Inform@ctions n°64 nov 18 à avr 2019
Inform@ctions n°64 nov 18 à avr 2019

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 24 - 25  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
24 25
cette voie, en leur confirmant la faisabilité légale d’apport d’affaires. » des porteurs de projet encore à convaincre ? Le financement participatif a su séduire certains promoteurs immobiliers, essentiellement via des opérations de refinancement de fonds propres 7 et donc via une possibilité d’accroissement de la vitesse de mise en œuvre de nouvelles promotions. Mais les plateformes semblent encore avoir trop peu de projets à soumettre. Pourtant, dès 2016, on a pu constater une évolution dans la typologie de projets 8  : à la promotion résidentielle se sont ajoutées des opérations de marchand de biens, d’aménagement, de commerce, d’hôtellerie, de logistique ou de bureaux… Un élargissement qui n’a visiblement pas suffi à couvrir les besoins d’une demande en progression, notamment en raison de l’entrée sur le marché des investisseurs institutionnels, en à la recherche de rendement. Si cette intrusion revêt certains avantages, car elle est de nature à rassurer et à sécuriser les investisseurs particuliers, on peut déplorer un manque de transparence de la majorité des plateformes en ce qui concerne le niveau réel de la participation des investisseurs professionnels dans les projets financés… En tout état de cause, cela pourrait expliquer tout l’enthousiasme à vouloir relever le plafond des levées de fonds à 8 M € 9, et ainsi à donner accès au financement de nouvelles catégories de projets immobiliers. » un objectif de collecte de 200 M € sur 2018 ? Ainsi le crowdfunding, peut-être à marche forcée, semble s’écarter de sa définition originelle, et profiter de nouvelles typologies d’investisseurs et de projets. Cependant, d’autres éléments peuvent venir contrarier le développement du nombre de projets financés  : les contraintes du marché de l’immobilier. Car il faut également tenir compte de ce point essentiel qu’est le dynamisme du sous-jacent. Or, selon le ministère de la Cohésion des territoires, le premier semestre 2018 est marqué par un assèchement de l’offre, avec une baisse des mises en chantier et une diminution des constructions autorisées. Un climat qui n’est pas de nature à résoudre la problématique du sourcing des projets à financer… On peut en revanche espérer que la diversification des typologies de projets continue à œuvrer. De ce point de vue, la loi ELAN représente une opportunité pour les marchands de biens puisqu’elle permet d’ajuster les normes techniques pour faciliter les opérations de reconversion de bureaux en logements, de remplacer la demande de permis de construire par une autorisation de travaux, d’introduire un bonus de 14,6 Projets immobiliers en crowdfunding 84,3 2,6 (millions € ) 303 constructibilité de +30% pour assurer l’équilibre économique de l’opération, et enfin, suivant les casde ne pas rendre nécessaire la quote-part de 25% de logements sociaux. » une nouvelle concurrence Source  : HelloCrowdfunding D’autres facteurs, au-delà du cadre national, doivent également être pris en compte  : le plan d’action FinTech de la Commission européenne, qui prévoit la création d’un statut pan-européen. Cette nouvelle réglementation pourrait permettre l’arrivée sur le marché français des Contech – start-ups technologiques liées à la conception, au chantier de construction ou de rénovation d’un bien immobilier – et des Proptech – start-ups liées à la commercialisation, gestion et utilisation d’un bien immobilier – étrangères, beaucoup plus développées que les plateformes françaises. Ce qui constituerait pour ces dernières – qui souffrent d’une surcapacité, d’une fragmentation de l’offre, et se différencient actuellement très peu les unes des autres – un danger immédiat mais sans doute salvateur à terme. Les plateformes françaises de crowdfunding immobilier, qui ont certes bouleversé la chaîne de valeur du secteur de l’immobilier, vont donc désormais être concurrencées par une myriade de jeunes entreprises qui, à la différence de nos acteurs nationaux, combinent plusieurs nouvelles briques technologiques (du BIM ou building invesment modeling, à la blockchain, en passant par les « asset back token ») et proposent de nouveaux modèles économiques. N’est-ce pas le moment, pour nos plateformes de crowdfunding, de devenir de véritables acteurs de la Real Estech ? 4 projets en collecte 430 projets en cours 24 projets en retard 235 projets remboursés (7) Etude « Le crowdfunding immobilier  : son fonctionnement, ses enjeux, ses défis », C. Magnier-C. Mahinc, déc. 2015. (8) Etude « Entre attractivité et risques  : quel avenir pour le crowdfunding immobilier ? », C. Magnier-C. Mahinc, juin 2017. (9) Nouveau règlement Prospectus  : projet d’un relèvement à 8 millions d’euros du seuil national en dessous duquel une offre de titres financiers ne donnerait pas lieu d’établir un prospectus européen. Investir autrement Novembre 2018 - N°64 - INFORM@CTIONS <23>
