Journal du Golf n°82 novembre 2012
Journal du Golf n°82 novembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°82 de novembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Journal du Golf SAS

  • Format : (260 x 360) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 27,6 Mo

  • Dans ce numéro : tout sur la Ryder Cup.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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34 Ryder Cup L’Europe a-t-elle gagné ou les États-Unis ont-ils gâché leurs chances ? Le team USA a laissé tomber Davis Love III. En menant 10-6 après deux journées de doubles, avec le soutien du public et une supériorité évidente sur le terrain, les locaux ne devaient pas perdre. Il faut même remonter à la « bataille de Brooklyn », en 1999, pour voir une équipe remonter pareil déficit. À une nuance près : c’étaient les Yankees qui accomplirent la remontée fantastique. Ramener quatre points et demi lors des douze simples du dimanche était donc une mission… simple. Hormis SteveStricker et Tiger Woods, les douze Américains, insolents de forme, étaient même interchangeables dans la liste des un contre un. Sur les sept premiers matches, alignant notamment les bouillants Watson, Simpson et Mickelson, l’affaire aurait pu être pliée pour l’heure du goûter. Et au cas où, le quatuor Dufner-Kuchar-Woods-Stricker aurait dû suffire pour achever les blessés. Seulement, les « aurait pu » et les « aurait dû » ont laissé place au miracle improbable, à force de putts timides, voire vérolés, dans le money time. Hormis Justin Rose et son superbe birdie au 17 pour renverser Lefty, les Européens n’ont eu qu’à se pencher pour gagner. Et ramasser une Cup qui traînait là, oubliée quelque part sur le dernier green de Medinah, par des Américains qui pourront à vie s’en bouffer les grips. B.C. Molinari aurait-il dû donner le putt du 18 à Tiger Woods ? C’est la polémique de cette édition. Mais la réponse est non. Mille fois non. Certes l’Europe avait retenu la coupe en marquant le 14e point grâce à Martin Kaymer. Les Américains reprochent à leurs adversaires de ne pas avoir concédé le putt de Tiger d’1,20 mètre au 18. La rencontre était pliée, la tension était retombée, ça ne servait pas à grand-chose de faire putter l’ancien numéro 1 mondial. Si ce n’est le pousser à la faute. Et Woods a raté bien sûr. Les Ricains ont rappelé le légendaire geste de Nicklaus qui en 1969 avait offert un putt plus court à Jacklin, donnant le match nul au Vieux Continent, 16-16. Le premier de l’histoire en Ryder Cup. Mais à l’époque les États-Unis gagnaient tout le temps et un match nul « faisait bien » au palmarès. Et « l’Ours Blond » concédait un nul à son adversaire dans leur propre match. Alors que Molinari en offrant le putt à Woods lui aurait donné la victoire dans leur opposition. Quand on sait que le Tigre avait puni 4 et 3 l’Italien il y a deux ans au Celtic Manor, on comprend les envies de revanche du Transalpin. Et 14 partout de nos jours, ce n’est pas la même chose du tout qu’une victoire. La Ryder a pris une tout autre dimension : tout le monde le sait de ce coté-ci de l’Atlantique, il n’y a rien de meilleur que de battre les Américains chez eux. Olazabal et ses troupes n’ont jamais pensé donner ce putt à Woods. A.T. journaldugolf.fr retrouvez LES VIDÉOS ET LES NEWS sur l’onglet RYDER CUP Olazabal s’est-il planté dans les doubles ? Vu le bilan de samedi soir et la force historique de l’Europe dans ces disciplines, oui. Quelques associations discutables, que l’on va justement discuter ici. Pourquoi avoir douché l’enthousiasme de Justin Rose ? L’Anglais semblait si à l’aise, si joyeux avec Ian Poulter en foursome, formant la seule paire capable de bousculer l’adversaire. Pour les quatre-balles de vendredi après-midi, Olazabal collera Justin avec un Martin Kaymer, à deux doigts de se pendre à un chêne de Medinah. Défaite logique contre D. Johnson-Kuchar. Puis rebelote le vendredi, Rose se cognant cette fois-ci à Francesco Molinari, sorti du banc. Redéfaite, 5-4 contre Watson-Simpson. Toujours simple de critiquer après-coup, c’est vrai. On aurait crié au génie si l’opération « sauvons les joueurs du banc avec un gars chaud-patate » avait fonctionné. Mais comme ce ne fut pas le cas… Sinon, que faisait donc Paul Lawrie en quatre-balles (deux défaites, avec Hanson, puis Colsaerts) ? L’Écossais n’est ni long, ni une machine à birdies. Teigneux comme une bactérie, bon putteur et précis comme un géomètre, le grigou des Highlands aurait pu mieux s’exprimer en foursomes. Pour ce faire, Txema aurait dû mettre sur la touche un de ses barons. Pourquoi pas Lee Westwood, tiens. Transparent en quatre balles avec Nicolas Colsaerts et translucide le lendemain avec Luke Donald, l’ex-numéro 1 mondial a passé ses deux premiers jours de Ryder à regarder le bout de ses pompes. Mais bon. Quand une équipe voit ses leaders à court de forme, avec des joueurs d’appoint pas flamboyants (Hanson, Kaymer), c’est alors un miracle qu’il vous faut, plus qu’un capitaine inspiré ! B.C.
