Journal du Golf n°81 octobre 2012
Journal du Golf n°81 octobre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°81 de octobre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Journal du Golf SAS

  • Format : (260 x 360) mm

  • Nombre de pages : 82

  • Taille du fichier PDF : 16,7 Mo

  • Dans ce numéro : Arriba Ochoa, spécial Ryder Cup.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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42 Je suis un dingue de golf. J’ai rapidement réalisé que j’étais davantage un golfeur qui aimait la physique que l’inverse Interview
Dave Pelz, la science du petit jeu Photos DR journaldugolf.fr octobre 2012 Des laboratoires de la NASA au chevet des meilleurs joueurs mondiaux, Dave Pelz s’est forgé une réputation de docteur ès petit jeu. Depuis plus de 30 ans, cet Américain utilise des données scientifiques et des faits précis pour faire progresser les golfeurs du monde entier autour des greens. Quand on peut se permettre de donner des leçons de petit jeu à Phil Mickelson, c’est que l’on a atteint un certain niveau de compétences… Journal du Golf : Comment êtes-vous tombé sous le charme du golf ? Dave Pelz : Lors de ma toute première compétition, j’avais 7 ans et j’ai partagé ma partie avec un joueur de 77 ans. J’ai trouvé ça tellement magique, ça a été une expérience clé pour moi. J’ai tout de suite eu envie de faire du golf ma vie, d’être le meilleur dans ce sport. J’ai joué de façon décente au niveau junior, mais pas assez pour obtenir une bourse d’études. Mais mes envies de passer pro ont été mises à mal quand je suis sorti des rangs de la fac. J’avais joué contre des joueurs que je ne parvenais pas à battre à cette époque. J’avais joué contre Jack Nicklaus ou Tom Weiskopf, et je m’étais dit que si je ne parvenais pas à battre ces types, je ne ferais pas long feu contre de vrais pros. Bien sûr à l’époque, je n’avais aucune idée de la carrière que ces deux joueurs allaient réaliser, mais ils m’avaient déjà si sévèrement battu que je me suis dit qu’un autre métier serait plus approprié pour gagner ma vie. Du coup, c’est vers les laboratoires, loin des fairways que vous vous êtes d’abord dirigé ? D. P. : Oui, j’ai eu la chance d’obtenir un boulot au centre d’essai spatial de la NASA à Goddard. J’y ai travaillé pendant 14 ans après avoir obtenu mon diplôme de physique. J’avais appris les principes de la recherche fondamentale qui base l’analyse sur le fait de changer une seule variable à la fois lors des expériences, et c’est à la NASA que j’ai vraiment pu l’appliquer. J’ai adoré ces années, assis à ma console à vérifier les données de satellites qu’on envoyait dans l’espace, à mener des recherches. Il fallait être très précis car, quand on envoie une sonde de la Terre à Vénus, mieux vaut ne pas se tromper dans les calculs ! Mais, malgré mon intérêt pour ces recherches, je me rendais compte que chaque année, au moment des Majeurs, je prenais systématiquement des vacances pour voir ces tournois. Je suis un dingue de golf. J’ai rapidement réalisé que j’étais davantage un golfeur qui aimait la physique que l’inverse. Du coup, en me rappelant des phrases du genre « ce ne sera jamais du travail si tu es passionné » ou « fais ce qui te passionne », je me suis décidé à faire du golf ma vie. Ma chance a été que mon directeur de recherche, lui-même golfeur, m’a dit un jour : « J’ai la possibilité de t’envoyer pour une formation extérieure d’un an. Soit c’est pour de la physique pure, soit pour du commerce. Tente la deuxième option avec le golf. » Pendant mes années à la NASA, j’avais déjà commencé à compiler quelques données sur le golf et déposé un ou deux brevets. Du coup, je me suis lancé en me disant que je pourrais peut-être prendre encore plus de plaisir qu’à la NASA. J’ai rapidement tout perdu parce que je suis un très mauvais businessman. Tout perdu ? Pourquoi avoir continué alors ? D. P. : Parce que j’aime le golf. J’ai tout perdu dans mes quatre premières années à essayer de gagner ma vie dans ce milieu. J’ai dû hypothéquer ma maison, ma voiture, emprunter de l’argent aux joueurs du Tour. Mais même pendant ces années difficiles, je prenais beaucoup de plaisir. Finalement j’ai réussi à m’en sortir en produisant des outils d’aide à l’entraînement et en donnant des cours. Mais c’est vraiment quand j’ai utilisé mes recherches pour aider les joueurs à progresser que j’ai gagné de l’argent. Aujourd’hui, j’estime avoir réalisé une belle carrière dans le golf. Je vis enfin l’existence dont je rêvais il y a 30 ans. Je viens de finir la construction de la maison de mes rêves entourée de 8 greens dans mon jardin. Je peux taper tous les coups possibles dans un rayon de 90 mètres autour du trou et à moins de 30 secondes de mon salon. Je peux m’entraîner à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Pourquoi avez-vous commencé à effectuer des recherches poussées sur le golf ? D. P. : Parce que, en tant que joueur, je voulais comprendre pourquoi des joueurs dont je ne trouvais pas le jeu orthodoxe parvenaient quand même à gagner de grands tournois. Et plus je compilais des données globales sur le jeu, plus je me rendais compte de l’importance cruciale du petit jeu dans la performance. Il y a 30 ans, les gens n’avaient pas intégré le fait que peu importe votre swing ; si vous avez la faculté de poser vos wedges assez près du trou pour ne prendre qu’un putt, c’est vous qui empocherez la mise. C’est pour ça qu’un joueur comme Lee Westwood ne remporte pas encore de Majeur. Ça ira forcément de pair avec l’énorme travail qu’il fournit sur son petit jeu. Si Westwood avait le wedging et le putting de Mickelson, il aurait déjà une dizaine de Majeurs à son palmarès ! Quels chiffres donneriez-vous pour prouver de façon drastique l’importance du travail sur le petit jeu ? D. P. : Une donnée intéressante concerne le putting. À 60 centimètres du trou, le taux de réussite est de 100%. À 90 centimètres, il reste à 95%. À 1,20 mètre, on tombe déjà à 70%, et à 1,80 mètre, le ratio est d’un putt enquillé sur deux. Si je vous dis qu’à 3 mètres du trou la plupart des amateurs manquent 80% de leurs tentatives, on se rend donc compte qu’en à peine 2,50 mètres on passe de 100 à 20% de réussite ! Si vous parvenez à déposer vos chips ne serait-ce que 1 mètre plus près du trou que vous ne le faites déjà, imaginez le nombre de points sauvés ! Et je ne parle même pas de parvenir à mettre une majorité de ces mêmes chips dans un rayon de 90 centimètres autour du trou. Là, vous devenez un sacré joueur. » > 43



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