Jardin Magazine n°33 aoû/sep/oct 2010
Jardin Magazine n°33 aoû/sep/oct 2010
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°33 de aoû/sep/oct 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (150 x 210) mm

  • Nombre de pages : 132

  • Taille du fichier PDF : 56,5 Mo

  • Dans ce numéro : jardiner de A à Z.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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& « Guide pratique de l'alimentation bio » l n'y a rien à faire, un produit cultivé selon les normes biologiques revient plus cher à produire, tout simplement parce qu'il a des rendements inférieurs. Pour peu que l'on souhaite apposer le logo AB ou le nouveau logo européen, cela entraîne des coûts supplémentaires. Pourquoi plus cher ? Les produits bio peuvent être de 10 à 30% plus chers que les produits conventionnels. Cette différence de prix s'explique souvent par des coûts de production, de transformation et de logistique plus élevés. C'est le prix de la qualité ! • Des coûts de production plus élevés Les rendements sont moins importants en culture végétale bio qu'en conventionnelle (car on n'utilise en bio ni engrais de synthèse, ni pesticides), et la croissance des animaux est plus lente. Le mode de production biologique nécessite également plus de main-d'oeuvre (surveillance des cultures pour déceler les maladies, désherbage manuel...). Pour couvrir ces frais de production plus élevés, le producteur bio doit donc vendre ses produits un peu plus chers. Les limites du « manger bio 48. ne n°33 Le bio est en vogue. Pas simplement chez les verts et les écolos de la première heure, mais aussi chez chacun d'entre nous. Nous souhaitons tout simplement manger mieux en sachant pertinemment que si nous soignons notre alimentation, nous protégeons également notre santé, du moins c'est ce que les médecins ne cessent de nous répéter. Mais comment faire lorsqu'il est impossible de dépenser plus sur le budget alimentation, ce qui revient à poser les limites du « manger bio » ? Il existe bel et bien des solutions. Petite enquête...• Des coûts de transformation plus importants D'abord, les quantités de produits transformés ne permettent généralement pas d'économie d'échelle : les volumes sont beaucoup plus faibles que pour un produit industriel classique. Par ailleurs, les ingrédients d'origine agricole doivent être biologiques à 95% et les additifs chimiques sont interdits. Il faut donc utiliser des additifs naturels qui coûtent plus cher, car ils ne sont pas produits à grande échelle.• Plus de coûts de logistique et de distribution Les filières bio sont moins organisées que les filières conventionnelles : les volumes sont plus faibles, les circuits longs, donc les coûts de transport plus élevés, et la rotation des stocks est limitée. Au niveau des points de vente, là encore, la rentabilité est moins bonne. Les magasins sont souvent petits (petits supermarchés, superettes et petites boutiques), ils travaillent sur de petits volumes dont les stocks tournent moins vite. Pour vivre, ils doivent donc appliquer des marges plus élevées que celles de la distribution conventionnelle, notamment celles des hypermarchés.• Le coût de la certification Il ne faut pas oublier le coût du contrôle : chaque acteur de la filière doit subir un contrôle au minimum une fois par an (agriculteur, éleveur, transformateur, distributeur...). Ces contrôles, réalisés par des organismes certificateurs indépendant tels que Ecocert, sont indispensables à la certification bio, que le produit soit porteur du label AB ou non. Et bien sûr, la certification et les contrôles ont un coût, qu'il faut bien répercuter sur le produit. C'est le prix de la confiance.• Une demande supérieure à l'offre En France, actuellement, nous sommes dans une situation de pénurie de matières premières dans le secteur du bio. Nous avons ainsi recours massivement à l'importation : 50% des produits bio consommés en France sont importés, notamment d'Italie et d'Allemagne. Quand la demande est supérieure à l'offre, les prix montent... CQFD Comment dans ces conditions parvenir à trouver des endroits où consommer du bio à prix réduit ? Quelques solutions• Ne pas négliger la distribution classique, qu'il s'agisse d'hypermarchés
