Journal du Golf n°81 octobre 2012
Journal du Golf n°81 octobre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°81 de octobre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Journal du Golf SAS

  • Format : (260 x 360) mm

  • Nombre de pages : 82

  • Taille du fichier PDF : 16,7 Mo

  • Dans ce numéro : Arriba Ochoa, spécial Ryder Cup.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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22 Ryder Cup tout pour le spectacle Textes de BENJAMIN CADIOU Envoyé spécial à Chicago (USA) - Photo DR Davis Love III a maquillé le parcours de Medinah selon le goût de ses troupes : presque sans roughs, pour plus de birdies, plus de spectacle, et pour une victoire américaine à l’arrivée. Ou pas... Il y a un grand absent pour la 39e Ryder Cup : le rough. Un homme en est responsable : Davis Love III qui, en tant que capitaine de l’équipe hôte, a la main sur la préparation du parcours. En analysant les récentes victoires européennes (quatre sur les cinq dernières éditions), le cornac s’est fait une opinion : les fairways rétrécis et les roughs hauts dès la deuxième tonte sont un avantage pour l’équipe adverse. Une vérité valable aux USA (la débâcle d’Oak Hill, en 2004), comme en Europe (K-Club 2006 et Celtic Manor 2010) : trois parcours aux roughs gras, qui engluèrent les imprécis cogneurs américains. Alors il a tranché. Dans le rough. Moins de rough, plus d’attaque Pour l’édition 2012, Medinah est donc presque totalement dépourvu de hautes herbes. Curtis Tyrell, chef des opérations du parcours de la banlieue de Chicago, a appliqué à la lettre les consignes de Davis Love. Pour la Cup, le fameux gazon Kentucky Blue Grass ressemble à une maigre barbiche d’adolescent. Pour bien réaliser l’ampleur de la pelade : les roughs de Medinah sont quatre fois moins hauts que ceux rencontrés en juin dernier à l’US Open de San Francisco (3 cm contre 13 cm à l’Olympic Club)… « Nous ne sommes pas idiots, nous procédons de façon inverse aux Européens, explique « DL3 ». Au lieu de rétrécir les tombées de drive à environ 250 mètres des départs, nous les avons élargies. C’est ma préférence : je n’aime pas driver dans le rough et devoir faire une approche sur le côté, pour en sortir. Non pas que nous ne sachions pas le faire : cinq ou six de nos joueurs adorent ces parcours, de type US Open. Mais La Ryder Cup, c’est du match-play et nous voulons donner du plaisir aux fans, avec beaucoup de birdies. Je ne veux pas que le parcours soit facile, je le veux juste spectaculaire ! Vous verrez, peu de joueurs vont râler. » Vers une boucherie de birdies Si Love démentait mollement toute volonté de destruction de Medinah, il le reconnaissait tout de même : si un Open en stroke-play s’était déroulé cette semaine de Ryder, « le score vainqueur tournerait entre -12 et -14. » Presque au niveau de Tiger Woods donc, qui ici en 1999 et 2006, gagna deux USPGA, en -11, puis en -18...
Seule la vitesse des greens (mesurée à 13 au Stimpmeter, rapide, voire très rapide à l’échelle pro) et les nouvelles pentes ajoutées depuis 2006, pouvaient empêcher une nouvelle boucherie dans l’Illinois. Deux jours avant les premiers foursomes, personne ne s’était encore offusqué du parcours. Luke Donald, pilier européen mais résident de Chicago, est coutumier des lieux, puisqu’il joue Medinah deux ou trois par an en période d’entraînement : « Vous savez, ne donnons pas trop d’importance à la préparation du parcours. Le golf pro a vraiment changé depuis une quinzaine d’années. De nos jours, nous évoluons sur une sorte de circuit global, où Européens comme Américains jouent à travers le monde. Il est donc difficile de régler un tracé qui avantagera clairement une équipe. » Olazabal : « Les joueurs s’adapteront » José-Maria Olazabal, homologue de Davis Love, veut également minimiser l’impact des pièges tendus par le team USA. Le Basque a bien connu en son temps les terribles roughs qui engloutissaient les balles à Muirfield Village ou Oak Hill. C’était avant 1995, quand presque aucun Européen n’évoluait sur le PGA Tour. Sur ses douze joueurs à disposition pour 2012, Txema a six membres réguliers du circuit américain. Fini donc les surprises dans les matchs USA/Europe, tout du moins sur la préparation des parcours : « Cette Ryder Cup réunit 24 des meilleurs joueurs mondiaux, ils sauront s’adapter, explique le boss de la team Europe. Mais, je ne suis pas surpris des « setup » proposés. C’était à peu près la même chose à Valhalla en 2008, et je ne vois pas en quoi telle ou telle équipe sera avantagée. Les joueurs devront agresser le parcours et, oui, il y aura beaucoup de birdies. » 
Valhalla, justement, où se forgea le dernier succès yankee en date face à la toute-puissante Europe. Une victoire américaine, 16,5 points à 11,5. L’un des vice-capitaines victorieux s’appelait justement Davis Love III.
En 2018, la France accueillera pour la première fois la Ryder Cup, la plus grande compétition internationale de golf par équipes, opposant les meilleurs Américains aux meilleurs Européens. Tous les golfeurs en rêvent déjà. Moi aussi. En 2018 j’y serai ffgolf – HAVAS SPORTS & ENTERTAINMENT – PHOTO : DIMITRI IUNDT



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