Inform@ctions n°66 nov 19 à avr 2020
Inform@ctions n°66 nov 19 à avr 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°66 de nov 19 à avr 2020

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Fédération des Investisseurs Individuels & des Clubs d'Investissement

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : une stratégie nationale pour l'éducation financière?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Trois -1estions 5 Eric inon, président de l’Association #rançaise de la gestion #inanci8re AFG 1. La 3uestion du déficit d’éducation financi ? re des épar*nants sem%le prise d’une acuité soudaine. u’est-ce 3ui expli3ue cette mo%ilisation inédite des acteurs en France et en Europe Eric Pinon – L’environnement est actuellement propice à la mobilisation des acteurs en France et en Europe et ce pour plusieurs raisons  : la volonté politique d’une plus forte généralisation de l’épargne retraite requiert un accompagnement des épargnants dans la détermination de leurs engagements de long terme. En France, les réformes de la fiscalité et la promulgation de la loi Pacte ouvrent la voie à une réorientation de l’épargne. Au niveau règlementaire, les nouvelles règles relatives au conseil en investissement et à la distribution des produits financiers (MIF II…) imposent aux acteurs une connaissance plus fine des investisseurs et une transparence accrue en matière d’information ; la progression du digital facilite la personnalisation du parcours de l’épargnant en lui proposant des informations plus adaptées ; et enfin l’apparition d’une nouvelle génération d’épargnants qui souhaitent donner du sens à leur épargne et comprendre l’impact de leurs placements financiers. Le constat est qu’aujourd’hui, du fait de la persistance de taux très bas, la majeure partie du patrimoine financier des Français, investi sur des livrets bancaires et des contrats d’assurance-vie en euros, offre une rémunération réelle négative. Le déficit de culture financière introduit un biais dans l’allocation de l’épargne, il génère une aversion au risque excessive pénalisante. Notre conviction est qu’un développement de l’éducation financière aura un impact positif sur la diversification des portefeuilles, sur l’allongement de l’horizon de placement, sur la capacité des épargnants à raisonner en termes d’objectifs d’épargne et à comprendre la rentabilité potentielle à l’échéance d’un investissement pour bénéficier ainsi des retombées d’une économie mieux financée. L’objectif de l’AFG, via la publication de son Livre Blanc, est de donner aux épargnants des clés de compréhension afin qu’ils soient davantage acteurs de leur épargne en améliorant la qualité du dialogue avec les conseillers et les distributeurs pour permettre une meilleure adéquation des solutions d’épargne avec leurs besoins aux différentes étapes de leur vie. 2. Le livre% lanc 3ue l’AF pointe é*alement l’insuffisance d’éducation des intermédiaires. Pour3uoi et comment réconcilier les impératifs commerciaux aux% esoins réels des épar*nants EP – Les intermédiaires financiers, réseaux et indépendants, sont les principaux collecteurs d’épargne et souvent les premiers interlocuteurs des Français sur les questions d’épargne. Les propositions de l’AFG visent à adapter la certification AMF et la formation continue aux caractéristiques métiers des conseillers financiers et commerciaux. Lorsque l’intermédiaire conseille son client, il doit prendre en compte l’existence et l’importance de certains biais comportementaux qui influenceront sa décision d’investissement, basée sur ses anticipations de rendement et de risques. Son rôle est de l’accompagner pour l’aider à choisir une solution d’épargne la plus adaptée à ses besoins. La Directive MIF II requiert des acteurs financiers qu’ils développent un lien plus étroit en termes de partage de connaissance et de diffusion d’informations avec les clients. Ainsi, lors du profilage client (KYC), l’épargnant doit fournir des informations sur ses connaissances et expériences en matière d’investissement, sa situation financière, sa capacité à subir des pertes, sa tolérance au risque, et ses objectifs et besoins. Selon la manière dont les questions sont posées, la perception sur la notion de « risque » et de capacité à subir des pertes peut se révéler plus ou moins anxiogène. Une perception excessive du « risque » peut limiter l’offre et aboutir à une proposition d’investissement non optimale relativement aux besoins du client. La notion d’appétence pour le risque est au cœur du dispositif. La réglementation doit permettre effectivement à l’intermédiaire et à l’épargnant de mesurer correctement cette appétence. Une recommandation de l’AFG, concerne l’élaboration d’un modèle de Place standardisé de recueil de données des investisseurs. D’une part, des questions normalisées et devenues familières, pourraient réduire l’appréhension des épargnants face à un univers abscons. Cette stabilisation et simplification contribueraient à améliorer leur éducation financière. D’autre part, cette standardisation multimétiers devrait s’accompagner d’une portabilité entre professionnels qui assurerait la fluidité des processus d’entrée en relation. Les moyens technologiques actuels (digitalisation, coffre-fort électronique, blockchain…) peuvent permettre cette portabilité avec la sécurité et la fluidité nécessaire.. Le développement et la promotion d’outils péda- *o*i3ues 3ue vous préconise ; peuvent-ils suffire à contrecarrer le C% ruit D et l’intox tr ? s présents dans le monde numéri3ue de l’épar*ne EP – Les nouvelles technologies et médias de communication créent pour les épargnants à la fois des opportunités et des risques nouveaux. Le digital a bouleversé la société, et par conséquent les modes de