Je Sais Tout n°48 janvier 1909
Je Sais Tout n°48 janvier 1909
  • Prix facial : 1 F

  • Parution : n°48 de janvier 1909

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Publications Pierre Lafitte

  • Format : (170 x 240) mm

  • Nombre de pages : 178

  • Taille du fichier PDF : 117 Mo

  • Dans ce numéro : interview du tsar des Bulgares.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 150 - 151  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
150 151
L'Auto-Shrapnell.. g 1N h\\Al.r. 4 ttei, -_:..-r,t, tom ! LA CONSULTATION — Monsieur, interrompit 31° Oliphant, vous ai-je prévenu que mes consulta lions SC paient au sablier ? (Page 814, col. 2.) qui occupe près de dix-huit cents ouvriers à la fabrication des boîtes en carton pour la colophane... « Manglion n'est pas un paresseux, mais, comme il le dit lui-même, il travaille surtout de la tête. Un de ces hommes, vous savez, qui ont une idée par jour, mais, tout entiers à leurs combinaisons, ne trouvent guère le temps de les exécuter., En un mot, quelqu'un, mais, par malheur, quelqu'un qui n'a pas de chance, c'est incontestable. « Une fois, il avait calculé que de petits titres très bons en soi, mais injustement délaissés par le marché, les Mines d'étain de Sainte-Brigitte, allaient monter comme une soupe au lait à la suite de l'adjudication, par le ministère de la Guerre, de 600.000 couverts et gamelles étamées. Toutes les mines d'étain ont monté. Sainte- Brigitte n'a rien voulu LE DÉPOSITAIRE DE L'AUTO-SHRAPNELL M. Crapoussin était en grande conversation avec un monsieur qui nie parut être un représentant ale commerce. (Page 815, col. 1.) 813 savoir et est restée en bas, les pattes collées. « Pourquoi ? Le monde financier se le demande encore. Une fatalité qui me coûte les quatre mille francs remis à Manglion pour profiter du coup. Nous nous étions associés  : il apportait son « tuyau », comme on dit, moi, mon argent. « Une autre fois, j'ai noyé six mille francs dans. une jolie affaire de prospection. Il s'agissait de poches de guano dont il avait déterminé l'existence dans les Pyrénées parle moyen du seul raisonnement, comme cet astronome, savez, Chose, Vitrier... « — Je sais, m'avait-il dit, qu'il y a des poches de guano dans les Pyrénées. Comment je le sais ? Je le sais, comprends-moi bien, parce que je connais les moeurs des grands oiseaux. « Vous voyez la chose. Naturellement, j'ai fait les
Je sais tout Nouvelle fonds. Eh bien ! il y a été et les poches de guano sont dans les Pyrénées, ainsi qu'il l'avait déduit, comme vous êtes là dans votre fauteuil. Seulement, voilà  : elles se trouvent dans des régions inaccessibles. C'est de la guigne. « On a. beau être riche, on n'aime pas à perdre son argent. Je fus un peu ennuyé. Manglion, lui, ne se laisse jamais abattre. Il rit de son bon rire et me dit  : a— Tant pis. Ce sera pour une autre fois. Au moins, comme ça, nous sommes bien sûrs que personne n'ira fouiller dans nos poches. « Et je ne pus m'empêcher de rire aussi. Une autre fois... » Me Oliphant méditait  : — En somme, ma consultation n'aura pas traîné aujourd'hui. Les clients n'ont pas été trop expansifs. Ce petit-ci est évidemment bien parti, mais quoi ? C'est le diable si, d'ici une demi-heure, il n'est pas vidé, du train qu'il y va... J'aurai encore le temps, avant le dîner, de donner un coup de pied jusqu'à la rue de Babylone, chez ce polisson de petit cordonnier qui m'a l'air de vous établir, le monstre, pour douze quatre-vingt-quinze, des bottines à élastiques fort agréables à l'oeil et de véritable précision... Et, si je peux les avoir pour douze cinquante... « — Une autre fois, poursuivait M. Gabriel Derriberry, nous avons raté un coup de Bourse superbe qu'il avait pourtant rudement bien combiné. Autant que je l'ai compris, car je suis une idée rétif à ces choses-là, on achetait à prime en vendànt ferme et puis, pour se couvrir, on vendait à prime et on achetait ferme. Le jour de la liquidation, nous nous apprêtions à palper de jolies différences, quand on annonça brusquement le départ du Président pour les Pays Scandinaves. A cette nouvelle, tout dégringole  : les vendeurs à découvert se rachètent ; les acheteurs de ferme se revendent, et je bois le fort bouillon. « Cette fois, Manglion était désespéré. Il était comme un lion ; il trépignait ; il ne cessait de se lamenter  : « — Que je ne gagne pas, ce n'est encore rien, mais c'est que tu perdes !... Charmante soirée ! « Il a bon coeur ; c'est indéniable. Il voulait se tuer, positivement. J'ai eu un mal à l'en empêcher I... Si je vous raconte tout cela, c'est pour bien vous montrer que je n'avais aucune raison de me défier de ce garçon que je connaissais depuis toujours. Je ne suis pas un enfant, tout de même... 814 — Monsieur, interrompit Me Oliphant, vous ai-je prévenu que mes consultations se paient au sablier ? — Au sablier ? — C'est-à-dire qu'au moment où vous prenez place, je retourne ce sablier que vous voyez et dont l'écoulement mesure exactement dix minutes. Le voici presque à bout et cela coûte un louis. Je l'ai déjà retourné deux fois. Je vais le retourner encore ; qu'en pensez-vous ? - Retournez, maître, aussi souvent qu'il le faudra. — Parfait ! parfait ! Le tout, n'est-ce pas ! est de savoir, conclut placidement l'homme de loi. Il retourna le sablier avec une dextérité de prestidigitateur, ajouta un cran sur sa fiche et, comme son fauteuil à vis s'aggravait d'un système de bascule, il commença d'osciller fougueusement, cosaque de bureau, sabrant et pointant en avant, en arrière, à droite, à gauche. M. Derriberry parlait toujours  : U ". L'AUTO-SHRAPNELL " SE PRÉSENTE ET FAIT DES SIENNES — C'est vers cette époque que me vint le goût de l'automobile. Quelle marque prendre ? Je savais qu'il y faut regarder à deux fois lorsque, comme moi, on entend ne pas être berné. Le mieux était de m'adresser à quelqu'un de confiance dont la compétence n'eût aucun intérêt à me fourvoyer. Je questionnai donc Manglion, qui est un peu inventeur et se connaît à tous ces machins-là, les cylindres, les bougies, les magnétos, les soupapes... « — Je vois ce qu'il te faut, me dit-il. C'est une bonne petite voiture bien maniable, jolie, fine, élégante, forte et vite, en un mot « une bagnole qui soit un peu là ». « La conversation de Manglion est tout émaillée de ces marguerites populaires débitées avec un accent gouailleur et parisien qui m'amuse follement. « — C'est cela même, lui répondis-je. « — T'as vu ça de ta fenêtre ? Eh bien ! petit, paie-toi une Auto-Shrapnell et tu m'en écriras. Je vais t'arranger ça. « Le nom de la marque m'était familier, comme à tout le monde. Qui n'a lu ces immenses affiches  : L'Auto-Shrapnell fusille la route. — Demandez à votre marchand d'autos pourquoi l'Auto-Shrapnell est celle qu'il préfère vendre. — Quand vous aurez eu une Auto-Shrapnell, vous n'en voudrez plus d'autre.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 1Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 2-3Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 4-5Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 6-7Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 8-9Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 10-11Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 12-13Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 14-15Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 16-17Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 18-19Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 20-21Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 22-23Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 24-25Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 26-27Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 28-29Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 30-31Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 32-33Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 34-35Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 36-37Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 38-39Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 40-41Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 42-43Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 44-45Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 46-47Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 48-49Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 50-51Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 52-53Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 54-55Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 56-57Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 58-59Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 60-61Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 62-63Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 64-65Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 66-67Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 68-69Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 70-71Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 72-73Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 74-75Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 76-77Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 78-79Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 80-81Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 82-83Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 84-85Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 86-87Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 88-89Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 90-91Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 92-93Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 94-95Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 96-97Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 98-99Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 100-101Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 102-103Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 104-105Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 106-107Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 108-109Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 110-111Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 112-113Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 114-115Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 116-117Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 118-119Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 120-121Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 122-123Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 124-125Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 126-127Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 128-129Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 130-131Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 132-133Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 134-135Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 136-137Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 138-139Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 140-141Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 142-143Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 144-145Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 146-147Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 148-149Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 150-151Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 152-153Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 154-155Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 156-157Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 158-159Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 160-161Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 162-163Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 164-165Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 166-167Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 168-169Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 170-171Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 172-173Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 174-175Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 176-177Je Sais Tout numéro 48 janvier 1909 Page 178