Journal du Golf n°83 déc 12/jan-fév 2013
Journal du Golf n°83 déc 12/jan-fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°83 de déc 12/jan-fév 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Journal du Golf SAS

  • Format : (260 x 360) mm

  • Nombre de pages : 92

  • Taille du fichier PDF : 60,3 Mo

  • Dans ce numéro : double Mac... Graeme McDowell et Rory McIlroy.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 40 - 41  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
40 41
40 Le Suédois Henrik Stenson a vu scintiller la lumière lui aussi, quand un birdie sur le 72e trou pouvait encore lui offrir une chance de triomphe. Mais il s’est plombé par un triple bogey dont lui seul a le secret… Quant à l’Italien Francesco Molinari, bien que parti deux heures avant les toutes dernières paires, il a longtemps fait figure de vainqueur potentiel. En prouvant notamment qu’il pouvait y avoir une vie après un double bogey sur le trou n°1 : neuf birdies et huit pars plus tard, il pointait en tête au club-house à -7… Un seul des 70 rescapés du cut l’aura finalement dépassé. Car Marcel Siem, l’Allemand préféré des Français et des francophones (c’est un grand pote de Greg Havret et Nicolas Colsaerts), avait choisi les Yvelines pour décrocher son deuxième titre sur le circuit européen (après le Dunhill Championship en 2004). Avec la plus simple des recettes sur l’Albatros : d’abord bien driver (entre 9 et 12 fairways à chaque tour), puis attraper un maximum de greens et, surtout, éviter les grosses catastrophes sur les trous les plus piégeux (un seul double bogey en quatre jours, plus six bogeys). À 32 ans, il réalise la meilleure saison de sa carrière, et de loin : seulement trois cuts ratés, pour une 14e place finale à la Race to Dubai. Un mot sur la vraie star de l’Open : le parcours, ultra sélectif cette année. Trop, pour certains, qui auraient aimé plus de tendresse à l’approche du British Open. Mais l’Albatros a su identifier les meilleurs, pour preuve le leaderboard d’une densité hallucinante : outre les joueurs précédemment cités, on retrouvait Justin Rose (9e), Michael Campbell et Nicolas Colsaerts (11e), Matteo Manassero et Graeme McDowell (17e). Paroles de Marcel Siem « Gagner ici, ça signifie tellement pour moi… C’est un parcours tellement compliqué, cela me rend fier de moi et de la façon dont j’ai réussi à gérer Rétro 2012 alstom open de france Siem, carte maîtresse Voilà une édition de l’Open de France qui risque de marquer au fer forgé les mémoires des spectateurs présents à Guyancourt, tant elle fut haletante. Car on y a entrevu des tas de vainqueurs possibles le dimanche, et la simple lecture de leur CV était un régal pour les yeux. Ian Poulter d’abord, en tête à neuf trous de la fin sur un parcours qu’il a toujours adoré, mais finalement écarté par deux bogeys sur les deux derniers trous pour finir 4e. Raphaël Jacquelin, également, tout près de succéder au palmarès à Thomas Levet après ses trois birdies consécutifs du 5 au 7, mais finalement 3e. Stuart Franklin Getty/AFP pour finir à -8 (il se tourne vers Jean Van de Velde, le directeur du tournoi). Je crois que c’est sa faute si c’est aussi dur tout à coup. Mais c’est un bon point que cela vienne d’un ex-joueur… » « La presse allemande était contre moi et disait tout le temps que je n’étais pas capable de gagner. Que j’étais trop nerveux, que je n’étais même pas capable de faire un top 3 ou un top 5. Mais je ne suis pas comme cela. Je n’ai pas peur de faire les choses. Je pense juste que par le passé, j’ai fait des choses stupides et que je ne me concentrais pas assez. » « J’ai gâché pas mal de tournois à cause de mes émotions, j’étais beaucoup trop négatif. Mais c’est simplement parce que je voulais trop gagner. C’est un truc qui m’a rendu complètement fou. Maintenant que j’ai cette grande victoire, je crois que je vais pouvoir être un peu plus relax. » Le classement 1. Marcel SIEM (ALL) 68 68 73 67 (-8) 2. Francesco MOLINARI (ITA) 711 68 74 64 (-7) 3. Raphaël JACQUELIN (FRA) 68 71 70 69 (-6) 4. Ian POULTER (ANG) 72 69 69 69 (-5) David HOWELL (ANG) 70 70 67 72 (-5) David LYNN (ANG) 67 72 72 68 (-5)
