Journal du Golf n°83 déc 12/jan-fév 2013
Journal du Golf n°83 déc 12/jan-fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°83 de déc 12/jan-fév 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Journal du Golf SAS

  • Format : (260 x 360) mm

  • Nombre de pages : 92

  • Taille du fichier PDF : 60,3 Mo

  • Dans ce numéro : double Mac... Graeme McDowell et Rory McIlroy.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 20 - 21  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
20 21
20 Interview Nous avons couru après Graeme McDowell pendant presque deux ans. Le tarif habituel pour tout joueur gagnant un Majeur, rentrant les putts clés en Ryder Cup et faisant vendre des drivers à travers le monde. Le tout avec une silhouette et une gueule inoubliables d’Irish lover de comptoir. G-Mac, on l’a finalement coincé dans la banlieue grise de Shanghai, lors du BMW Masters joué fin octobre dernier. On devait parler 20 minutes, ça sera finalement à peine 16, près du putting green du Lake Malaren GC. Un quart d’heure dont on ne jettera pas une phrase. Au-delà des putts mythiques enquillés, on voulait surtout cerner d’où vient l’homme et savoir qui il est. L’entrevue sera forcément trop courte. Mais on cerne déjà mieux le Nord- Irlandais, qui, par une détermination unique, tire le maximum d’une gestuelle tirebouchonnée. Censé et efficace dans ses mots, il récite sa vie, entre l’Ulster et l’Alabama. Graeme, c’est quelques grammes de besogne irlandaise, ses 79 autres kilos étant de la confiance absolue à l’américaine. « Big heart (cœur), big brain (cerveau) and big belly (ventre) », c’est d’ailleurs ainsi que Pete Cowen, son coach, nous l’a parfaitement défini, après l’interview. À l’aise en Europe comme sur le PGA Tour, McDowell vaut bien mieux que son actuel 24e rang mondial. Avec ses quatre top 15 sur les Majeurs 2012, le G-Mac est plus que jamais dans la place. Journal du Golf : Graeme, on vous imagine facilement comme le bon pote de bar, jouant au billard, buvant quelques bières en écoutant des vieux tubes de British pop. Graeme McDowell : Oui, ça me va bien ! Vous savez, je suis irlandais, on ne va pas se renier, j’aime profiter des bonnes choses de la vie. « Work hard, play hard », c’est un peu ma devise (bosser dur, et profiter tout autant,ndlr). Il faut savoir relâcher la pression, parfois. Moi, je bois quelques bières fraîches, avec mes proches ou ma famille. Mais aussi parfois, je me laisse tenter par du bon vin rouge, si possible français. Dans quel milieu social avez-vous grandi ? D’où venezvous, en fait ? G-Mac : Je viens d’une petite ville, Portrush, sur la côte nord de l’Irlande. Ma famille est de la classe ouvrière, mes deux parents ont travaillé dur afin de pouvoir m’élever correctement. Comme golfeur, j’ai grandi sur le magnifique parcours de Royal Portrush. Depuis mes 9 ou 10 ans, j’ai pu jouer autant que je l’ai voulu. C’était tellement bien… Je m’entraînais beaucoup, je bossais dur. À l’école, j’étais bon et studieux. Puis intégrer une fac américaine a été un tournant dans ma carrière. Et depuis dix ans, ma vie est idéale : je cours après mes rêves en jouant au golf. Vous avez débuté à Rathmore, un petit parcours juste à côté de Royal Portrush. C’était comment, là-bas ? G-Mac : (Il insiste) C’est à Portrush que j’ai grandi, juste à côté de chez moi. Rathmore est un endroit plus accessible, où les gens normaux vont jouer. Un petit club de membres, où on aime simplement jouer au golf, puis déguster une bière fraîche dans la foulée. Ils m’ont toujours beaucoup supporté et j’y suis toujours traité comme l’enfant de 12 ans qui traînait là-bas. Beaucoup de très bons jeunes y ont débuté, avec pas mal de succès. À chaque fois que j’y retourne, on y passe du bon temps. Comment expliquer que l’Ulster, une toute petite partie du monde, compte autant de si grands golfeurs ? Il y a vous, mais aussi Rory McIlroy, Darren Clarke, Michael Hoey… G-Mac : Les cinq dernières années ont été assez fantastiques pour l’Irlande du Nord, en effet. Comment avons-nous fait, alors que nous ne sommes que 1,5 million d’habitants, pour avoir autant de succès ? Depuis toujours, je pense que notre grande chance vient de nos clubs. Même nos parcours les plus réputés facilitent l’accès aux jeunes. Voilà pourquoi l’Irlande a une bonne relève, parce que ça ne leur coûte pas cher de s’y essayer. Il y a d’excellents programmes d’intégration, d’excellents coaches. Et en ce moment, nous avons plein de golfeurs au top du golf mondial. On peut vraiment en être fier. Vous avez tout fait pour être recruté par une université américaine. Pourquoi vouliez-vous tant aller aux USA ? G-Mac : Au fond