LA VIE DE LA FÉDÉRATION Loi Pacte  : l'Assemblée Nationale adopte le PEA jeunes pour les 18-25 ans et assouplit les règles du PEA. « Les données fournies par ce questionnaire sont conservées dans un fichier propriété de la F2iC et utilisées exclusivement en conformité avec la Loi Informatique et Libertés n°78-17 du 6 janvier 1978. La F2iC vous rappelle que vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification ou de suppression des données qui vous concernent (article 34 de la Loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978). Vous êtes susceptible de recevoir des informations concernant des manifestations organisées par la F2iC et/ou ses partenaires. » <24> Novembre 2018 - N°64 - INFORM@CTIONS Aldo Sicurani La Fédération des investisseurs individuels et des clubs d’investissement (F2iC), promoteur de l’idée du PEA Jeunes dès 2016, se félicite de la création d’un PEA pour les 18-25 ans. Elle remercie chaleureusement le gouvernement qui permet ainsi l’émergence de ce précieux outil d’éducation financière et contribue au développement de l’épargne utile favorisant la croissance économique de notre pays, Cette formule était, en février 2018, l’une des propositions phares exprimées par la Fédération dans le cadre de ses contributions au Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE). Cette proposition concrète contribuera à dynamiser l'économie de notre pays et à revitaliser l'actionnariat individuel. Charles-Henri d’Auvigny, président de la F2iC se réjouit de cette mesure  : « Je remercie chaleureusement Madame Nadia Hai, députée LREM de la 11ème circonscription des Yvelines qui a présenté cet amendement. Nous saluons également l’intérêt pour l’épargne longue des modalités de sortie du PEA Jeunes ; il se transforme en PEA traditionnel lors de la sortie du jeune du foyer fiscal de ses parents à sa 25ème année ». Comme nous l’avions souligné, le PEA n'est pas une niche fiscale comme les autres dans la mesure où il Nom  : Prénom  : Adresse  : Code Postal  : Ville  : Etes-vous déjà membre d’un Club ? ❒ oui ❒ non e-mail  : A retourner à la F2iC - 14 place des Reflets - 92054 Paris La Défense cedex - Fax  : 01.42.60.10.14 impose une démarche de long terme à l'investisseur. Il a donc autant une vertu éducative que patrimoniale. L'ouvrir à de jeunes adultes qui ne sont pas encore contribuables permet de les sensibiliser aux vertus de l'épargne par l'investissement productif. Il contribuera à en faire des citoyens mieux éduqués aux mécanismes économiques et financiers qui seront beaucoup plus cruciaux dans les décennies à venir. Toutefois, l’instauration du PEA jeunes doit s’entendre dans le cadre d’un plan plus vaste d’éducation financière que nous appelons de nos vœux. Par ailleurs, les députés assouplissent les règles du PEA  : Un retrait entre 5 et 8 ans de détention aura pour unique conséquence de bloquer les nouveaux versements, comme c’est aujourd’hui le cas pour les retraits effectués passés le 8e anniversaire. Mieux encore, au-delà de huit ans, il sera possible d’effectuer des retraits sans que cela n’entraîne de blocage des versements. Le PEA détenu plus de huit ans deviendra donc un produit peu contraignant. Cette double mesure s’appliquera aussi au PEA-PME. Amélie de Montchalin, la chef de file LREM en commission des finances, a présenté cette disposition comme « un vrai progrès (qui) constitue sans doute l’une des mesures les plus opérationnelles qui feront que PEA et PEA-PME auront, une fois le projet de loi adopté, un succès beaucoup plus large qu’aujourd’hui auprès des Français. » ADHEREZ GRATUITEMENT A LA F2iC si vous souhaitez obtenir des informations financières et des outils pédagogiques, communiquez-nous  : ✂



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :