Info HAFL n°34 aoû à nov 2019
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Anfangs habe sie Mühe gehabt mit der Mehrsprachigkeit an der BFH-HAFL. « Ich habe mich überhaupt nicht zuhause gefühlt und hatte echte Sprachprobleme », erinnert sich Elizabeth Steele, die mit ihrem Partner zuhause nur Englisch spricht und auch in ihrem Job vor der BFH-HAFL fast nur auf Englisch kommunizierte. « Ich lernte erst 1999 Deutsch, richtig Französisch noch später. Am Anfang schienen mir drei Spracheneinfach zu viel zu sein und ich neigte dazu, Deutsch und Französisch zu verwechseln, was dazu führte, dassich Kauderwelsch redete », sagt sie. Ihre Kolleg/innen seien aber nett und geduldig gewesen und langsam aber stetig verbesserten sich ihre Deutsch- und Französischkenntnisse. Klare Strategie « Perfekt mehrsprachig bin ich auch heute noch nicht », sagt Elizabeth Steele. Es sei aber auch nicht das Ziel der BFH-HAFL, dass alle Studierenden und Mitarbeitenden fliessend voneiner zu anderen Sprache wechseln könnten. « Mehrsprachigkeit bedeutet nicht, muttersprachliche Fähigkeiten in zwei oder mehr Sprachen zu haben, sonderneinfach in mehreren Sprachen kommunizieren zu können und sich der kulturellen Unterschiede bewusst zu sein, die mit diesen Sprachen verbunden sind », sagt die Engländerin. Die Ziele der BFH-Kommission Bilinguisme & Mehrsprachigkeit seien erreichbar, findet sie  : Das Bewusstsein stärken und die Grundlagen so schaffen, dass sich alle Studierenden und Mitarbeitenden wohl fühlen. Das soll nun auch offiziell festgelegt werden. Gemäss Elizabeth Steele hat sich die BFH-HAFL für 2019/20 zum ersten Malein jährliches Ziel in Bezug auf Mehrsprachigkeit gesetzt. « Der Schwerpunkt liegt in diesemJahr auf der Zweisprachigkeit, also Deutsch und Französisch, in den Bachelor-Studiengängen. » Gefragte Übersetzerinnen Die Prüfungszeit im Sommer ist nicht nur für die Studierendeneine stressige Zeit, sondern auch für das Übersetzungsteam der BFH-HAFL. « Da fällt viel Arbeit an, viele Prüfungen müssen innert kurzer Zeit in zwei Sprachen bereit stehen », sagt die Leiterin des Teams, Catherine Fischer. Da die Hochschule zweisprachig ist, muss vieles sowohl in Deutsch als auch in Französisch vorhanden sein. Das sind nebst Prüfungen etwa Scripts und Unterrichtsmaterial für die Studierenden, aber auch Texte für die Öffentlichkeitsarbeit wie Broschüren, Facebook-Beiträge oder Texte fürs InfoHAFL-Magazin. Nebst Catherine Fischer,einer studierten Biologin, sind die beiden ausgebildeten Übersetzerinnen LynnRoyer und Estelle Bahadur Teil des Teams. Zudem können die Drei auf die Mitarbeit von zwei Sprachdozentinnen für die Englisch/Deutsch-Übersetzungen zählen. DennEnglisch, so sagt Catherine Fischer, habe in letzter Zeit an Bedeutung gewonnen (vgl. Haupttext). Was das Team leistet, ist beeindruckend  : « Pro Jahr bearbeiten wir ungefähr 700 Aufträge und 1400 – 1600 Standardseiten (30 Zeilen à 60 Zeichen). Intern übersetzen wir zirka 600 bis 800 Seiten, und die Tendenz ist steigend. Wir könnten dieses Jahr sogar die 1000-Seiten-Marke erreichen, wennes so weitergeht », sagt Catherine Fischer. Trotz zeitweiliger Hektik liebe sie ihre Arbeit, sagt sie. Sie schätze die « grosse Dankbarkeit bei vielen Mitarbeitenden für ihre Arbeit ». 8 Fokus Focus Au début, le plurilinguisme de la BFH-HAFL lui a donné du fil à retordre. « Je ne me sentais vraiment pas chez moi, et j’avais de grands problèmes linguistiques », se souvientelle. À la maison, elle ne parlait qu’anglais avec son partenaire, et ne communiquait presque qu’en anglais dans son emploi précédent. « Je n’ai appris l’allemand qu’en 1999, et le français encore plus tard. Au début, j’avais l’impression que trois langues étaient trop pour moi, et j’avais tendance à confondre l’allemand et le français, ce qui faisait que je m’exprimais dans une sorte de charabia », explique-t-elle. Ses collègues se sont cependant montrés gentils et patients, et lentement mais surement, elle a pu améliorer son allemand et son français. Une stratégie claire « Je ne suis toujours pas parfaitement polyglotte », confie Elizabeth Steele. Mais elle précise que là n’est pas le but, et ajoute que l’objectif à la BFH-HAFL n’est pas non plus que tous les étudiants et collaborateurs puissent passer d’une langue à l’autre avec la même fluidité. « Le plurilinguisme ne signifie pas que chacun ait les compétences d’un locuteur natif dans deux langues ou plus, mais simplement que tous puissent communiquer dans plusieurs langues et connaissent les différences culturelles qui leurs sont liées », explique l’enseignante anglaise. Selon elle, les objectifs de la