de moi, je le savais. C’est là-bas qu’il fallait aller, pour allier études et golf. J’ai toujours eu de bons résultats scolaires, mais il me fallait une structure pour continuer à m’entraîner toujours aussi dur et progresser, tout en me réalisant intellectuellement. Je ne savais pas trop comment intégrer ces facs américaines, mais heureusement, j’ai eu la chance d’être contacté par le coach de l’université d’Alabama, à Birmingham. En visitant les installations et le parcours, sous une météo Sa relation avec Rory McIlroy, son meilleur ami sur le Tour « Avec Rory, nous sommes très proches depuis quelques années. Nous avons joué deux Ryder Cup ensemble, plus le SeveTrophy. Nous partageons les mêmes goûts pour plein de choses, ça colle bien ! Nos emplois du temps diffèrent un peu depuis quelques mois, on se voit donc moins. Nous avons la même compagnie de management (Horizon Sports, en Irlande) et nous allons essayer de remédier à cela. C’est un joueur fantastique, j’adore le regarder jouer et me rendre compte de ce qu’il est devenu. C’est une sorte de locomotive pour moi, mais c’est aussi un type en or. »
idéale, c’est un rêve qui se réalisait. L’emploi du temps était parfait et tout a bien fonctionné. Et par chance, j’ai de suite signé de bons scores. En particulier lors de ma 3e année, en 2002, où j’ai vraiment bien joué. J’étais même classé golfeur universitaire numéro 1 aux États-Unis (6 victoires en 12 tournois, même Tiger Woods n’a pas fait mieux,ndlr). Tout a donc bien fonctionné là-bas. Vous êtes devenu adulte, durant ces trois années en Alabama ? G-Mac : C’est cela. J’ai mûri, aussi bien physiquement que mentalement. Dans mon équipe, seule la victoire nous importait. On détestait la défaite. En Irlande, les gens sont plus humbles et plus introvertis, de mon point de vue. Alors, vivre avec cette mentalité américaine m’a permis de croire en moi. Le contact permanent avec des joueurs américains m’a donné cette confiance en mon jeu, indispensable pour passer au niveau supérieur. On a l’impression que vous avez toujours eu quelque chose à prouver, comme pour passer de Rathmore au Royal Portrush, ou de l’Ulster à l’université d’Alabama ? G-Mac : Oui. J’ai toujours aimé m’améliorer, notamment aux contacts de joueurs qui par leurs conseils me permettaient d’avancer personnellement. Passer au niveau supérieur a toujours été mon leitmotiv. Forcément, nos premiers grands rêves parlent de devenir pros, de jouer des tournois majeurs, la Ryder Cup… Mais j’ai toujours été fort pour établir et accomplir mes objectifs, à court terme. (Il égraine le processus) jouer pour l’équipe d’Irlande, puis intégrer une fac US, y gagner des tournois. Ensuite, passer chez les pros et s’y imposer. Ensuite, on s’aligne en Grand Chelem, puis on s’y impose. Idem pour la Ryder Cup. Je veux toujours réussir ce que je me fixe, et je bosse dur pour réaliser mes prochains buts. Chez les pros, première victoire au bout de quatre tournois joués sur le Tour européen en 2002, puis une deuxième saison plus difficile. Cela n’a pas été trop facile, trop vite ? G-Mac : J’ai gagné très vite, sans aucun doute. Mais étais-je prêt à cela, étais-je prêt à être un joueur dominant ? Non. À mes débuts pros, j’ai dû apprendre à gérer mon emploi du temps, apprendre comment organiser mes voyages. Mais aussi prendre le temps de me sentir à l’aise, vis-à-vis des parcours et des autres pros. Cette victoire au Scandinavian Masters m’a surtout offert du temps, me permettant grâce aux deux années d’exemption de voir ce qui me convenait. Un vrai processus d’apprentissage m’ayant permis de devenir le joueur que je voulais être. Je n’ai pas très bien joué durant cette année 2003, mais j’en ai beaucoup appris. Et en 2004, je finissais 6e de la money list. Tirer les leçons des mes mauvaises saisons est vraiment l’une de mes forces. Rien n’a été si facile, en fait… G-Mac : Ma carrière peut se résumer ainsi : des hauts, puis des bas, puis des hauts (il mime les montagnes russes). Mes périodes difficiles m’ont plus appris que les bonnes. Quand tout va bien, c’est sympa, on profite comme il se doit. Mais quand ça se gâte, il faut en tirer les leçons. Comme on dit : « Seuls les idiots font deux fois les mêmes erreurs. » Vous citez souvent le talent de joueurs, tels Rory McIlroy ou Sergio Garcia, comme supérieur au vôtre. Pourquoi cette modestie ? G-Mac : (Il réfléchit) je suis entouré des meilleurs joueurs du monde, voilà peut-être pourquoi. Je crois en ma propre façon de faire, définitivement. Mais je ne suis pas né avec le talent de ces gars-là, ou de Tiger Woods. Ceux-là sont nés pour être champions. Moi, j’ai dû bosser dur pour y