Journal du Golf n°83 déc 12/jan-fév 2013
Journal du Golf n°83 déc 12/jan-fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°83 de déc 12/jan-fév 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Journal du Golf SAS

  • Format : (260 x 360) mm

  • Nombre de pages : 92

  • Taille du fichier PDF : 60,3 Mo

  • Dans ce numéro : double Mac... Graeme McDowell et Rory McIlroy.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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24 Interview Paul Lawrie, « homme miracle » Propos recueillis par Benjamin Cadiou Envoyé spécial à Shanghai - Photos AFP Paul Lawrie veut bien qu’on l’appelle « Miracle Man ». Un vrai faiseur de miracle, ce type simple et spontané venu d’Aberdeen. L’Écossais a joué deux Ryder Cup, à treize années d’écart. Ce qui en soi est déjà un exploit. Deux éditions, 1999 et 2012, marquées par les retours incroyables des USA à Brookline, puis de l’Europe à Medinah le mois dernier. Chippy en était, apportant notamment un point crucial, lors de son simple contre Brandt Snedeker. Mais son nom sonnera à jamais comme une marche funèbre pour le golf français. Une sorte de Harald Schumacher, version Séville 1982, adapté aux fairways. Et s’il n’a pas percuté volontairement Jean Van de Velde à Carnoustie, Lawrie l’a bien privé de la Claret Jug. Lors d’un play-off arraché après avoir remonté dix coups de retard (un record), au dernier tour du British Open 1999. Nous avons rencontré le 27e mondial lors du BMW Masters de Shanghai, quelques heures après Graeme McDowell. Plus caustique et moins dandy que son coéquipier de Ryder Cup, Lawrie est tranquillement vautré dans le canapé du Lake Malaren GC. Il n’a d’ailleurs pas de ligne de vêtements à son nom, contrairement à G-Mac, toujours dans la beau-gosse attitude. Rencontre avec l’homme des Highlands qui, dans son coin, en a vécu plus que pas mal de ses collègues. Journal du Golf : Sur le Tour, on vous surnomme « Chippy ». Cela vient d’où ? Paul Lawrie : Deux raisons. Premièrement, j’ai un excellent petit jeu, en particulier mon chipping. Deuxièmement, je mange des frites (chips, en anglais), avec n’importe quoi. Même avec de la soupe, les « French fries », c’est drôlement bon ! Ce surnom m’a été trouvé par un ami, quand j’étais assistant pro, au Banchory GC. Ma frappe de balle n’était vraiment pas très bonne, je ne touchais pas plus de quatre greens en régulation par partie. Et j’arrivais toujours à jouer dans le par, voire en dessous. Il me disait toujours, un poil furieux : « Tu ne sais que chipper… » Vous venez d’Aberdeen, dans le nord de l’Écosse. Quel type d’hommes rencontre-t-on là-haut ? P.L. : Des super gars ! On n’est pas si bourrus qu’il n’y paraît. Aberdeen est une ville géniale, tout en pierre de granit. On a plein de ponts et une jolie cathédrale. J’ai grandi dans le quartier de Chimney et j’ai quitté l’école sans le moindre diplôme. Pour être honnête, je ne suis pas une lumière, mais j’ai beaucoup de sens pratique. Mes parents m’ont donné une bonne éducation, ce sont des gens bien qui nous ont bien élevés, mon frère et moi. Avant de parler du British Open et de la Ryder Cup, expliqueznous pourquoi vous n’avez pas si bien joué, entre 2003 et 2009. P.L. : Le golf est un jeu très dur, où il est simple d’être en difficulté. Mon grand jeu, en particulier mon driving, me posait beaucoup de problèmes. Et face à tous ces bons joueurs, on se retrouve vite dominé. Mais durant cette période, je n’ai jamais perdu ma carte du Tour européen. Puis, il y a environ deux ans et demi, j’ai décidé de retourner vivre à Aberdeen. Plutôt que d’arrêter ma carrière, je me suis remis au boulot et j’ai commencé la préparation physique. Les résultats ont suivi d’eux-mêmes. Quel a été le point de non-retour ? On vous parle souvent de votre défaite contre votre fils de 14 ans, sur 9 trous… P.L. : Je pense ne jamais avoir vécu de période cauchemardesque. Même en jouant mal, j’ai toujours adoré mon métier et apprécié ma chance d’être payé pour jouer au golf. Quant au match contre mon fils, il méritait sa victoire et j’étais fier de lui. Même si ça fait toujours mal d’être battu par un adolescent… Quand avez-vous réalisé que vous pouviez vous qualifier pour la Ryder Cup ? P.L. : Après ma deuxième place, au dernier Dubai World Championship. Une performance rapidement suivie par deux autres top 10, en Afrique du Sud et à Abu Dhabi, puis ma victoire au Qatar. C’était des tournois très bien dotés, face aux meilleurs joueurs du monde. J’ai donc réalisé que j’avais le niveau pour y parvenir. Vous avez engrangé plus d’un million d’euros en tournois, l’hiver dernier. Sur quoi vous êtes-vous appuyé ? P.L. : Sur tout le travail fourni depuis deux ans. J’étais chaque semaine en position pour gagner, ou dans le top 10 du tournoi. Ça aide pour engranger… En fait, je garde la balle en jeu, mieux et plus souvent que d’habitude. Avant, je tapais quatre ou cinq mauvais, voire très mauvais, coups par tournoi. Ça ne m’arrive plus, car je tape beaucoup plus droit. Voilà pourquoi je suis si régulier. Vous avez perdu votre coach il y a quelque temps, dont vous étiez très proche. Comment avez-vous géré cette situation ? P.L. : Adam Hunter était mon meilleur ami, avant qu’il ne devienne mon coach. Il jouait sur le Tour jusqu’en 1998, et nous passions beaucoup de temps ensemble sur les tournois. Il est l’une des rares personnes à tout savoir de moi. Sa mort a été dure à vivre, surtout pour sa famille. Mais que faire d’autre que d’essayer d’aller de l’avant… Passons à la Ryder Cup. L’édition 2012 : un désastre pour les USA, ou un miracle européen ? P.L. : Un peu des deux. Nous avons joué formidablement bien lors des cinq premiers matches du dimanche. C’est exactement ce que les USA avaient fait en 1999, pour revenir dans la partie. Le scénario de ces deux éditions est assez identique, sauf que l’on a inversé les rôles. Sur les premiers simples, nous avons tous joué autour de -5 sur les quinze premiers trous. C’est ce qu’il fallait pour mettre la pression sur l’adversaire. Dans le cas contraire, nous ne serions jamais revenus. Vous n’avez joué que deux doubles et un simple. Auriez-vous mérité de jouer plus ? P.L. : Nous méritions tous de jouer ! Tous les joueurs européens sont de classe mondiale et méritent de jouer tous les jours, car nous nous sommes qualifiés pour cette Ryder Cup. Notre capitaine, José Maria Olazabal, a vraiment eu un boulot difficile. Au pays de Galles, il y a deux » >
Paul Lawrie en 5 dates journaldugolf.fr décembre 2012 1er janvier 1969 : naissance à Aberdeen (Écosse) 1er avril 1986 : passe pro (classé 4) 3 mars 1996 : 1ère victoire, au Catalan Open. Sept autres suivront 18 juillet 1999 : remporte le British Open 30 septembre 2012 : gagne sa première Ryder Cup 25



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