Journal du Golf n°82 novembre 2012
Journal du Golf n°82 novembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°82 de novembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Journal du Golf SAS

  • Format : (260 x 360) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 27,6 Mo

  • Dans ce numéro : tout sur la Ryder Cup.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 Quelle Ryder Cup ! C’était génial de voir une telle ambiance, une telle émulation et un tel scénario. C’était un bonheur de les voir aussi bien jouer. D’autant plus quand on connaît les mecs qui ont réussi à retourner cette situation. La stratégie d’Olazabal paraissait vacillante pendant les doubles qui n’ont pas été en notre faveur. Mais d’avoir mis les cinq joueurs européens les plus en forme en tête, d’aller gagner les points, et du coup de galvaniser ceux qui étaient moins en forme comme Martin Kaymer… c’est un bonheur de voir que ça a marché. Colsaerts incroyable Ah Nicolas Colsaerts ! Il a ramené un point plus que primordial pour aller chercher cette victoire. Si l’Europe prend 4-0 le vendredi après-midi, je suis sûr qu’ils ne seraient pas revenus. Mathématiquement, c’était dur, mais surtout mentalement ça aurait été un gros coup de massue. La Ryder Cup aurait été quasiment tuée le vendredi. Nico a gagné grâce à son génie et sa relative naïveté, ce côté presque insolent d’aller coller 8 birdies et un eagle à Tiger Woods et Stricker… C’était juste extraordinaire de le voir évoluer à un tel niveau, et réciter une partition aussi parfaite vendredi après-midi pour sauver l’Europe. Évidemment on doit beaucoup aussi à Martin Kaymer pour ce putt historique qu’il a rentré dimanche mais, pour moi, Nicolas a joué un rôle plus que primordial et a empêché l’Europe de sombrer. Ça m’a étonné de voir autant de ses putts rentrer. On le sait capable de très bien jouer. On l’a toujours plus ou moins su, même quand il était dans les profondeurs du classement de l’Alps Tour. On ne doutait pas de sa manière de jouer au golf. Comme il a joué vendredi, ce n’était pas si étonnant. Mais la manière de putter et de tenir la baraque, ça c’était vraiment impressionnant. Et que dire de Ian Poulter ? C’est incroyable. Son comportement galvanise les autres. Il arrive à retourner les foules et à créer une ambiance même en territoire hostile. Lui seul, samedi après-midi, avec un enchaînement de birdies incroyables, permet à l’Europe de garder la tête hors de l’eau. C’est LE joueur des deux dernières Ryder Cup, voire de la décennie. Les retrouvailles au Dunhill Chronique La chronique de Greg Havret Propos de Grégory Havret - Photo Pierre-Emmanuel Rastoin journaldugolf.fr Retrouvez les leçons de Grégory Havret dans la rubrique Enseignement Je suis allé féliciter les quelques protagonistes que j’ai croisés à l’Alfred Dunhill Links Championship. Ils n’ont pas décroché une seule seconde de tous les gens qui sont venus leur dire bravo. Le public écossais les acclamait. On a vraiment perçu la portée incroyable de la Ryder Cup. De la part des autres joueurs, il y avait aussi ce regard de respect, de remerciement, que je suis impatient de poser sur Nico. Parce que c’est aussi positif pour le Tour européen de voir que l’Europe domine autant, galvanise autant. J’espère que ça va aider notre Tour à supporter cette crise que l’on commence à vraiment ressentir et qui nous fait un petit peu peur. Quand on voit que sportivement l’Europe est capable de lever la tête et d’être aussi fière que ça, c’est très positif pour nous tous. On se dit en quelque sorte : « Merci, c’est top que vous soyez là. » Ça m’a donné une envie folle, débordante, de la jouer, comme à chaque fois. La Ryder est quelque chose de vraiment à part. Même si j’ai envie de réaliser des objectifs personnels et assez égoïstes de Majeurs, j’ai aussi envie de vivre cette Ryder Cup. Ça découlera de performances et d’objectifs réalisés bien sûr. Mais je ne veux pas attendre 2018 au Golf National, j’ai envie de jouer la prochaine à Gleneagles. Ma fin de saison Je suis déçu d’avoir loupé le coche sur mes deux derniers tournois. Le Dunhill Links est l’un des plus gros de l’année, et le Portugal Masters est aussi très bien doté. Il me restait quatre tournois très importants dans cette fin de saison. Les deux premiers sont clairement loupés. Malheureusement, ça arrive alors que mon jeu de golf était malgré tout plutôt bon. Mais les jours où j’ai mal joué, je me suis vraiment loupé sur les greens. À Carnoustie (Dunhill), je fais -5 avec 28 putts ; les deux jours suivants, j’en ai fait 34. Au Portugal, j’ai fait 34 putts (+5) le premier tour et le lendemain 28 (-3), donc ça s’est clairement passé à ce niveau-là. Ce ne sont pas de grosses déconvenues en termes de jeu, mais tout doit être parfait dans ce genre de tournoi pour espérer faire de bons résultats. Et quand c’est moins bien, on fait juste le cut ou on le loupe tout juste, ce qui a été mon cas. Ce qui est paradoxal et dur à encaisser dans une vie de golfeur, c’est que tout peut très bien se passer un jour, comme ce fut le cas à Carnoustie, et aller très mal le lendemain. Même si je me sens très bien avec le petit putter, et même si c’est l’avenir, puisque les belly putters devraient disparaître, je suis très partagé entre l’envie de progresser sur le long terme et l’envie de performer sur le court terme. Parce que je suis obligé de tout donner dans chaque tournoi et de gratter le moindre point possible. C’est un dilemme de putteur qu’il va falloir régler. Crise du Tour européen Le Tour européen a élargi la liste des tournois comptant pour son adhésion à la Ryder Cup, à la Presidents Cup et au SeveTrophy. Je pense que c’est une bonne chose. Surtout pour le SeveTrophy qui a du mal à s’imposer, et à devenir ce dont rêvait Ballesteros. À savoir une petite Ryder Cup. Beaucoup de joueurs qui jouent le jeu, mais malheureusement pas tous. Ils ont leurs raisons mais c’est dommage qu’un tel événement ne prenne pas plus d’ampleur, et ce genre de décision va probablement aider. En ce moment en plus, on parle de beaucoup de points délicats. Les joueurs venant du Challenge Tour et des cartes européennes ne jouent clairement pas assez de tournois. Ma génération a eu la chance, il y a dix ou quinze ans, de jouer quasiment tous les tournois du Tour europeen (environ 90%). Eux en jouent probablement 60%, donc c’est d’autant plus dur de garder la carte. Il me semble que seulement trois joueurs issus des cartes européennes garderont leur carte cette année. Dont deux ont gagné, Branden Grace qui écrase tout sur son passage, et Darren Fichardt (victorieux à Saint- Omer). C’est du jamais vu. Normalement il y en a au moins le double tous les ans. C’est simplement parce qu’ils ne jouent pas assez de tournois. Et puis il y a aussi cette question de calendrier qui va se poser car les contrats des promoteurs et des sponsors arrivent petit à petit à terme. Que va-t-il se passer à l’avenir pour le Tour européen ? Va-t-il décliner ? Des résultats comme la Ryder ou des promoteurs solides peuventils faire tenir le Tour ? C’est une période de questionnement, pas facile à vivre et à gérer pour les dirigeants et pour les joueurs du Tour. Mais on a besoin de bonnes et de fermes décisions pour passer cette période. Celle-ci va dans le bon sens.



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