arriver. Cela me rend d’autant plus fier de mes accomplissements. Cette modestie est une part de ma personnalité, elle me vient de l’éducation donnée par ma famille. Je pense que ça fonctionne bien comme cela. Quel a été le déclic dans votre carrière, pour passer de bon joueur du Tour au top 5 mondial ? G-Mac : L’année 2008 a marqué un tournant. J’y ai gagné deux fois, en Corée du Sud et en Écosse, et j’ai intégré l’équipe européenne de Ryder Cup. J’ai alors commencé à croire à la possibilité de devenir l’un des meilleurs joueurs du monde. Ma première cape face aux Américains a certes été une défaite collective (16,5 à 11,5 pour les USA, à Valhalla,ndlr). Mais individuellement, j’ai pris autant de plaisir que d’expérience, en jouant bien au plus haut niveau. Deux ans après, je gagnais mon premier Majeur. Parlez-nous justement de votre formidable année 2010. G-Mac : Une saison vraiment incroyable. Gagner l’US Open, deux semaines après ma victoire au pays de Galles, m’a donné tellement de confiance. Mon putter était brûlant, je drivais bien, je savais donc que je pouvais gagner des tournois. J’ai raflé tout ce qui passait à ma portée, sans compter le putt vainqueur de la Ryder Cup. C’était si excitant, tellement de plaisir pris cette année-là ! La suite a été moins grisante, mais je reviens peu à peu. Et si je pouvais revivre une saison comme celle de 2010, j’aurais été bien servi en termes de bonheur. » > 21 COOLSHOT Avec mode priorité à la cible la plus proche et affichage possible par LED orange. Une précision absolue Faites confiance au Télémètre Laser COOLSHOT pour améliorer votre niveau de jeu et votre handicap. Sa conception ergonomique vous offre une prise en main confortable et un système de mesure instantanée ultra précis. Son système de led orange vous assure une lisibilité des données rapide même en condition de faible luminosité. Since 1917 www.nikon.fr NOUVEAU



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 1Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 2-3Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 4-5Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 6-7Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 8-9Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 10-11Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 12-13Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 14-15Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 16-17Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 18-19Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 20-21Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 22-23Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 24-25Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 26-27Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 28-29Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 30-31Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 32-33Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 34-35Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 36-37Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 38-39Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 40-41Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 42-43Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 44-45Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 46-47Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 48-49Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 50-51Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 52-53Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 54-55Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 56-57Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 58-59Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 60-61Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 62-63Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 64-65Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 66-67Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 68-69Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 70-71Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 72-73Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 74-75Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 76-77Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 78-79Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 80-81Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 82-83Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 84-85Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 86-87Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 88-89Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 90-91Journal du Golf numéro 83 déc 12/jan-fév 2013 Page 92