Jour de France n°26 mai 2013
Jour de France n°26 mai 2013
  • Prix facial : 2,90 €

  • Parution : n°26 de mai 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 54,2 Mo

  • Dans ce numéro : Daniela Lumbroso, la secrète.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Edith Piaf « Non, je ne regrette rien... » 52 JOUR DE FRANCE
se dépasse, elle dépasse ses chansons, elle en dépasse la musique et ses paroles, elle nous dépasse, l’âme de la rue pénètre dans toutes les « Édith chambres de la ville, ce n’est plus Madame Édith Piaf qui chante, c’est la pluie qui tombe, c’est le vent qui souffle, c’est le clair de lune qui met sa nappe, il n’y a jamais eu d’Édith Piaf, il n’y en aura plus jamais ». Ces phrases sont celles de Jean Cocteau qui disparut le même jour qu’Édith Piaf, le 11 octobre 1963. Entre la chanteuse mangeuse d’hommes et le poète homosexuel, la relation d’amitié se plaçait sous le signe de l’admiration mutuelle et de la complicité permanente. Mais l’auteur de la pièce « Le Bel indifférent », que Piaf joua avec Paul Meurisse en 1940 au Théâtre des Bouffes- Parisiens, ne fut pas le seul à tomber sous le charme de cette personnalité qui disait : « Pour moi, chanter, c’est une évasion, un autre monde, je ne suis plus sur terre ! Si je ne chantais plus, je mourrais ! ». Pour Édith Giovanna Gassion, le vrai nom de Piaf, son fabuleux destin commence le 19 décembre 1915 à l’hôpital Tenon (dans le 20 ème arrondissement) où elle naît. Quand son père Louis revient en 1917 du front, la petite Édith survit dans la misère totale auprès de sa grand-mère maternelle d’origine berbère Emma-Aïcha, depuis que sa maman Anita l’a délaissée pour chanter dans les rues et les cafés sous l’identité de Line Marsa. Après quelques années dans une maison close tenue par « Maman Tine » à Bernay, en Normandie, où elle grandit dans un Saga Une robe noire, une petite taille et une voix hors du commun : c’était Édith Piaf. La Môme de Paname, partie de rien et parvenue au sommet, reste un monument de la chanson française plus de 47 ans après sa mort. Elle domina le music-hall pendant près de 30 ans et a laissé en héritage des classiques comme La vie en rose, L’Hymne à l’amour, Mon légionnaire, La foule ou Milord. Et sa vie romanesque mêle les triomphes, les échecs, la misère, la gloire, les drames, les passions, le bonheur et l’enfer. Une existence dont elle ne regrettait rien, comme elle le clamait dans une de ses plus célèbres chansons. univers de femmes légères tout en étant choyée et soignée pour une soudaine cécité, Piaf retrouve son père en 1925. Elle n’a que 10 ans et Louis Gassion l’entraîne avec lui sur les routes de France puis dans le quartier parisien de Belleville où il présente un numéro d’acrobate et de contorsionniste en faisant la quête. N’ayant aucune prédisposition pour les arts du cirque, la jeune Édith se distingue par sa voix et son aptitude au chant. C’est le début de sa vocation et de son apprentissage. À 15 ans, Piaf choisit la liberté et quitte le petit appartement familial du 115, rue de Belleville. Avec son amie Simone Berthaut, elle déambule entre Pigalle, la rue Blanche et Montmartre, pour chanter dans les « beuglants » ou les bals des casernes. Durant cette période où la galère rime avec la débrouille, Edith tombe amoureuse, à 17 ans, de Louis Dupont, un livreur qu’elle appelle « P’tit Louis ». Le couple aura une fille Marcelle, née en février 1933, mais qui sera emportée par une méningite foudroyante en juillet 1935. Pour Édith, c’est un véritable choc et la fin de sa liaison avec « P’tit Louis ». Elle a 20 ans et ce premier drame marquera à jamais la « Môme ». Edith est repérée dans la rue par Louis Leplée Quelques mois plus tard pourtant, la roue va tourner dans le bon sens. Pour tenter de gagner quelques francs supplémentaires lors de leurs manches quotidiennes, Piaf et son amie Simone ont choisi le bourgeois 17 ème arrondissement, plus précisément le carrefour de la rue Troyon et de l’avenue Mac- Mahon. Alors qu’elle entonne à pleins poumons les couplets de « Les Mômes de la cloche », elle est repérée par Louis Leplée, organisateur de grandes soirées parisiennes et propriétaire du cabaret-restaurant Le Gerny’s, rue Pierre-Charron, en plein cœur des Champs-Élysées. « À chanter comme ça, tu vas te casser la voix ! » lance Leplée à la jeune Piaf. Époustouflé par son talent et sa gouaille, il l’auditionne et lui ouvre les portes du Gerny’s, un haut-lieu du Tout Paris où on peut croiser Maurice Chevalier, Mistinguett, Jean Gabin ou l’aviateur Jean Mermoz. Leplée lui donne un nom de scène le 1er janvier 1936 : La Môme Piaf, ce qui signifie petit oiseau en argot. Influencée par Fréhel ou Damia, gloires de la chanson au début du XXème siècle, la Môme Piaf connaît ses premiers succès, enregistre un disque chez Polydor et tourne un film, « La garçonne ». Mais cet état de grâce se termine avec la mort de Louis Leplée, assassiné dans la nuit du 5 au 6 avril 1936. Effondrée devant la tragique disparition de ce « père adoptif », elle se réfugie dans la boisson et les nuits blanches pour oublier, d’autant plus que la police l’a suspectée et interrogée pendant 3 jours. Le renouveau va s’appeler Raymond Asso. Ce parolier niçois, qu’elle a croisé au Gerny’s, la prend sous son aile et devient son Pygmalion. Piaf s’installe chez lui, fait le ménage dans ses mauvaises fréquentations et s’astreint à une nouvelle hygiène de vie et à une discipline de travail. Grâce à Asso, Édith Piaf fait la connaissance de la compositrice Marguerite 53•



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