Journal du Golf n°81 octobre 2012
Journal du Golf n°81 octobre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°81 de octobre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Journal du Golf SAS

  • Format : (260 x 360) mm

  • Nombre de pages : 82

  • Taille du fichier PDF : 16,7 Mo

  • Dans ce numéro : Arriba Ochoa, spécial Ryder Cup.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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44 Interview Dans mon système d’entraînement, c’est la mécanique en premier, et les sensations après Dans vos recherches sur le putting, un chiffre ressort, celui des fameux 20 centimètres après le trou. Pouvezvous expliquer la signification de cette donnée ? D. P. : L’idée est de toujours dépasser le trou d’une vingtaine de centimètres. Car ce faisant, votre putt aura la vitesse idéale pour entrer dans le trou sans vous mettre en danger. Vingt centimètres, ça ne se rate pas si vous manquez le trou. Cette vitesse idéale permet à la balle de ne pas subir les effets des marques de clous ou de pas autour du trou. J’apprends donc à mes élèves, pros ou amateurs, à garder en mémoire cette vitesse idéale en dépassant le trou de cette distance. Mes recherches m’ont prouvé que se laisser ce genre de putts de retour donne la vitesse idéale sur n’importe quelle distance. Parlez-nous de votre collaboration avec Phil Mickelson. La plupart des gens le voient comme un joueur de sensations et vous perçoivent vous comme un scientifique. Comment cette association se passe-telle ? D. P. : À la base, Phil n’est pas un joueur mécanique. Je travaille avec lui depuis neuf ans et il a acquis une mécanique suffisamment solide pour pouvoir se concentrer sur les sensations quand il s’entraîne. J’ai des méthodes scientifiques et j’enseigne la mécanique. Quel que soit votre toucher, si vous avez une mauvaise mécanique de swing, vous serez un mauvais golfeur. Si vous avez un mauvais geste au putting, cela ne change pas grand-chose que vous ayez de bonnes sensations. Si vous ne pouvez pas répéter la mécanique de votre putting, les sensations ne servent à rien. Mais une fois que vous avez cette bonne mécanique, vous pouvez construire vos sensations à partir de là. Les sensations, ça s’apprend. Une fois que vous découvrez, par la répétition, jusqu’où ira votre coup, vous pourrez l’intégrer dans chaque situation. Dans mon système d’entraînement, c’est la mécanique en premier, et les sensations après. Si vous ne pouvez pas apprendre un swing répétitif suffisamment bon, n’essayez même pas d’apprendre le toucher, ça ne marchera jamais. Quand vous avez commencé à travailler avec Phil, estce vrai qu’il maîtrisait les coups compliqués, mais pas les coups les plus simples ? D. P. : C’est la première chose dont je me suis rendu compte avec Phil. Il était excellent pour contourner ou passer au-dessus d’un arbre, mais il n’était pas si bon à 10 mètres du green sans aucun obstacle à l’horizon. Phil ne s’engageait pas mentalement sur les coups faciles. Selon lui, le coup n’était pas difficile, donc il se contentait de taper la balle car il n’y avait pas de challenge. Il était brillant pour les coups difficiles, mais ordinaire pour les coups basiques. J’ai commencé à le motiver en lui disant : « Tu dois réussir ce coup pour passer le cut. » Dès qu’il a commencé à se mettre dans cet état d’esprit, ses coups ordinaires sont devenus eux aussi extraordinaires. On se souvient de son coup extraordinaire, depuis les arbres, pour atteindre le green du 13 à Augusta en 2010. Étiez-vous en train de crier devant votre télévision ? D. P. : Je n’étais pas en train de crier, j’étais incapable de regarder ! Quand on a commencé à travailler ensemble il y a 9 ans, Phil avait ce goût pour les choses difficiles. Il est tellement compétitif qu’il tente tout. Pour moi, c’est un problème… Si vous ne pouvez réussir un coup qu’une fois sur dix, il ne faut pas le tenter dans le feu de l’action. Surtout si vous risquez un coup de pénalité si vous êtes 30 centimètres trop court. Phil pensait : « Si je peux le faire, je dois essayer de le faire. » En neuf ans, il a appris à penser : « Si je peux le réussir une fois sur deux, je dois le faire. » C’est déjà mieux. Bien sûr dans les moments chauds, il a tendance à penser qu’il peut tout réussir. Par exemple, il était certain de pouvoir frapper son dernier drive sur le fairway à Winged Foot (US Open 2006) et il a fini dans la tente. Il drivait très mal et aurait dû taper un bois 4. Il aurait sans doute gagné l’US Open. Il ne l’a pas fait et on court toujours après une victoire dans ce tournoi. On verra l’année prochaine. C’est un grand joueur, j’adore travailler avec lui. Je ne peux pas changer Phil Mickelson, il retient ce qu’il veut de mon expérience. Il s’en sort plutôt pas mal, il a déjà gagné quatre Majeurs, et j’espère qu’il en gagnera quatre autres.
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