Jour de France n°26 mai 2013
Jour de France n°26 mai 2013
  • Prix facial : 2,90 €

  • Parution : n°26 de mai 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 54,2 Mo

  • Dans ce numéro : Daniela Lumbroso, la secrète.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Olivia Ruiz JOUR DE FRANCE Trois ans après « Miss Météores », Olivia Ruiz est repartie à la conquête du public avec son nouvel album « Le Calme et la Tempête ». Si la singularité de sa plume et de son univers musical y sont toujours éclatants, la chanteuse parvient encore à étonner par la variété des thèmes qu’elle aborde. En pleine tournée triomphale en France, la chanteuse fait actuellement une halte à Paris pour discuter de sa musique, de la scène et de ses envies. 12 intErviEw
« Envie d’être quelqu’un de meilleur » Pourquoi cette métaphore météorologique pour le titre de votre dernier album, « Le Calme et la Tempête » ? Tout simplement parce que pour moi cette chanson raconte parfaitement tout le processus de cet album. Il y a des thématiques complètement nouvelles pour moi : la spiritualité, le deuil, le pardon, la pudeur ou encore l’acceptation. Elles sont nées de questions existentielles qui me sont tombés dessus en entrant dans la trentaine. Cette chanson raconte cette idée du choix, celui de ne pas savoir si l’on avance parce qu’on est aspiré par quelque chose ou si on l’a vraiment décidé. Il fallait que je donne un coup de frein, juste pour savoir où j’en étais et où j’allais à un moment. C’est vrai que j’ai eu dix années qui ont défilé très vite et qui ont été à quatre-vingt quinze pourcents occupées par mon travail. Il y a un moment où je voulais dire stop, m’arrêter, réfléchir, me poser. Je dois savoir si tout ce qui se passait était de mon propre fait ou si le destin en avait décidé pour moi. Avez-vous le sentiment que le temps est passé trop vite ? Je ne crois pas. Et puis je pense que lorsque le temps passe trop vite cela veut surtout dire que l’on ne s’ennuie pas. C’est même quelque chose de plutôt positif au contraire. Qu’avez-vous fait pendant les trois années qui se sont écoulées depuis la sortie de « Miss Météores » ? J’ai voyagé, comme toujours. Je voyage beaucoup toute seule, c’est quelque chose que je fais tout le temps. C’est vrai que des chansons comme « Volver » ou « L.A Melancholy » sont nées de ces voyages-là, de moments d’émulation, que ce soit des rencontres faites à Cuba ou au contraire de l’isolement que j’ai pu choisir à Los Angeles. Mais cela était tout sauf un exil. J’étais en contact permanent avec mes amis. Je n’ai pas eu la sensation de m’exiler. J’ai eu le sentiment comme toujours d’aller chercher de l’amusement et de l’adrénaline ailleurs. C’est vrai que lorsqu’on part seule, on a ce vertige merveilleux de ne pas savoir ce que l’on va faire le lendemain, de ne pas savoir où la vie nous emmènera. C’est un truc que j’adore, dont j’ai besoin. Cela compense les périodes d’arrêt de tournée, en permettant d’avoir cette adrénaline dont on manque cruellement quand on ne monte plus sur scène quotidiennement. Pourquoi être partie à Cuba précisément ? Je connaissais déjà bien l’Amérique du Sud parce que j’y pars en tournée après chaque album. L’Argentine, le Chili, l’Uruguay… je cherchais une nouvelle destination et c’est mon frère qui m’a dit qu’il avait adoré. J’avais quasiment écrit tous les titres de l’album en France, donc à Cuba, je n’ai rien fait du tout. J’ai dansé du matin au soir. J’ai pris des cours de danse, de percussions. Je participais à la vie quotidienne des gens chez qui j’habitais. Vous signez à nouveau tous les textes de l’album. Est-ce un désir de vous affirmer davantage comme auteure ? Le fait que je signe toutes les musiques dans cet album est une histoire de contexte. Quand je suis rentrée en France, j’avais pas mal de textes que je n’avais pas encore mis en musique. En vidant mon ordinateur, je me suis aperçue que j’avais quatorze chansons. Comme je trouvais déjà l’ensemble cohérent, je suis rentrée en studio. Les gens du métier jugent cet album plus sombre que le précédent… Bizarrement, je trouve « Miss Météores » plus sombre que celui-ci. Après, chacun projette son vécu et sa culture et c’est ça qui est génial dans les interview chansons. Chacun interprète à sa façon. Moi, je n’ai pas cette impression. Libre à chacun de le ressentir comme il en a envie. Moi, je fais toujours en sorte d’écrire de façon à ne jamais figer l’auditeur et le laisser prendre possession les images que je lui mets à disposition pour qu’il puisse les interpréter comme il en a envie. Justement, comment écrivez-vous vos chansons ? Comment vous vient l’inspiration ? Je pars souvent d’une image, c’est très récurrent. C’est souvent une gestuelle ou un regard qui m’inspire l’histoire de quelqu’un. Sur « Larmes de crocodile » par exemple, c’est en allant à un rendez-vous de l’autre côté de la Seine et en traversant un pont que j’ai eu une image qui m’a fait écrire ce morceau. Une jeune femme penchée sur le pont. C’était un jour où il y avait un grand soleil et quelques nuages. Il y avait des découpes de lumière sur son visage. C’est cela qui m’a fait l’imaginer en train de pleurer des larmes géantes, d’imaginer la Seine monter et Paris d’être enseveli sous le désespoir de cette jeune fille. Pourquoi avoir décidé d’enregistrer à Los Angeles ? J’avais adoré Venice Beach mais j’avais bien vu que cela était bien plus compliqué d’y créer du lien social. C’était clairement plus difficile qu’à Cuba mais c’était aussi un choix. J’ai décidé ne pas prendre de voiture comme à Cuba et comme ça de m’éviter de sortir ou de chercher trop à m’amuser. J’ai loué un mini appartement à Venice Beach pour me forcer à travailler et ne pas faire de tourisme. C’était un pur choix d’autodiscipline. Cela dit, le fait d’enregistrer chez le producteur Tony Berg était excitant, car son studio est une espèce d’auberge espagnole. Tous les jours, des musiciens passaient. Il y avait une ambiance amusante, assez bordélique et en même temps très agréable. 13



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