Journal du Golf n°83 déc 12/jan-fév 2013
Journal du Golf n°83 déc 12/jan-fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°83 de déc 12/jan-fév 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Journal du Golf SAS

  • Format : (260 x 360) mm

  • Nombre de pages : 92

  • Taille du fichier PDF : 60,3 Mo

  • Dans ce numéro : double Mac... Graeme McDowell et Rory McIlroy.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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26 Après la victoire, vous lâchez toute cette accumulation : la pression, le soutien tout autour de vous... C’est dur de décrire ces sentiments. C’était si fort ! Interview ans, j’étais commentateur TV. Et c’était plus simple à gérer pour les capitaines, du fait des interruptions de jeu, qui obligèrent à faire jouer tout le monde, en même temps, pendant les double. Vous vous souvenez de l’édition 1999, où trois joueurs européens, dont Jean Van de Velde, n’ont joué qu’un seul simple ? P.L. : Notre capitaine (Mark James) a décidé de laisser sur le terrain les joueurs qui gagnaient. Et ça marchait très bien, car après deux jours, nous menions 10 à 6 ! Il n’y a pas eu d’erreur de stratégie, selon moi. Simplement, les Américains ont bien mieux joué que nous dimanche. Revenons à Medinah. Parlez-nous de votre association avec Nicolas Colsaerts, lors du quatre-balles du samedi. Une paire étonnante, non ? P.L. : En fait, on s’entend très bien. Notre classement mondial étant proche, nous avons beaucoup joué ensemble ces derniers temps. Vu mon âge, Il m’appelle « Pops » (le daron, papa en argot,ndlr), et je l’appelle « Dude », car il est vraiment cool et marrant. Quel a été le discours de José Maria Olazabal, dans le vestiaire, samedi soir ? P.L. : Il a été très positif et nous sentait vraiment capables de gagner. Et nous l’avons cru ! Quand un type pareil, avec sa carrière, son vécu, vous regarde dans les yeux et vous explique que vous allez tout renverser, je peux vous assurer que vous êtes facilement convaincu. On n’avait qu’une hâte : se retrouver dimanche sur le parcours et tout donner pour les copains. Voir Olazabal pleurer de joie, dimanche soir dans les vestiaires... P.L. : (Il coupe). Tout le monde pleurait ! Nous étions si émus. On buvait pas mal de champagne, sans trop manger, alors les émotions vous montent vite à la tête. En Ryder Cup, on joue gratuitement et on donne tout ce qu’on a. Alors quand tout s’arrête, c’est dur de se contenir. Après la victoire, vous lâchez toute cette accumulation : la pression, le soutien tout autour de vous... C’est dur de décrire ces sentiments. C’était si fort ! D’ailleurs, quelle est l’ambiance générale, dans un vestiaire de Ryder Cup ? P.L. : Très agréable. Contrairement à 1999, il y avait souvent de la musique. Ça donnait une atmosphère très entraînante, bien plus qu’à Brookline. Pas grand monde n’y était toléré et c’est très bien ainsi, car c’était notre espace. Ian Poulter s’occupait des choix musicaux et tout ce que je peux dire, c’est que c’était aussi bruyant que rythmé ! Vous avez un très bon bilan pour vos deux Ryder jouées, avec notamment deux raclées infligées en simple à Jeff Maggert en 1999, puis Brandt Snedeker à Medinah. Donnez-nous une petite leçon de match play… P.L. : Sur ces deux simples, j’ai très bien joué, dès le début des matches. C’est très important de mettre la pression d’entrée sur l’adversaire. Contre Snedeker, j’ai rentré un chip au 4e trou, puis fait un eagle deux trous plus tard. Être « up » très tôt m’a aidé à taper des bons coups. En jouant -6 sur 15 trous, je ne lui ai pas vraiment laissé de chance. Enrayer la confiance d’un joueur euphorique est quelque chose de très compliqué, à notre niveau. Il n’y a plus alors qu’à enquiller quelques putts pour conclure l’affaire. Pour finir sur la Ryder Cup, êtes-vous candidat au capitanat ou au rôle de joueur, pour l’édition 2014, qui se jouera chez vous à Gleneagles ? P.L. : Je n’ai pas l’âme d’un capitaine. Je ne me mets pas en avant, plutôt du genre à observer que de donner mon opinion. Des types comme Ian Poulter sont quant à eux de vrais leaders, je leur laisse cette tâche ! Je veux vraiment me qualifier pour 2014, comme joueur. Mais, si je n’y parviens pas et que l’on me contacte pour être assistant, pourquoi pas. Passons au British Open. Vous vivez une sorte d’histoire d’amour avec ce tournoi, qui a débuté en 1993 ? P.L. : C’est ça. J’ai terminé 6e, à St George’s. Et ce après avoir été en course pour la gagne tout le dimanche, à un coup de la tête même, au 17. Mais Greg Norman, qui jouait derrière moi, a fait ce qu’il fallait pour l’emporter. L’Open est mon tournoi favori. Les links, c’est le type de jeux que j’aime. Faire rouler, rebondir la balle, c’est mon truc ! Taper des longs coups très haut, je ne sais pas trop faire…
