Journal du Golf n°82 novembre 2012
Journal du Golf n°82 novembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°82 de novembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Journal du Golf SAS

  • Format : (260 x 360) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 27,6 Mo

  • Dans ce numéro : tout sur la Ryder Cup.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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26 Ryder Cup Propos recueillis par Sébastien Cachard-Berger - Photos Reuters nicolas colsaerts « J’étais transcendé » À 29 ans, Nicolas Colsaerts disputait le mois dernier sa première Ryder Cup. Une entrée en matière inoubliable pour le Belge décisif le vendredi en quatre balles. Encore sur un nuage, Nicolas raconte sa Ryder de l’intérieur. Un moment rare, dans l’intimité d’un champion à jamais marqué par cette semaine à Medinah.
journaldugolf.fr novembre 2012 Journal du Golf : Un mois après cette Ryder Cup historique, à quel niveau d’émotions êtes-vous ? Nicolas Colsaerts : Il n’y a pas un quart d’heure, une demi-heure, où je n’y pense pas. La performance de l’équipe laisse une emprunte encore fraîche dans ma mémoire. C’était incroyable pour tous les joueurs, et pour moi en particulier puisque c’était ma première Ryder Cup. Je n’arrive toujours pas à croire la façon dont la majorité de ces joueurs ont joué le dimanche. Et qu’on ait réussi à faire ce come-back, c’est incroyable. J’ai revu les meilleurs moments quelques jours après, et la façon dont ça s’est passé… C’est complètement improbable d’avoir réussi. Je pense qu’il y avait tellement de scénarios possibles avec un type qui rentrait un chip ici, un autre qui rentrait un putt là. C’est incroyable que ça ait fonctionné ! Ce quatre balles aux côtés de Lee Westwood le vendredi, qui vous a vu signer huit birdies et un eagle, était-ce la partie de votre vie ? N.C. : Oui. Il y a deux ou trois tours qui sortent du lot comme ça dans une carrière. Mais celui-là, vu l’importance que je donne à cette compétition depuis que je suis tout petit, c’était sans doute le plus important. Et puis jouer comme ça contre la paire Woods-Stricker qui forment quand même un duo magnifique. Faire ça lors du premier match de ma première Ryder Cup… Je jouais comme à la PlayStation, tous les coups se passaient exactement comme prévu, avec la bonne lecture des pentes sur les greens. Quelque part, j’étais transcendé. C’est un moment que je n’oublierai jamais. Comment réagissait Westwood à vos côtés ? N.C. : Je me rendais compte que j’étais en train de faire un truc débile. Mais je restais concentré parce que je savais qu’il y avait moyen de les embêter jusqu’à la fin. Lee avait l’air de trouver ça plus marrant qu’autre chose. Il se disait : « Il est en train de faire un truc incroyable, donc autant le laisser continuer jusqu’au bout. » Intelligemment, il a donc préféré ne pas trop me déconcentrer. Avez-vous l’impression d’être entré dans la cour des grands avec cette prestation ? N.C. : J’avais déjà le sentiment que sur n’importe quelle journée, sur n’importe quelle partie, je pouvais battre n’importe qui. C’est ce que j’ai prouvé le vendredi. Ce qui était surtout intéressant pour moi, c’était de connaître ces joueurs un petit peu mieux, et qu’ils apprennent à me connaître d’une autre façon. J’ai toujours eu l’impression que les gens ne se rendaient pas compte à quel point je pouvais être relax, détendu. J’avais ma place dans ce genre d’environnement. Quand j’ai vu la tête de tous mes co-équipiers, après avoir commencé ma Au départ du 1, j’ai les jambes et les mains qui tremblent comme pas possible. Je vois la balle floue. J’ai peur de la rater ! ‘‘ première partie vendredi… Tout d’un coup, ils me regardaient vraiment différemment et semblaient se dire : « P… ce mec est bon ! » On sentait qu’au-delà de ça, ils étaient contents pour l’équipe, et contents pour moi d’avoir eu une si belle entrée en matière. Leur regard avait-il à ce point changé ? N.C. : Oui. Ils se disaient : « Il a quand même du cran ce gars-là d’endosser la responsabilité de la partie, de glisser des putts incroyables à des moments clés du match. » On aurait pu ne prendre qu’un demi-point dans cette session de quatre balles. Dès lors, ils se sont dit : « Heureusement qu’il était là ce vendredi après-midi. » Tout comme Poulter le samedi aprèsmidi par exemple. Vous ont-ils félicité ? N.C. : Ce vendredi soir-là, plusieurs sont venus me voir, avec une tête du genre « ça va, tu t’es amusé ? » L’air de dire « t’as fait quelque chose de costaud ! » Dans cette partie, on vous a vu exploser littéralement en rentrant un putt au 17. Que s’est-il passé ? N.C. : Je ne sais pas ce que c’était. Je mets le putt et je n’arrive pas à me contrôler. Je gueule comme je n’ai jamais gueulé de ma vie. Et puis il y a tout ce monde autour du green, comme dans un amphithéâtre, ça fait un bruit de malade. C’est un petit peu comme quand un footballeur marque un but et court vers le poteau de corner devant une tribune en folie. En plus, les conditions étaient incroyables sur ce trou. Woods avait un putt donné pour birdie et moi je rentre ce putt de malade… Ce n’était pas pour chambrer qui que ce soit, c’était plus une réaction incontrôlée qu’autre chose. C’est impossible de contrôler ses émotions dans ce genre de situation, ça sort comme ça sort. 27



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