consommation ont évolué. Les formats ludiques et participatifs offerts par le digital et l’intelligence artificielle permettent aux épargnants d’enrichir leurs expériences d’investissement. Ils sont une composante essentielle de l’appropriation par les épargnants des enjeux liés à leurs investissements par rapport à leurs situations et objectifs personnels. Ces nouveaux outils permettent une meilleure diffusion des connaissances financières et offrent à l’épargnant la possibilité de se mettre en situation réelle en comparant les différentes options d’investissement qui lui sont offertes. Les outils conversationnels créent une relation directe et personnalisée et permettent d’apporter du conseil pendant toute la période d’investissement et de comprendre le comportement des épargnants. Toutefois, cet accès facilité à l’information financière et aux produits financiers fait également appel à une exigence plus forte en matière de connaissances financières. Si une partie de la décision financière est transférée de l’intermédiaire financier à l’épargnant, il devient plus important pour l’épargnant de maitriser les concepts financiers de base. Par ailleurs, si les outils d’évaluation des besoins et du risque sont mal utilisés, l’épargnant ne se verra pas proposer les solutions d’investissements les plus adaptées à ses besoins. Le rôle des intermédiaires financiers évolue donc également avec la diffusion de la digitalisation  : mode et contenu de communication adaptés à la typologie du client, renforcement des outils d’amélioration de l’expérience client, et attention portée à la satisfaction des besoins de clients consommateurs de produits financiers. Enfin, pour développer au plus tôt les compétences financières des épargnants et contrecarrer la désinformation présente sur le net, l’AFG recommande de renforcer l’éducation financière dans le parcours scolaire par la création de ressources pédagogiques et ludiques (vidéos, jeux…) qui pourront s’intégrer dans des modules de formation dispensés chaque année aux élèves de l’enseignement secondaire et ce, en s’insérant dans la stratégie nationale d’éducation financière. D"" ! Novembre 2019 - N°66 - INFORM@CTIONS <1>
PÉDAGOGIE L’art e a perrance La Bourse est la même pour tout le monde, le marché immobilier aussi. Pourtant, certains y gagnent un peu d’argent, d’autres pas du tout, d’autres beaucoup. D’où vient la différence ? Savez-vous que le principal moteur d’enrichissement avec les placements boursiers ou immobiliers est tellement simple, que pratiquement tout le monde regarde ailleurs ? pierrepapier.fr <14> Novembre 2019 - N°66 - INFORM@CTIONS G14 Mart4 résident-#ondate1r de pierrepapier#r Je vais prendre un premier exemple avec la Bourse. Nous savons tous qu’elle a été médiocre entre 2007 et 2017. Le CAC 40, qui représente le fleuron des valeurs françaises, était à 5614 fin 2007, et à 5312 fin 2017. Une petite baisse de 5%. Ce n’est pas dramatique en soi, mais cela représente en fin de compte un terrible surplace pendant une longue période de dix ans. La conclusion habituelle est qu’il aurait mieux valu faire autre chose. - "ne mauvaise ourse Eh bien non, car voici la surprise  : vous auriez-pu faire une très belle performance ! Oui, pendant cette période-là, avec cette Bourse-là, sans connaissance boursière particulière. Avec 100 000 euros en 2007, en les investissant en Bourse selon une méthode toute simple, vous auriez pu avoir un peu plus de 170 000 euros en début 2018. Vous auriez même pu, nous le verrons aussi, doubler votre mise ! Mais justement, il fallait regarder dans la bonne direction. agner de lFargent en ourse Oublions les compétences boursières, ne nous posons pas la question de savoir si les actions sont un bon placement ou non, surtout ne nous posons pas la question de savoir si c’était le moment ou non de s’y intéresser en 2007. Si vous acceptez, ne serait-ce que pendant quelques instants, de vous mettre en position de modestie totale, vous allez vite comprendre qu’il y a une « intelligence du jeu », et qu’elle est facile à mettre en pratique. D’accord, ce n’était pas le moment d’acheter des actions en 2007, car la grande crise de 2008 est survenue juste après. Mais en 2007 on ne le savait pas ! Voici deux règles de base que respectent ceux qui gagnent dans la durée  : Premi ? re r ? *le. Un bon investisseur sait qu’il ne sait jamais si c’est le bon moment ou pas, donc il s’en moque ! Deuxi ? me r ? *le. Comme il ne sait pas si c’est le bon moment ou pas, il va mettre ce « non-savoir » au cœur de sa stratégie. Et voici ce qu’il fallait faire. Vous aviez, pour une raison ou pour une autre, de l’argent à placer en 2007 et, pour une raison ou pour une autre, vous vous êtes dit  : pourquoi ne pas mettre 100 000 euros en Bourse ? Jusquelà, parfait. Mais à ce point, il y avait un embranchement. Un chemin vers l’erreur, un autre vers la réussite. Partons de votre décision d’investir 100 000 euros en Bourse en 2007, et regardons ce que vous pouviez faire  : Soit les investir, purement et simplement. Mais c’était faire comme si vous saviez que c’était le bon moment, ou du moins que vous l’espériez. Erreur tragique. Ou à la rigueur, coup de dés  : tout aurait pu bien se passer… il est juste arrivé que le destin en décide autrement. Soit tenir compte du fait qu’on ne sait jamais si c’est le bon moment ou pas, et décider de mettre vos 100 000 euros en plusieurs fois. Par exemple 10 000 euros chaque année, pendant 10 ans. Donc une première fois à la fin de l’année 2007, puis une deuxième fois à la fin de l’année 2008…aïe ! La Bourse a perdu 40%, le monde s’effondre. Nouvel embranchement  : soit vous vous dîtes que vous savez que ce n’est plus le moment,



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