Info HAFL n°34 aoû à nov 2019
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18 Thema Thème Konkurrenz auf dem Acker Production laitière vs végétale Forschende der BFH-HAFL und von Agroscope haben zwei Messgrössen erarbeitet,um herauszufinden, ob Kühe die menschliche Ernährung konkurrenzieren, wennsie Futter fressen, das auch als Nahrung dient. Des chercheurs de la BFH-HAFL et d’Agroscope ont mis au point deux indicateurs pour déterminer si les vaches font concurrence aux êtres humains lorsque leur nourriture pourrait servir à l’alimentation humaine. Gemäss Hochrechnungen der UNO wird die Weltbevölkerung bis 2050 auf über 9 Milliarden anwachsen. Eine der grössten Herausforderungen der Zukunft wird es deshalb sein, die beschränkten Landressourcen möglichst effizient und nachhaltig zur Nahrungsmittelerzeugung zu nutzen. Das betrifft insbesondere die Fleisch- und Milchproduktion, welche durch die Erzeugung von Futtermitteln den Anbau von pflanzlichen Nahrungsmitteln auf derselben Fläche konkurrenziert. Nahrungsmittelkonkurrenz messen Um die Nahrungsmittelkonkurrenz der Schweizer Milchproduktion objektiv beurteilen zu können, entwickelten die BFH-HAFL und Agroscope im Auftrag der Umweltorganisation WWF Schweiz, des Milchverarbeiters Emmi, der Schweizer Milchproduzenten SMP und der Zentralschweizer Milchproduzenten ZMP zwei Indikatoren zur Bestimmung der Nahrungsmittel- und Flächenkonkurrenz. Der Indikator Nahrungsmittelkonkurrenz beschreibt den Beitrag der Milchproduktion – in Formvon Milch und Fleisch – zur Protein- und Energieversorgung des Menschen im Vergleich zu deneingesetzten Futtermitteln. Die Flächenkonkurrenz wiederum zeigt auf, welchen Beitrag zur menschlichen Ernährung der Anbau von Ackerkulturen auf den für Futtermitteleingesetzten Flächen im Vergleich zur Milchproduktion leisten könnte. Viel Wiesenfutter, wenig Konkurrenz « Bei allen 25 untersuchten Betrieben wurde mehr für den Menschen verwertbare Energie und Nahrungsprotein produziert, als dafür im Futtereingesetzt wurde », erklärt Beat Reidy, Dozent für Graslandnutzung und Wiederkäuersysteme an der BFH-HAFL die Resultate beim Indikator Nahrungsmittelkonkurrenz. Das liege nicht zuletzt am hohen Anteil an Wiesenfutter, das in der Schweiz in den Rationen für Milchküheeingesetzt werde. Wiederkäuer haben dieeinzigartige Fähigkeit, Gras in Milch zu verwandeln und somit die darin gespeicherten Nährstoffe aus Wiesen für die mensch- Dr. Beat Reidy, Dozent für Graslandnutzung und Wiederkäuersysteme Sebastian Ineichen, Assistent Dr Beat Reidy, professeur en gestion des herbages et systèmes d’élevage de ruminants Sebastian Ineichen, assistant Text Texte Eno NippSelon les estimations de l’ONU, la population mondiale dépassera 9 milliards d’individus d’ici 2050. L’un des principaux enjeux sera de produire des aliments en exploitant de manière aussi efficiente et durable que possible les terres arables, une ressource limitée. Ce défi concerne en particulier la production de lait et de viande, car sur ces surfaces, la culture des aliments pour animaux est en concurrence avec celle des denrées alimentaires végétales. Mesurer la concurrence alimentaire Sur mandat de l’organisation environnementale WWF Suisse, du transformateur de lait Emmi, des Producteurs suisses de lait (PSL) et des Producteurs de lait de Suisse centrale (ZMP), la BFH-HAFL et Agroscope ont développé deux indicateurs pour évaluer objectivement la concurrence alimentaire et pour l’utilisation des surfaces dans la production laitière suisse. L’indicateur « concurrence alimentaire » décrit la contribution de la production laitière (lait et viande) aux apports protéiques et énergétiques dans l’alimentation humaine par rapport aux aliments fourragers utilisés. L’indicateur « concurrence pour l’utilisation des surfaces » montre dans quelle mesure la production directe de denrées alimentaires végétales sur les surfaces utilisées pour les aliments fourragers contribuerait à l’alimentation humaine, en comparaison avec la production laitière. Plus il y a d’herbages, plus la concurrence est faible « Les 25 exploitations analysées ont produit plus d’énergie et de protéines utilisables par l’être humain que ce qu’il aurait pu consommer dans les aliments fourragers employés », explique Beat Reidy, enseignant en gestion des herbages et systèmes d’élevage de ruminants à la BFH-HAFL, à propos de la concurrence alimentaire. Ces résultats étaient notamment dus à la grande part d’herbages que contient en Suisse la ration des vaches laitières. Les ruminants ont cette extraordinaire capacité de transformer l’herbe en lait et ainsi de rendre accessibles à l’être humain les nutriments des prairies. « Moins la ration contient de concentrés, plus
