Journal du Golf n°81 octobre 2012
Journal du Golf n°81 octobre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°81 de octobre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Journal du Golf SAS

  • Format : (260 x 360) mm

  • Nombre de pages : 82

  • Taille du fichier PDF : 16,7 Mo

  • Dans ce numéro : Arriba Ochoa, spécial Ryder Cup.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
8 Je rentre de Turin où avait lieu l’Open d’Italie. Le tournoi était très spectaculaire avec beaucoup de birdies et d’eagles. Certes le parcours n’était pas le plus difficile de l’année, loin d’un Open de France ou d’un British. Ça a vraiment joué très bas. Personnellement, j’ai rendu pendant quatre jours une partition assez correcte. Après un premier tour mitigé, j’ai enchaîné avec trois tours plutôt bons. Pourtant j’ai terminé assez loin (35e). Comparé aux autres, c’est loin d’être une bonne semaine. Toutefois, sans être une satisfaction, ce tournoi reste positif, notamment du point de vue des sensations. Une saison rassurante En 2013, je serai sur le Tour européen. Ce n’est pas négligeable. En regardant les classements européens de fin d’année, on a toujours des surprises, des gars qui sont en difficulté sur les derniers tournois. En début d’année, j’espère toujours ne pas faire partie de ces surprises. Je ne me contente pourtant pas de cette situation. Pour l’instant, je suis même assez déçu et frustré de mon année. Malgré tout, le minimum vital est assuré. Mais ce n’est pas suffisant, je compte sur les quatre ou cinq derniers tournois de l’année pour relever la barre et aller à Dubai. Et pourquoi pas, aller chercher une victoire. C’est mon vœu le plus cher. C’est toujours dans cette optique-là que je commence mes tournois. Finalement, je vis une année assez paradoxale. C’est sans doute celle qui me rassure le plus sur le Tour. Par le passé j’ai pu jouer six Dubai World Championship (ou Volvo Masters à l’époque), et ça s’est toujours fait grâce à un très bon résultat. Notamment après ma deuxième place à l’US Open en 2010 ou ma victoire à Gleneagles en 2008. Mais ça n’a jamais été grâce à une grande régularité. À part en 2011 où j’ai vécu ma meilleure année en termes de statistiques et de régularité, avec 5 top 10. J’ai toujours eu besoin d’un coup à un moment donné, où on ne m’attendait pas forcément, pour garder ma place dans les très bons classements du Tour européen. Cette année j’ai fait seulement une dixième place en Suède et, malgré tout, en enchaînant des tournois frustrants et assez moyens, je suis 88e à la Race to Dubai. Cela ne me suffit pas, mais cela me permet de garder l’opportunité de disputer et, pourquoi pas, de gagner des tournois importants la saison prochaine. C’est toujours un point positif. Et c’est paradoxal, car c’est loin d’être ma meilleure saison et, finalement, elle me donne beaucoup de confiance. Chronique La chronique de Greg Havret La fin de saison et une nouvelle annulation Il me reste quatre tournois à disputer, cinq si je me qualifie pour le BMW Masters à Shanghai. Que des beaux tournois, que des gros tournois, où il y a beaucoup de choses à jouer pour grimper au classement européen et même au classement mondial. Cela reste une chose à laquelle je pense même si, depuis quelques mois, c’est une lente descente pour moi. Mais j’essaie de relever la tête et je vois l’avenir avec beaucoup de sérénité. Les tournois restants m’avaient plutôt bien réussi l’année dernière, puisque j’avais terminé 3e au Portugal et 2e à Hong Kong. Malheureusement le tournoi de Valderrama, où j’avais bien joué l’an passé, a été annulé. C’est la cinquième annulation cette année, ce qui me fait un petit peu peur. Ça fait douze ans que je suis là, et j’ai probablement assisté aux plus belles années du Tour européen. J’espère que ce n’est pas le cas, mais on ne peut que constater que les tournois ont tendance à s’annuler les uns après les autres. Pour l’instant c’est une particularité espagnole et je la comprends très bien quand on voit la situation là-bas. Malgré tout, Propos de Grégory Havret - Photo Pierre-Emmanuel Rastoin on avait sept tournois l’an passé en Espagne et, a priori, plus qu’un l’année prochaine. Ça fait un peu peur, mais on fait confiance aux têtes pensantes du Tour européen pour relever la barre et affronter cette crise le mieux possible. Cartes US J’ai pensé à tenter les cartes pour le PGA Tour. Elles ont toujours été quelque part dans un coin de ma tête. J’ai eu la chance de pouvoir jouer aux États-Unis en 2011 après ma performance à Pebble Beach (US Open 2010), mais je n’y suis pas allé car mon contexte familial ne me le permettait pas forcément. Cela n’a pas vraiment changé aujourd’hui. J’ai bientôt 36 ans, une petite fille qui vit à Aix-en-Provence et que je vois assez peu. J’ai une vie très installée ici, une vie qui me plaît beaucoup. Et aller là-bas, ce serait faire un pari à plusieurs niveaux. Ai-je le niveau pour jouer sur le Tour américain ? Si je joue comme cette année, non. J’ai le sentiment que je suis capable d’y arriver mais ce