,ndt). Elles débutaient typiquement par un réveil à 6 heures du matin suivi d’une séance de musculation jusqu’à 8 heures. Après une douche et un petitdéjeuner, nous nous retrouvions au practice à 9 heures pour 90 minutes de long jeu. De 10 h 30 à 11 heures, il s’entraînait au putting. Ensuite, il jouait jusqu’à 9 trous
avant midi. Au terme d’une pause déjeuner d’une heure, nous enchaînions avec une séance de petit jeu pendant une heure, suivie d’une nouvelle session de practice d’une heure trente. De 15 h 30 à 16 h 45, il disputait 9 trous avant de retourner au putting green jusqu’à 18 heures. Suivait une séance d’une heure d’exercices des épaules précédant le dîner. S’il n’avait aucun tournoi cette semainelà, il recommençait le lendemain et les jours suivant. Tiger respectait le practice. C’était un peu son lieu de culte, l’endroit où il s’infligeait les sacrifices qui le mèneraient vers le succès. Il était de la vieille école. Il prenait son temps, acceptait de faire un pas en arrière pour faire deux pas en avant. Il croyait au vieil adage de Ben Hogan, « les réponses sont dans les divots » (partie du gazon arrachée après un coup de fer, ils contiennent beaucoup d’informations sur le swing,ndt). Même quand son esprit s’égarait dans les méandres de l’expérimentation, lors de nos premières années ensemble, je ne l’ai jamais vu se relâcher sur un coup au practice. En le voyant agir, je n’ai pas été surpris d’apprendre qu’il contestait formellement l’opinion selon laquelle on naît champion et on ne le devient pas. « On est le produit de son environnement », disait-il. Il rendait ainsi hommage à ses parents qui avaient réuni les conditions pour qu’il tombe amoureux de ce sport et lui dédie sa vie. Une telle concentration n’était même pas un effort. En dehors des parcours, il admettait volontiers être capable de se laisser distraire, d’être agité et toujours en mouvement. Quand j’étais chez lui, il pouvait tout à coup sortir pour aller à la salle de gym ou pour courir, ou jouer à un jeu vidéo. Il s’excusait parfois en disant : « C’est mon TDA, trouble déficitaire de l’attention qui me pousse. » Mais la plupart du temps, il restait calme et posé, autant sur le parcours qu’au practice. Là, il était dans son élément. Voyant à quel point il s’y sentait bien, je peux témoigner qu’il aimait vraiment frapper une balle de golf. Il s’épanouissait dans les détails. Il ne tapait jamais un coup sans savoir au préalable à quelle distance se situait sa cible. Il avait toujours la distance en tête pour chaque coup qu’il tapait. Il prenait constamment sa jumelle laser avant de viser un drapeau sur le practice. Quand il changeait de cible, il la ressortait pour avoir la nouvelle distance. Il ne dérogeait jamais à cette routine. Un autre trait de son caractère, c’était sa manière de faire de petites pauses. Il ne frappait jamais plus de 25 balles d’affilée. Il s’asseyait dans sa voiturette, les yeux dans le vide durant quelques minutes. Au début, je ne disais rien. Finalement, je lui demandai : « Qu’est-ce que tu fais ? » Il répondit : « Je réfléchis juste à ce que nous venons de faire. » Dans la mesure où notre travail n’était pas toujours quelque chose de confortable, il voulait s’assurer qu’il avait bien compris où il en était et où il allait. C’était pour moi l’exemple même de ce que peut faire un grand champion tel que le décrivait Geoff Colvin dans son livre Le talent est surcoté et qu’il appelait « l’entraînement réfléchi ». C’est le niveau le plus difficile d’entraînement à atteindre car il est douloureux de se concentrer sur ses faiblesses. De nombreux joueurs frappent beaucoup de balles mais se focalisent sur leurs forces. Ceux qui sont capables de progresser acceptent l’inconfort et consentent des efforts physiques et mentaux pour corriger un défaut, ce qui implique souvent d’oublier tout ce que l’on sait. Et Tiger était ainsi dans sa préparation pour les Majeurs. À cette époque, il y avait une bonne dynamique entre nous, dans le calme et la concentration. Nous nous parlions à mots couverts et même les rires étaient étouffés. Cette atmosphère de travail nous convenait à tous les deux. Nous échangions peu de mots. Je ne voulais pas tout expliquer. J’abordais certains points et je le laissais digérer, pour voir s’il était capable de trouver la solution par lui-même. Nous faisions une pause lorsqu’il était un peu perdu ou avait une question à poser. Mais généralement, tout se passait dans le silence jusqu’à ce qu’il arrive à ses fins et me demande : « C’était comment ? » Presque à chaque fois, ma réponse était : « Tu l’as. » J’ai réussi à lui imposer un cadre, notamment grâce à l’idée des « neuf coups ». C’était juste une déclinaison des trois différentes directions possibles de la balle, droite, de gauche à droite et de droite à gauche, et des trois trajectoires existantes, bas, à mi-hauteur et haut. Cela faisait neuf combinaisons. Au practice, Tiger essayait de frapper ces neuf coups avec chaque club. Pour cela, il lui fallait un cadre précis. Il débutait avec un sandwedge puis passait en revue tout son sac, sans