ou de supermarchés. On trouve ainsi des boissons au soja bio chez Leader Price, des oeufs bio chez Auchan qui ne sont pas hors de prix. Privilégier les circuits courts : Les AMAP Les Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne sont l'un des moyens utilisés pour aider l'agriculture paysanne et biologique à survivre face aux grands de l'industrie. En étant en relation directe avec le client, les paysans peuvent ainsi vendre leurs produits à des prix extrêmement intéressants par rapport à ce que l'on trouve en grande distribution et surtout en évitant une partie de la chaîne logistique. On n'y trouve pas que des fruits et légumes, mais aussi de la viande, ainsi que des produits laitiers tels que lait, fromages, fromages frais. Les Amap prennent également en compte les foyers dont les revenus sont faibles : il est ainsi possible de négocier le paiement au mois, ou la réduction du prix du panier en échange dune aide à la production. Consulter le site www.reseau-amap.org pour trouver s'il y a une AMAP près de chez vous ou pour en créer une, pourquoi pas ? Mode de fonctionnement d'une Amap Le consommateur prend des engagements en adhérant à une AMAP : - Payer sa part de la récolte à l'avance, - Venir chercher son panier selon les lieux et horaires définis en début de saison, - Communiquer sur les améliorations à apporter, - Partager ses idées. Le producteur, quant à lui, doit : - Produire une diversité de légumes et autres articles, - Livrer en temps et en heure, - Communiquer sur des problèmes éventuels, - Expliquer le travail aux partenaires, - Prendre en compte les remarques des partenaires. Plan d'action pour les circuits courts de production et de commercialisation En avril 2009, Michel Barnier, alors ministre de l'Agriculture et de la Pêche, a annoncé un plan d'actions qui reconnaît de fait le développement de ce type de distribution. En tout, ce sont 14 mesures qui ont été prises autour de 4 axes : - Améliorer les connaissances sur les circuits courts et les diffuser. - Adapter la formation des agriculteurs de la production à la vente. - Favoriser l'installation d'agriculteurs en circuits courts. - Mieux organiser les circuits courts. Plus d'info sur hftp://agriculture.gouvir Si l'on vit à la campagne ou qu'une ferme ou un agriculteur sont à moins d'une vingtaine de kilomètres, prendre contact avec la ferme pour pouvoir s'approvisionner ne fût-ce qu'une fois tous les quinze jours. Inutile d'ailleurs que les produits soient nécessairement bio, car de nombreuses fermes travaillent de façon naturelle et vendent sur place, sans pour autant entrer dans le bio en termes de label.• Les marchés La plupart des grands marchés ont leur paysans, bio ou pas, mais qui vendent en direct. Il ne s'agit pas là des forains professionnels, qui achètent au MIN. On trouve ainsi toutes sortes de courges et potirons aux formes bizarres, car elles ont grandi un peu comme elles peuvent, vendues pour un euro le kilo et qui font d'excellentes soupes. Idem pour les autres produits à condition qu'ils soient bien entendu « de saison ». Changer sa façon de faire Le problème reste quand même épineux et toutes les personnes qui veulent consommer bio ne peuvent pas toujours trouver de solutions simples. Car il convient aussi de changer de point de vue lorsque l'on veut véritablement passer au bio. En effet, il ne s'agit nullement de prendre les mêmes produits et de les acheter bio. Il faut réfléchir à un véritable changement d'alimentation, ou pour le moins un changement de certaines habitudes, pour parvenir à un budget identique au niveau du porte-monnaie. La bonne adresse sur'toile Voici un site qui propose des recettes bio et pas chères. www.nouvellecuisinebio.com 1.0 viande : Ainsi, tout le monde nous le dit, les sociétés occidentales consomment trop de viande, en particulier rouge. Voici donc venir le temps de revoir cela à la baisse. En fonction de notre âge, manger de la viande deux voire trois fois par semaine peut être suffisant. Il suffit de compenser avec des protéines végétales, mais aussi du poisson ou des fruits secs (ex : amandes), même s'il ne s'agit que de conserves.•e•.:. Cuisiner : De même, pour faire des dC• économies, il faut cuisiner plus avec des matières premières bio et acheter moins de plats cuisinés qui reviennent souvent plus chers, en particulier si l'on a une famille nombreuse. Une bonne quiche se fait en deux temps trois mouvements et accompagnée d'une salade et de quelques pommes de terre (s'il y a de grands mangeurs), voici un repas sain et peu onéreux. Moins de produits laitiers : Halte.• sur les produits laitiers ! Ils reviennent très chers sur le budget annuel, les desserts sont caloriques, les allégés aussi chers que le bio, et pour finir, comme pour la viande, nous en consommons beaucoup trop par rapport à nos besoins. Revenir à des doses réduites ne peut qu'être positif. Manger moins raffiné et plus complet : Manger des céréales complètes. Faites une petite expérience, si possible sur un grand ado qui revient d'une séance de foot : donnez lui des pâtes (tout le monde aime les pâtes !) normales une semaine, et des pâles complètes bio la semaine suivante : vous verrez immédiatement qu'il est bien plus rapidement rassasié dans le second cas, et que la quantité consommée est bien moindre. Vous voyez, si nous le désirons vraiment, nous pouvons tous avoir une alimentation équilibrée et privilégier certains produits biologiques à des prix raisonnables. Une fois encore, le tout, c'est de le vouloir ! ■ Jardin magazine n°33



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