Journal du Golf n°82 novembre 2012
Journal du Golf n°82 novembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°82 de novembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Journal du Golf SAS

  • Format : (260 x 360) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 27,6 Mo

  • Dans ce numéro : tout sur la Ryder Cup.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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32 Ryder Cup LA RYDER EN QUESTIONS Textes de MARTIN COULOMB, ARNAUD TILLOUS ET BENJAMIN CADIOU - Photos AFP Tiger Woods a-t-il encore sa place en Ryder ? « Mister irrelevant. » Voilà comment Tiger Woods était qualifié par USA Today au lendemain de la Berezina de Medinah. Le deuxième plus gros quotidien américain transformait en un seul titre sur trois colonnes l’exhéros de l’Oncle Sam en « Mr. inutile ». Pertinent ou exagéré, ce titre mettait tout de même en lumière la véritable tension qui existe entre Woods et la Ryder Cup. Depuis ses débuts dans la compétition bisannuelle en 1997, le Tigre n’a que très rarement été à la hauteur de l’événement. Ses statistiques sont médiocres : 33 matches, 13 victoires, 17 défaites et 3 nuls… Mais au-delà des résultats, c’est l’attitude de Woods qui choque dans ce match par équipes. Souvent un peu à part, jamais meneur, rarement équipier modèle encourageant son équipe par ses coups ou ses paroles, le Tigre est clairement un joueur égoïste. Bien sûr, Woods s’excuse de son maigre ratio de points cette année, bien sûr ses équipiers de double ne lui ont pas rendu la tâche facile et Woods endosse même la responsabilité des défaites américaines passées. Mais c’est davantage d’envie sincère, de folie golfique et de points gagnants dont Woods a besoin s’il veut trouver enfin sa place en Ryder Cup. M.C. Jim Furyk est-il fini ? Avec son visage taillé à la serpe et son swing un peu fou mais tellement efficace, Jim Furyk était perçu comme un épouvantail, surtout en match-play. On le croyait imperméable à toute forme de pression et pourtant… Cette année aura été révélatrice d’une faille béante chez l’Américain. En lice pour un deuxième titre à l’US Open, on l’a vu imploser à San Francisco en juin dernier. Scénario identique au WGC à Firestone empoché par Keegan Bradley en août. Et le cauchemar s’est achevé sur les deux derniers trous du simple que Furyk jouait contre Sergio Garcia à Medinah. 1up et deux trous à jouer. L’affaire semblait entendue, il ne suffisait que d’un par. Mais la pression intense a fait son œuvre. Aucun putt qui ne prend le chemin du trou dans ce moment clé. Impossible de signer un simple par quand il faut boucler l’affaire. Jim, qui a franchement mieux joué que son adversaire ce dimanche précis, perd le 17 et le 18 et offre sur un plateau un point clé à l’Europe. Furyk a vécu l’enfer dans cette fin d’année. Il va lui être très difficile d’en revenir… M.C. A-t-on assisté à la résurrection de Martin Kaymer ? Qu’il était important ce dernier putt de Kaymer au 18 le dimanche. Bien sûr, il permettait à l’Europe d’assurer la conservation de la Ryder Cup. Une victoire 1up et un point associé qui risquent pourtant d’avoir bien d’autres conséquences positives pour son auteur. Car l’Allemand n’arrivait pas à Medinah ni en totale confiance, ni en odeur de sainteté… De son propre aveu, Kaymer pointait le bout de son nez avec un swing instable car en chantier. Lui qui était numéro 1 mondial début 2011 n’avait plus remporté le moindre tournoi depuis la fin de cette même année. Beaucoup, dont Journal du Golf avouons-le, voyaient en lui un maillon faible tout trouvé côté européen. En sortant de son seul double joué aux côtés de Justin Rose (défaite 3 down face à Johnson/Kuchar), les chances de Martin semblaient même bien maigres en simple. Et pourtant l’ex-Kaiser du golf mondial est parti le couteau entre les dents, a développé un jeu d’une réjouissante solidité pour se défaire d’un SteveStricker certes émoussé mais toujours dangereux. Ses nerfs n’ont pas lâché devant l’enjeu. Kaymer n’était pas mort avant cette Ryder, mais il en sort au moins regonflé à bloc. M.C. Le Bubba show était-il à double tranchant ? C’est presque une règle gravée dans le marbre, un silence quasi sacrosaint qui doit envelopper chaque joueur au départ d’un tee. Et encore plus au départ du 1. Et encore davantage au départ du 1 de la Ryder Cup. Pourtant un joueur a une nouvelle fois fait à sa sauce. Un Américain a eu besoin de se sentir « chez lui » porté par sa foule. Bubba Watson a fait le show tout au long de cette 39e Ryder Cup en exigeant de son public au départ du 1 un vacarme assourdissant à se faire retourner Tom Morris dans sa tombe. Géniale inspiration pour les uns, sacrilège de « Ricain dégénéré » pour d’autres… Le Bubba golf a une nouvelle fois frappé positivement la face du golf, sauf que cette fois il a aussi joué des tours à son auteur. Déjà provoqué en double par Ian Poulter sur le mode « si tu le fais, je le fais aussi », le « Bubba vacarme » lui est monté à la tête dans le premier simple du dimanche face au flegmatique Luke Donald. Jamais dans le coup, Watson commençait par un drive complètement lâché au 1 dans le vacarme. Ses oreilles ont ensuite sifflé, mais sous les coups de fer de l’Anglais. À trop en faire, Bubba a oublié l’essentiel ce dimanche clé : battre son adversaire. M.C.
journaldugolf.fr novembre 2012 Davis Love s’est-il trompé dans sa composition des simples ? Evidemment, même si tout le monde n’est pas d’accord à la rédaction. DL3 savait que la seule infime chance d’Olazabal, mené 10-6 après les doubles, était d’envoyer ses meilleurs joueurs en premier, Donald, Poulter, McIlroy et Rose. Ceci afin de refaire son retard et de mettre la pression sur les Américains. Sachant cela, DL3 devait conserver ses leaders pour les glisser juste après les 4, 5 premiers joueurs européens. Mais les hommes de l’Oncle Sam se sont vus trop beaux. Trop forts. Persuadée que la victoire était certaine et désireuse d’infliger une raclée aux Européens, l’équipe américaine ne s’est pas méfiée. En envoyant d’emblée ses quatre meilleurs joueurs des journées précédentes, Watson, Z. Johnson, Bradley et Mickelson, le capitaine yankee a joué et il a perdu. Ses quatre matches initiaux, et même le cinquième, ont tourné en faveur des Européens, leurs offrant une avance inespérée, 11-10. Le miracle était en marche. Merci monsieur Love. A.T. Le retard de McIlroy, un avantage pour l’Europe ? Si McIlroy était arrivé en retard, l’Europe aurait sans doute encaissé la plus grosse défaite de son histoire. Une humiliation était probable surtout pour le numéro 1 mondial. Il aurait porté longtemps un lourd fardeau. Le fait que le Nord-Irlandais ait été seulement en retard a en revanche influencé le résultat final. Ses coéquipiers ont sans doute moins pensé au match à venir, faisant du même coup baisser la pression. Leur esprit était tourné ailleurs : « Que fait Rory ? Où-est il ? » Voire « C’est foutu ». En face, les Américains ne pouvaient probablement pas s’empêcher de se réjouir de l’absence du meilleur joueur du camp opposé. Elle leur offrait un point facile, prouvait la désorganisation de l’équipe européenne, annonçait la débandade. Là encore, ils ont dû se dire que la rencontre était pliée avant d’avoir commencé, se déconcentrant. L’arrivée de « Rors » dix minutes avant son match a dû doucher leur enthousiasme. Et galvaniser l’équipe européenne. C’est un peu le syndrome du joueur blessé en tennis. Son adversaire ne sait pas trop comment se comporter, perd sa concentration, son niveau de jeu baisse. Et il perd… A.T. 33



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