n’est pas si simple que ça. Ça a été très réfléchi. Il y a d’autres solutions pour aller jouer làbas, notamment réaliser une bonne performance en Majeur ou atteindre une place dans le top 50 mondial qui reste une cible très importante. Je pense que, depuis douze ans, je joue plutôt pas mal. J’ai d’ailleurs été tout près de rentrer dans ces 50 premiers mondiaux. À moi de réussir à relever mon niveau, à être plus performant pour enfin y arriver. Et avoir la vie que je rêve d’avoir, c’est-à-dire jouer les quatre Majeurs, jouer aussi les WGC et des invitations aux États-Unis. C’est mon rêve de faire ça, mais ce n’est pas si simple. J’y travaille. C’est, en tout cas, une chose à laquelle j’ai beaucoup pensé, j’en ai parlé avec mes proches et ma compagne. Mais je n’avais pas envie de mettre ma vie de côté. Si j’avais eu dix ans de moins, dans un contexte familial différent, j’aurais sans doute saisi cette opportunité, mais pas cette année. journaldugolf.fr Retrouvez les leçons de Grégory Havret dans l’onglet Enseignement Un nouveau putter J’ai un souci technique avec le long putter (belly putter). Je putte avec depuis longtemps, j’ai fait une bonne saison en statistiques l’an passé en putting. Mais cette année, j’ai beaucoup plus de mal. J’ai l’impression de ne pas arriver à progresser. Je commets une faute récurrente. En regardant la balle partir un petit peu trop vite, je mets un petit coup d’épaule au moment de l’impact, ce qui me fait beaucoup louper, notamment sur les putts droite-gauche. Et pour remédier à cette erreur, il fallait que je laisse la tête sur la balle. Malgré tout, je me suis construit depuis 15-20 ans à putter de cette manière. Je dose avec le haut de mon corps, avec les épaules. J’ai appris de cette manière avec un regard qui part assez tôt. En laissant la tête sur la balle, le dosage viendrait d’un autre endroit, notamment avec un mouvement plus régulier des mains mais qui annulerait ce chemin d’épaule que j’aime. Si je devais m’attaquer à ce souci avec le belly putter, je devrais putter probablement très, très longtemps avant de pouvoir doser correctement. Je pense qu’il y a peut-être d’autres moyens plus rapides de redevenir performant et notamment en utilisant un petit putter. Je me suis beaucoup entraîné avec Benoît (Ducoulombier son entraîneur,ndlr), on en a beaucoup parlé en voyant la pauvreté depuis quelques mois de mon putting avec le grand putter. Désormais, je me sens très bien avec ce petit putter. J’arrive à lever le regard assez vite tout en travaillant les épaules de la bonne manière et, donc, je n’ai pas ce problème de dosage.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 1Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 2-3Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 4-5Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 6-7Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 8-9Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 10-11Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 12-13Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 14-15Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 16-17Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 18-19Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 20-21Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 22-23Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 24-25Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 26-27Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 28-29Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 30-31Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 32-33Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 34-35Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 36-37Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 38-39Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 40-41Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 42-43Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 44-45Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 46-47Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 48-49Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 50-51Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 52-53Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 54-55Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 56-57Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 58-59Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 60-61Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 62-63Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 64-65Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 66-67Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 68-69Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 70-71Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 72-73Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 74-75Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 76-77Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 78-79Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 80-81Journal du Golf numéro 81 octobre 2012 Page 82