Jeff Pachoud Getty/AFP Textes de silvère beau Evian Masters Inbee Park en mode majeur Pour son 18e anniversaire, l’Evian Masters est revenu à une revenante, la Sud-Coréenne Inbee Park, sans victoire depuis 2008. L’an prochain, le tournoi devient Majeur et change de dimension. L’Evian Masters est mort, vive la reine ! Elle se nomme cette année Inbee Park et restera comme la dernière lauréate du prestigieux tournoi haut-savoyard avant qu’il ne devienne Majeur en 2013. Déplacé à l’automne, il changera aussi de nom pour devenir The Evian Championship et continuer d’accueillir l’élite mondiale du golf féminin sur sa rive française. C’était encore le cas au cœur de l’été pour quatre jours d’un spectacle à faire rosir de bonheur une foule record. Les paysages enchanteurs, les sourires charmeurs de Michelle Wie ou Cheyenne Woods – la nièce – ou la visite annuelle de Zinédine Zidane ont été autant d’arguments pour attirer le chaland. La performance de l’Américaine Stacey Lewis en fut une autre au premier jour de l’épreuve. À l’ombre des Alpes, elle atteint le sommet grâce à un 63 initial, record du parcours égalé. Elle y restera jusqu’à l’accélération fatale d’Inbee Park. Le dimanche, la Sud-Coréenne assomme ses rivales à grand renfort de birdies, huit au total (pour deux bogeys), dont trois consécutifs sur les derniers trous. Le putter en flammes, elle a éteint le feu de ses concurrentes pour remporter son premier succès depuis 2008. Elle rend une carte totale à 17 coups sous le par, deux d’avance sur un illustre duo composé de Stacey Lewis et de l’Australienne Karrie Webb, vainqueur ici en 2006. Karine Icher, l’une des trois Françaises à avoir passé le cut, s’incruste aux portes du top 10 (9e). Il y a quatre ans, venant de nulle part, Inbee Park avait surpris son monde en remportant l’US Open. Après 83 vaines tentatives, elle retrouve donc l’ivresse des cimes à évian en succédant à Ai Miyazato (21e). Son succès en Haute-Savoie aura réveillé ses ambitions puisqu’elle remporte au final la money list 2012, grâce notamment à une seconde victoire, en Malaisie. Mais son meilleur souvenir restera cette semaine en Haute-Savoie. Le Masters était déjà un rêve pour toutes les joueuses du circuit féminin. En devenant du 12 au 15 septembre prochain le premier Majeur de l’histoire du golf à se disputer dans un pays non anglo-saxon, The Evian Championship sera désormais un Graal. Le classement 1. Inbee Park (CDS) 71 64 70 66 (-17) 2. Karrie Webb (AUS) 70 69 67 67 (-15) Stacey Lewis (EU) 63 69 73 68 (-15) 4. Natalie Gulbis (EU) 69 69 68 68 (-14) Shanshan Feng (CHN) 68 72 68 66 (-14) lacoste ladies Open de france Keating enchante Chantaco Pour son 25e anniversaire, l’Open de France féminin s’est installé aux portes de Saint-Jean-de-Luz. Au Pays basque, l’Australienne Stacy Keating a gagné, la Française Anne-Lise Caudal a brillé et Lorena Ochoa s’est montrée. Le premier héros de l’Open de France dames fut un homme. José Maria Olazabal, un pur Basque, avait choisi Chantaco pour revenir sur terre après le triomphe de ses troupes en Ryder Cup huit jours plus tôt, à Medinah. Le capitaine européen a permis de mettre encore plus en lumière l’épreuve de Saint-Jean-Luz, qui en avait à peine besoin. La présence de l’ancienne numéro 1 mondiale, Lorena Ochoa, absente des parcours depuis trois ans, avait déjà offert une affiche de prestige au tournoi. Sa partie partagée le premier jour avec Anne-Lise Caudal, une autre enfant du pays, avait idéalement propulsé l’élan populaire. Si la Mexicaine ne se mêla pas à la lutte finale (honorable 22e, à -1), la Française n’en fut jamais loin, seulement pénalisée par un premier tour hésitant dans le par avant de se déchaîner pour glaner un joli top 5 le dimanche. La future lauréate, la pétillante Australienne de 26 ans Stacey Keating, a elle entamé à une allure supersonique sa semaine avec un 62. Loin du monde dans la ferme de ses parents dans l’État de Victoria, elle y a fait construire six trous et un practice où elle a modelé un swing percutant depuis ses douze printemps. Après deux ans d’apprentissage sur le Tour, elle explose aujourd’hui aux yeux du monde : deux semaines avant sa semaine basque, Keating avait décroché sa première victoire pro lors de l’Open d’Espagne à Ténérife. Un bien meilleur souvenir que sa disqualification au British Open cet été pour une carte mal remplie. Drapée d’un vert flashy le dimanche, on