aller, il faut bien l’avouer, jusqu’à ce driver avec lequel il frappait systématiquement en draw. Cet exercice lui a beaucoup apporté. Mentalement d’abord. Il savait que les autres joueurs ne s’entraînaient pas ainsi. C’était un travail tellement exigeant que cela lui donnait une longueur d’avance. Il pensait : « Je suis plus fort, donc je dois faire différemment et mieux. » Cela correspondait à l’image journaldugolf.fr décembre 2012 qu’il avait de lui-même et flattait son ego. En pratique, cela l’aidait à croire qu’il était capable de jouer le bon coup sous la pression. Le bon coup n’était pas forcément celui qui lui offrirait une chance d’approcher le drapeau. C’était le coup qui lui éviterait les ennuis, que ce soit sur ou autour du green. Si le green était défendu par de l’eau sur le côté gauche et que le drapeau était placé à proximité, il jouait en draw, de la droite vers la gauche avec un début de trajectoire très à droite. Par grand vent, il jouait plus bas que d’habitude. Si les greens étaient particulièrement durs, comme c’était le cas en Majeurs, il frappait haut en mettant beaucoup de backspin. En fait, il voulait disposer de la boîte à outils la plus complète possible. Il s’est mis à frapper plus intelligemment et à mieux gérer son parcours. Il a commencé à éliminer régulièrement les erreurs parce qu’il avait toujours le bon coup à disposition. Dans sa jeunesse, Tiger était souvent forcé d’attaquer le drapeau. En améliorant le travail de la balle, il pouvait désormais viser le milieu du green et laisser la balle aller vers le drapeau. C’est le genre de coup qui laisse le moins de place à l’erreur. Il permet d’éviter la zone la plus étroite du green par rapport au trou, d’où les coups de sauvetage sont toujours délicats. En étant capable de varier les trajectoires, il contrôlait mieux la distance, en particulier dans le vent. Il a découvert qu’il pouvait taper au-delà du drapeau plus qu’avant, le sceau des bons joueurs de fer. Gagner en contrôle le mettait à l’abri de balancer des balles un peu partout sur le parcours. À l’époque où il avait moins d’armes dans son arsenal, il jouait avec plus d’agressivité. Quand tout allait bien, il triomphait avec une avance à deux chiffres. Mais le plus souvent, il commettait des erreurs qui lui coûtaient des victoires. Les neuf coups firent comprendre qu’il était suffisamment bon pour vaincre sans avoir à forcer le destin. Cela voulait dire qu’il gagnerait moins souvent avec 10 coups d’écart mais qu’il aurait plus de chances de gagner tout court. Il devenait ainsi un expert pour aller chercher le « V », la victoire. Les neuf coups lui ont aussi mieux fait comprendre pourquoi la balle volait de telle ou telle manière. Il y avait des facteurs comme le chemin du club, l’angle de la face de club, l’angle d’attaque et la vitesse de la tête de club. Il avait désormais les armes pour rendre un diagnostic Tiger respectait le practice. C’était un peu son lieu de culte, l’endroit où il s’infligeait les sacrifices qui le mèneraient vers le succès. et se corriger plus efficacement sur le parcours. Ces garanties avaient une grande valeur. À ses yeux, être capable de se corriger pendant un tour était la marque du vrai joueur. Au fond, les neuf coups étaient son épreuve de vérité. Quand il les maîtrisait tous, il pouvait swinguer sans effort dans une position « neutre », parfaitement dans le plan, sans aucune compensation à effectuer. Cela n’arrivait pas à chaque fois mais c’était toujours son objectif. Il avait compris que plus son mouvement était « neutre », plus il pouvait frapper de coups différents. Certains jours, il devait accepter que cela n’était pas atteignable et que le plus sage était de jouer avec ses moyens du moment. Ces jours-là, plutôt que de prendre des risques, il se laissait plus de marge au drapeau pour éviter les erreurs. Il avait confiance en sa capacité à surmonter cela les tours suivants ce qui l’aidait à rester patient. Les neuf coups, c’était aussi du plaisir. Tiger avait l’habileté naturelle pour travailler la balle. Il aimait créer des courbes et des effets. C’était un exercice auquel il se livrait avec son père et qu’ils appelaient « coup à la demande ». Earlréclamait un coup spécifique et son fils l’exécutait. C’était un jeu d’un autre temps, quand on pouvait imprimer beaucoup de rotation aux balles lisses moins aérodynamiques. Mais cela payait semaine après semaine sur les tournois PGA où les trous étaient placés plus près des bordures de greens au fil des tours. Les bénéfices étaient encore plus patents en Majeurs où les conditions étaient beaucoup plus sévères. Même si cette polyvalence n’était pas récompensée dans des circonstances plus faciles, elle maintenait Tiger en éveil. Plus important encore, les neuf coups lui permettaient d’exprimer son talent d’artiste dans un cadre structuré. Je crois que cela a fait de lui le meilleur joueur de fer de tous les temps. avec Extrait du livre : Mes années avec Tiger Woods - The Big Miss de Hank Haney. 2012 GolferOne - Tous droits réservé 53



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