Commission du bilinguisme et du plurilinguisme de la BFH sont réalistes  : sensibiliser le personnel et les étudiants et établir des bases leur permettant de se sentir bien. Mais il faut à présent l’officialiser. Comme l’indique Elizabeth Steele, la BFH-HAFL a fixé pour 2019/20 son premier objectif annuel concernant le plurilinguisme. « Cette année, on met l’accent sur le bilinguisme, c’est-à-dire allemand et français, dans les filières de bachelor. » Des traductrices très demandées La période des examens en été est synonyme de stress, non seulement pour les étudiants, mais aussi pour le service de traduction de la BFH-HAFL. « Nous avons une charge de travail élevée, beaucoup d’examens devant être disponibles en deux langues dans de courts délais », explique la responsable d’équipe Catherine Fischer. Comme la haute école est bilingue, de nombreux documents doivent être en allemand et en français. Outre les examens, il s’agit notamment de divers supports de cours dont des polycopiés, mais aussi de textes de communication externe tels que brochures, posts Facebook ou textes pour le magazine InfoHAFL. Catherine Fischer, diplômée en biologie, fait équipe avec LynnRoyer et Estelle Bahadur, toutes deux diplômées en traduction. De plus, ces dames sont soutenues par deux professeures de langues pour les traductions vers l’anglais et l’allemand. Car, ajoute Catherine Fischer, l’anglais ne cesse de prendre de l’importance (voir texte principal). Le travail de l’équipe est impressionnant  : « Nous traitons chaque année environ 700 mandats et 1400 à 1600 pages standard (30 lignes à 60 caractères). Nous traduisons en interne environ 600 à 800 pages, et la tendance est à la hausse. À ce rythme, nous pourrions cette année atteindre les 1000 pages », dit-elle. Malgré les périodes stressantes, elle aime beaucoup son travail. Elle apprécie particulièrement « l’immense gratitude que lui témoignent de nombreux collaborateurs ».
Reto Baula « Mehr Bilingue wäre besser » Das « SpeakEating » in der Mensa ist inzwischen vorbei und die Teilnehmenden sprechen wieder in ihrer Muttersprache. Ich frage Stefan Lutter, der aus Deutschland stammt, nach seiner Erfahrung mit der Mehrsprachigkeit an der BFH-HAFL. Er überlegt und antwortet dann. « Im Masterstudium habe ich Englisch und Deutsch gesprochen. Das hat mir sehr gefallen. » Seit Juni 2018 ist Stefan Lutter zudem im Team Pflanzenschutz und Agrarökologie angestellt. « Mittlerweile sind wir elf Mitarbeitende, davon ist aber niemand französischsprechend. Ich glaube, auch in anderen Teams hat es vor allem Deutschsprechende. Ich fände es cool, hier in Zukunft mehr Französischsprachigeeinzustellen. » Denndie Westschweizer, ergänzt Lutter, seien nicht nur « sprachlichein Gewinn, sondern auch bezüglich Lockerheit und Gemeinschaftsförderung. » Ich frage Stefan Lutter abschliessend, was er Studierenden empfiehlt, die sich sprachlich und kulturellaustauschen möchten. « Alles was mit Festen zu tun hat, fördert die Mehrsprachigkeit », sagt er und grinst. Für den Alltag empfiehlt er, in der Mensa mal aneinem anderen Tisch zu sitzen,um so mit Fremdsprachigen in Kontakt zu kommen. 9 Fokus Focus Das « SpeakEating »  : Mitarbeitende der BFH-HAFL verbessern ihre Fremdsprachen. Le « SpeakEating »  : des collaborateurs de la BFH-HAFL améliorent leurs connaissances en langues étrangères. « Il faut plus de bilingues » Entretemps, le « SpeakEating » a pris fin et les participants parlent à nouveau dans leur langue maternelle. Je demande à Stefan Lutter, originaire d’Allemagne, de me parler de son expérience du plurilinguisme à la BFH-HAFL. Après quelques instants de réflexion, il me répond  : « Durant le master, j’ai parlé anglais et allemand. Cela m’a beaucoup plu. » Depuis juin 2018, Stefan Lutter fait aussi partie de l’équipe Protection des plantes et agroécologie. « Nous sommes actuellement onze collaborateurs et collaboratrices, mais aucun francophone. Je crois que c’est pareil dans les autres équipes, il y a surtout des germanophones. Je trouverais ça cool qu’on engage ici plus de francophones. » Car les Romands, ajoute-t-il, ne sont pas seulement une valeur ajoutée linguistique, ils apportent aussi de la décontraction et un esprit d’équipe. Je lui demande enfin ce qu’il conseillerait aux étudiants qui souhaitent un échange culturel et linguistique. « Tout ce qui a trait à la fête favorise le plurilinguisme », dit-il avec un sourire malicieux. Et pour le quotidien, il conseille de s’assoir parfois à une autre table et de discuter avec des personnes qui parlent une langue étrangère.



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