Inform@ctions n°66 nov 19 à avr 2020
Inform@ctions n°66 nov 19 à avr 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°66 de nov 19 à avr 2020

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Fédération des Investisseurs Individuels & des Clubs d'Investissement

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : une stratégie nationale pour l'éducation financière?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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explique Frédéric Zablocki, fondateur d’Entrepreneur Venture. Cela recouvre une grande diversité d’investissements, avec des niveaux de rendement et de risques très variables, le plus souvent dans des PME, mais pas seulement. » Plus risqués et souvent bloqués de longues années, ces placements ont pourtant du mal à percer auprès du grand public, malgré les coups de pouce de l’Etat. Dans ce contexte, la loi Pacte arrive à point nommé pour raviver le goût des épargnants pour les PME. Elle a redynamisé entièrement le PEA-PME, avec un plafond relevé et des possibilités de diversifications à la fois élargies et plus sécurisantes que les seules actions de PME cotées. Elle encourage aussi fiscalement la diversification des nouveaux plans d'épargne-retraite (PER) dans les PME. e signe le renouvellement de lFépargne retraite Investir a consacré un dossier détaillé au tout nouveau plan d’épargne retraite, entré en vigueur le 1er octobre et destiné à remplacer dans un an tous les produits actuels. Un enjeu d’importance. En effet, avec ses 230 milliards d’euros d’encours, l’épargne retraite fait bien pâle figure face aux 1 730 milliards de l’assurance-vie. Instauré par la loi Pacte, le PER se veut plus souple, plus simple à comprendre pour l’épargnant et portable. « L’épargne retraite, c’est désormais un dispositif général dont les droits sont transférables pour s’adapter à la pluralité des parcours professionnels du titulaire, même s’il change d’entreprise ou passe d’un statut salarié à un statut libéral ou inversement », explique Christine Valence, ingénieur patrimonial chez BNP Paribas Banque Privée. Désormais, avec le PER la liberté est totale pour l’épargnant à la sortie et il peut aussi récupérer ses économies en cours de vie professionnelle. Seule la fiscalité à la sortie n’est pas forcément avantageuse. Reste à voir si l’objectif du gouvernement de réorienter les économies des Français, en particulier des plus jeunes, vers les entreprises sera atteint. es réunions dFactionnaires i en 29 janvier 25 mars 28 mars 4 juin 12 juin 13 juin 17 juin 18 juin 19 juin 25 juin 27 juin Artea et Cogelec Valbiotis Atenor, Interparfums et Solvay Edenred, Française de l’Energie et Thermador Air Liquide et Vivendi L’Autorité des marchés financiers Michelin Michelin et Total Eurazeo et L’Oréal Gecina, Lisi et Thermador L’Oréal et Saint-Gobain Paris Paris Paris Rennes Bordeaux Rennes Paris Lille Annecy Toulouse Lille 16 septembre Air Liquide et Faurecia 23 septembre Edenred, Groupe Seb et Tikehau Capital 30 septembre L’Autorité des marchés financiers Tours Strasbourg Strasbourg 8 octobre 10 octobre 16 octobre 21 octobre 24 octobre 26 novembre 27 novembre 2 décembre 4 décembre 9 décembre 17 décembre 18 décembre Cie des Alpes, Gecina et L’Oréal Air Liquide et Groupe Seb Atenor, Interparfums et Wavestone Orange et Française de l’Energie Cie des Alpes, Interparfums et Tikehau Capital Engie et Orange Air France KLM, Eurazeo et Française de l’énergie Edenred et Faurecia L’Oréal et Safran Renault, Tikehau Capital et Vilmorin & Cie Michelin, Natixis et Tikehau Capital Bouygues, Edenred et Michelin Lyon Grenoble Lyon Bordeaux Paris Nantes Lille Marseille Strasbourg Toulouse Nancy Reims Ils so1tiennent la F2iC Novembre 2019 - N°66 - INFORM@CTIONS <>