Ryder Cup José Maria Olazabal « je n’oublierai jamais » Propos recueillis par Frédéric Pelatan - Photos AFP Quelques jours après l’exploit de Medinah, José Maria Olazabal était de retour sur ses terres au Pays basque pour remettre le trophée du Lacoste Ladies Open de France à Chantaco. Journal du Golf y a rencontré le capitaine victorieux. Journal du Golf : Est-ce que vous avez atterri après cette Ryder Cup ? José Maria Olazabal : Ça a été une semaine très, très dure. On a gagné d’une manière incroyable après les premières journées où rien ne marchait pour nous. Et à la fin quand tout était presque perdu, on a réussi à gagner. C’était fantastique. Y a-t-il certains moments qui vous restent en mémoire ? J.M. O. : Évidemment, le dimanche il y a plusieurs moments, mais j’ai beaucoup réfléchi à ce qu’il s’est passé le samedi après-midi. Les deux derniers matches étaient cruciaux pour nous. Ils nous ont donné un petit peu d’espoir pour dimanche. Je n’ai pas pu suivre tous les matches du dimanche, juste quelques morceaux de chaque partie. Quand j’ai vu que nous avions gagné les cinq premières parties, j’ai parlé à Sergio au 14 et je lui ai juste dit : « Fais tout ce que tu peux. Si tu peux n’avoir ne serait-ce qu’un demi-point, ça pourrait être crucial à la fin de la journée. » Émotionnellement, ça a dû être quelque chose d’incroyable… J.M. O. : C’est une expérience que je n’oublierai jamais. Ça a été une semaine très difficile, mais à la fin j’ai des moments très spéciaux avec Poulter, avec Luke (Donald), avec Sergio (Garcia), presque avec tous les joueurs. C’est ça qui est beau à la Ryder. C’est un tournoi unique et c’est très spécial pour moi. Que s’est-il passé entre samedi et dimanche matin ? J.M. O. : Le tournant a surtout été le match de Poulter le samedi soir (l’ultime quatre balles aux côtés de McIlroy,ndlr). Je crois que ça a changé la mentalité du reste des joueurs. On a commencé à croire qu’on pouvait gagner et je pense que ça a été la clé pour la victoire. Ce match particulièrement. À quel moment vous avez senti que ça commençait à tourner ? J.M. O. : Quand Sergio a gagné son match. On avait déjà remporté les cinq premiers. Bien sûr celui de Justin Rose contre Phil Mickelson a été très important, mais Sergio était 1 down à deux trous de la fin. On a commencé à regarder le tableau. Il restait trois matches avec Lee (Westwood) 1up et Martin (Kaymer) et Francesco (Molinari) à égalité avec leurs adversaires. On a commencé à croire qu’on pouvait y arriver. Quelques mots au sujet de Ian Poulter. Tout le monde est très impressionné par ses performances… J.M. O. : Moi aussi (rires). Je le connaissais, c’est pourquoi il faisait partie de mes choix. J’avais vu à quoi il ressemblait lors des deux dernières Ryder Cup au Valhalla et au Celtic Manor. Je savais qu’il adorait ce genre de situation, sous pression. Quand on sait qu’on doit rentrer les putts, que nos partenaires comptent sur nous… Il adore ça. Il joue à son meilleur niveau quand la pression est aussi élevée. Que pensez-vous du putt qui n’a pas été donné à Tiger Woods au 18 ? J.M. O. : Je pense qu’on a fait la chose correcte. C’est vrai que Nicklaus avait donné le putt à Jacklin (Ryder Cup 69) mais la situation était différente. Le match était déjà fini, les États-Unis avaient déjà gagné (en fait les États-Unis étaient sûrs de conserver la coupe mais pas de gagner,ndlr, voir p.32). Là on était à égalité, Francesco était 1 down, Tiger avait un putt d’1,50 mètre, il fallait le jouer. On a beaucoup parlé de l’esprit de Seve… J.M. O. : Il était avec nous tout le temps. Dimanche on avait le nom de Seveavec nous sur nos vêtements. Il y a deux ou trois joueurs qui l’ont regardé quand leur match ne tournait pas bien. Ils m’ont dit que ça avait été fantastique de voir le nom de Seveet que cela les avait beaucoup aidés. Je pense que de là-haut, Sevenous a aidés. Avec les putts et les chips qu’on a rentrés, ce n’était pas normal.



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