n’a presque vu qu’elle lors du tour final, après deux journées moyennes. Elle l’a engagé avec trois coups de retard sur l’Italienne Diana Luna. Vite comblés grâce à quatre birdies consécutifs du 2 au 5. Mais Luna ne décrocha pas tout de suite. Et c’est bien au 72e trou que le tournoi s’est offert à Keating. Trois birdies du 14 au 17 l’avaient de nouveau placée au sommet du leaderboard, un coup d’avance sur l’Italienne. Un bunker de fairway, un putt en descente qui s’échappe pour un bogey final. La triste histoire se répète pour Luna la maudite, déjà victime de Trish Johnson puis Felicity Johnson en play-offs lors des deux dernières éditions. Le public connaisseur a offert une ovation méritée à Stacey Keating lorsque José Maria Olazabal lui a remis le trophée. Il a aussi acclamé Lorena Ochoa, Anne-Lise Caudal ou ses compatriotes Julie Greciet, Jade Schaeffer ou Valentine Derrey, toutes dans le top 20. Le plateau, le spectacle, même les cieux, cléments comme jamais… L’épreuve ne pouvait souffler plus en beauté ses vingt-cinq bougies. Le classement 1. Stacy Keating (AUS) 62 71 69 64 (-14) 2. Diana Luna (ITA) 67 64 68 68 (-13) Hannah Jun (USA) 68 68 67 66 (-11) Azahara Muñoz (ESP) 66 71 66 66 (-11) 5. Trish Johnson (ANG) 69 69 69 63 (-10) Anne-Lise Caudal (FRA) 70 65 67 68 (-10) Carlota Ciganda (ESP) 68 67 67 68 (-10) 10. Julie Greciet (FRA) 73 68 66 67 (-6) 11. Jade Schaeffer (FRA) 68 74 71 62 (-5) 19. Sophie Giquel-Bettan (FRA) 66 71 72 69 (-2) Valentine Derrey (FRA) 70 66 72 70 (-2) 41



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 1Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 2-3Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 4-5Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 6-7Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 8-9Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 10-11Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 12-13Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 14-15Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 16-17Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 18-19Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 20-21Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 22-23Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 24-25Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 26-27Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 28-29Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 30-31Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 32-33Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 34-35Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 36-37Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 38-39Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 40-41Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 42-43Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 44-45Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 46-47Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 48-49Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 50-51Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 52-53Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 54-55Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 56-57Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 58-59Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 60-61Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 62-63Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 64-65Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 66-67Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 68-69Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 70-71Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 72-73Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 74-75Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 76-77Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 78-79Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 80-81Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 82-83Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 84-85Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 86-87Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 88-89Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 90-91Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 92