Jean aurait dû gagner. Et c’est son triple bogey au dernier trou qui a marqué cet Open, pas ma victoire Vous appréciez particulièrement Carnoustie, théâtre de l’Open 1999 ? Vous sentiez quelque chose de particulier, en y arrivant ? P.L. : J’adore ce parcours, je le connais par cœur. Je l’ai toujours su : même si j’adore Saint Andrews, c’est là que mes chances de gagner l’Open sont les plus fortes. Même si pour gagner un tournoi, il faut toujours une grosse part de chance, et bien sûr jouer très bien. Avant le dernier tour du British Open 1999, vous aviez dix coups de retard sur le leader, Jean Van de Velde. Quel était le plan, pour accomplir cet exploit unique ? P.L. : Sur un parcours aussi dur que Carnoustie, tout peut arriver. Je savais que je pouvais scorer un 67, alors que la plupart allaient poster des 74, voire plus. Mais pour faire ce 67, j’ai dû signer la meilleure partie de ma vie ! Quant à Jean, mener un tournoi le samedi, puis finalement gagner le dimanche, c’est déjà très, très dur. Même si vous avez cinq coups d’avance. Et encore plus durant un Majeur, sur un monstre comme Carnoustie, préparé pour être le plus dur possible. Il a été aussi malchanceux, et moi plein de réussite. C’est ainsi. Étiez-vous surpris de voir Jean en tête, samedi soir ? P.L. : Jean est un excellent joueur, nous le savions tous depuis un bon bout de temps. Et mener de la sorte le British Open, à Carnoustie qui plus est, c’était une preuve irréfutable de sa valeur. Comment êtes-vous resté dans le tournoi, avec tout ce temps entre votre fin de partie et le play-off ? Certains joueurs dégoupillent complètement dans cette situation… P.L. : J’étais bien. J’ai répondu aux interviews, tout en sachant qu’il resterait peutêtre un peu de travail… Adam (Hunter) a fait un travail formidable, en me gardant concentré sur le tournoi. On a fait une bonne petite séance de practice pour rester chauds. Nous sommes arrivés au play-off, bien concentrés et prêts à jouer. Vous souvenez-vous de l’attitude de Jean Van de Velde, juste avant le début du play-off ? P.L. : Il plaisantait pas mal, avec les policiers présents près du tee. Peut-être était-ce un moyen de cacher sa nervosité, je ne sais pas. Tout le monde était stressé, de toute façon. Surtout dans une situation si difficile… journaldugolf.fr décembre 2012 Avez-vous reçu tout le crédit de cette victoire ? P.L. : Non (il baisse la tête). On ne peut pas obliger les gens à vous aduler... Tout le monde a vu la scène de Jean sur le dernier trou. Il aurait dû gagner. Et c’est son triple bogey au dernier trou qui a marqué cet Open, pas ma victoire. Cela été un problème pour la suite de ma carrière, mais bon… J’ai fini par passer à autre chose. Quel est votre relation avec Jean ? Lui vous compare « à une bonne bouteille de vin », comme quoi vous avez bien évolué avec l’âge. P.L. : Après le play-off de l’Open, nous n’avons pas trop parlé. Vu la situation, que pouvais-je lui dire ? Il sortait juste d’un désastre, et moi d’une victoire. Puis, avec le temps, nous avons appris à nous apprécier. C’est un grand joueur, qui a su parfaitement digérer l’épisode de Carnoustie. Tout récemment, il est venu à un dîner, organisé pour mon association caritative. Nous avons pu discuter. Pas forcément de Carnoustie, car qu’aurions-nous pu nous dire à ce sujet ? C’est vraiment un type bien. L’œil de Thomas Levet « Paul, on a l’impression qu’il ne touche pas la balle et, pourtant, elle part à des kilomètres. Son putting lui pose parfois problème, mais dès qu’il prend confiance, il devient très dur à battre. Lawrie a gagné beaucoup de tournois dans des conditions très compliquées. Il est vraiment à l’aise dans le vent, notamment. Normal, quand on vient d’Aberdeen. Il n’a pas eu assez de reconnaissance suite au British Open 1999, mais il n’y a qu’un seul nom sur la Claret Jug : le sien. Un exploit que Colin Montgomerie, toujours cité en référence en Écosse, n’a jamais accompli. Sur le circuit, c’est un gars très combatif, qui est toujours resté un peu dans sa bulle, à travailler son swing. Hors parcours, il est très agréable, avec son humour sec, typiquement britannique. " Chippy " reste discret à ce sujet, mais il se consacre beaucoup à sa fondation (www.paullawriefoundation.co.uk/,ndlr) qui œuvre beaucoup pour le développement du golf en Écosse. »



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