MARCÉS au% n'atis, un teur pur aurse Aux côtés de l’Allemagne et du Japon, la France est, depuis le 25 juin, l’un des trois pays du G7 à emprunter à dix ans à un taux négatif. Un phénomène inédit. S’il s’agit d’une aubaine pour les finances publiques, les épargnants ne peuvent pas en dire autant qui voient les rendements de leurs chers contrats d’assurance-vie fondre à un rythme inquiétant. Tous les schémas sont à revoir ! <4> Novembre 2019 - N°66 - INFORM@CTIONS Aldo ic1rani, Délég1é général de la F2iC Si une chose est certaine dans le monde de l’épargne, c’est que les rendements des contrats d’assurance-vie en euros vont encore sensiblement baisser cette année. Selon GoodValueFor Money.eu, le taux moyen des fonds en euros classiques pour 2019 devrait s'établir entre 1,40% et 1,50%, contre 1,67% l’année précédente. Un coup dur pour des épargnants très attachés à ces contrats qui assurent une garantie du capital, de la liquidité et un rendement encore deux fois plus élevé que celui du Livret A. Mais pour combien de temps encore ? Certes, la collecte nette reste dynamique - 14,7 milliards d’euros à fin août, en hausse de près de 20% sur un an – trop dynamique même alors que les assureurs ont toujours autant de mal à pousser leurs clients vers les contrats libellés en unités de compte, pourtant censés être plus rémunérateurs sur le long terme. Mais sans garantie du capital et, pour beaucoup d'entre eux, très investis en actions, ce qui peut rebuter les épargnants en cas de forte volatilité des marchés boursiers. D’où une part qui plafonne à 24% des cotisations brutes. Nous sommes bien loin des 30% atteints avant l'été 2018. Mais la dégringolade boursière du second semestre 2018 a laissé des traces. A e monde du fonds en euros roi est terminé B Cependant, les épargnants pourraient bien ne pas avoir le choix et devoir se tourner contraints et forcés vers des placements plus risqués. Banques et compagnies d’assurance ont déjà tirés le signal d’alarme, les premières menaçant de pénaliser les dépôts trop importants, les secondes annonçant que « le monde du fonds en euros roi est terminé, » pour reprendre les mots de Generali. Difficile pour l’assureur italien, rejoint par son homologue allemand Allianz, de continuer à promouvoir un produit aussi généreux dans les conditions actuelles de marché. « Si la situation perdure, les assureurs ne pourront tout simplement plus garantir le capital ou verser un rendement garanti sur les fonds en euros traditionnels, prédit Olivier de Berranger, directeur des investissements à la Financière de l’Echiquier. C’est pour cette raison que tout est fait pour dissuader les épargnants de se diriger vers les fonds en euros traditionnels, et que les alternatives proposées – immobilier, fonds euro-croissance, unités de compte financières ou encore private equity – ont deux points communs  : réduire le risque bilanciel pour l’assureur et proposer une espérance de rendement à long terme non nul ou négatif pour l’épargnant. » st-ce une si mauvaise nouvelle Il faut donc s’attendre à des bouleversements dans l’allocation de l’épargne dans les mois et les années qui viennent. Si ce n’est pas par goût, du moins par intérêt, l’épargnant doit désormais accepter le risque s’il veut se donner la possibilité d’obtenir un rendement à terme supérieur à l’inflation, sans quoi l’érosion de son capital sera certaine. Or, on le sait, les Français sont des fourmis championnes de l’épargne. A la fin du premier trimestre 2019, leurs placements financiers s’élevaient, selon la Banque de France, à 5 154 milliards. Si l’on retire les actions non cotées, l’épargne dite « liquide » atteint 4 117 milliards. Une somme colossale. Or, la part des placements sans risque représente 81% de l’épargne liquide. Dans leur très grande majorité, les Français laissent leur argent dormir sur des comptes bancaires pas ou peu rémunérés (1 590 milliards) ou le placent dans des contrats d’assurance-vie en euros (1 625 milliards) dont nous avons vu plus haut combien ils rapportaient peu. Rappelons qu’à 10% de rendement, un placement double en 7 ans, en 10 ans à 7% et qu’à 0,75% (le taux actuel du livret A) il double en… 93 ans ! Stoc. pic.ing et approche long terme Le moment semble donc bien choisi pour se repositionner vers les unités de compte, c’està-dire des actifs qui rapportent davantage (actions, immobilier, devises, matières premières, etc.), mais sans protection du capital investi. « Dans le contexte actuel de taux bas, les marchés actions offrent encore une



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