Wilkinson 2011 Umwandlungseffizienz (g) Efficience de conversion (g) 6 5 4 3 2 1 0 5,6 g Milch Lait 0,7 g 4,3 g liche Ernährung zu erschliessen. « Je weniger Kraftfutter die Kühe fressen, desto geringer ist die Nahrungsmittelkonkurrenz », ergänzt Sebastian Ineichen, Assistent im Team von Beat Reidy. Ausser es handle sichum Nebenprodukte aus der Nahrungsmittelherstellung wie etwa Reste aus der Kartoffelproduktion oder der Rapskuchen, der bei der Ölverarbeitung anfällt. « Diese Erzeugnisse stehen nicht in Konkurrenz zur Humanernährung und erhöhen die Nettoproduktivität. » Hohes pflanzliches Produktionspotenzial Beim Indikator Flächenkonkurrenz kamen die Forschenden zum Schluss, dassin den meisten von ihnen untersuchten Fällen mit der pflanzlichen Produktion tatsächlich mehr Nahrungsmittel produziert werden könnten. « Hingegen können Betriebe, deren Nutzfläche beispielsweise aus topografischen Gründen ungeeignet für Ackerbau sind, ihre Flächen nicht zur pflanzlichen Nahrungsmittelproduktion nutzen, weshalb kaum Flächenkonkurrenz durch die Milchproduktion besteht », führt Sebastian Ineichen aus. « Insgesamt weisen die Ergebnisse darauf hin, dass die Flächenkonkurrenz zwischen der Milchproduktion und der ackerbaulichen Nutzung zur direkten menschlichen Ernährung grösser ist als die Nahrungsmittelkonkurrenz », fasst Beat Reidy zusammen. Er gibt jedoch zu bedenken, dass die untersuchte Stichprobe klein und deshalb nicht repräsentativ sei. « Die Indikatoren sind Instrumente,um die Effizienz von Nahrungsmittelproduktionssystemen objektiv darzustellen. Sie können Nachhaltigkeitsbewertungen ergänzen und damiteinen Beitrag zur Ernährungssicherheit leisten. » → Die Studie erschien in der Reihe Agroscope Science (Nr. 85/Mai 2019)  : www.agroscope.ch/science 19 Thema Thème 2,6 g Schweinefleisch Viande de porc Gesamtes Futtereiweiss Total des protéines consommées par les animaux Anteil direkt für den Mensch verwertbares Eiweiss Part de protéines directement assimilables par l’être humain Geflügelfleisch Viande de volaille Für 1 Gramm Protein (Milch) brauchen Kühe 5,6 Gramm Futtereiweiss. Davon sind nur gerade 0,7 Gramm auch direkt für die menschliche Ernährung verwertbar. Les vaches consomment 5,6 g de protéines pour produire 1 g de protéines (lait), dont seuls 0,7 g sont assimilés directement par l’être humain. 3,0 g 2,1 g 3,2 g Eier Œufs la concurrence alimentaire est faible », ajoute Sebastian Ineichen, assistant dans l’équipe de Beat Reidy. À moins qu’il s’agisse de sous-produits de l’industrie alimentaire, par exemple de restes issus de la production de pommes de terre ou de tourteaux de colza, résidus de l’extraction d’huile. « Ces produits n’entrent pas en concurrence avec l’alimentation humaine et augmentent la productivité nette. » Un potentiel à mieux exploiter Pour l’indicateur « concurrence pour l’utilisation des surfaces », les chercheurs ont conclu que, dans la plupart des cas étudiés, la production végétale directe permettrait d’obtenir davantage de denrées alimentaires. « En revanche, la surface utile de certaines exploitations est impropre aux grandes cultures et ne pourrait pas être exploitée pour la production de denrées alimentaires végétales, notamment pour des raisons topographiques. Ici, la production laitière représente donc une concurrence négligeable », ajoute Sebastian Ineichen. « En résumé, les résultats montrent que la concurrence pour l’utilisation des surfaces, soit l’exploitation de terres arables pour la production laitière et non pour l’alimentation humaine, est plus grande que la concurrence alimentaire », explique Beat Reidy. Il fait toutefois remarquer que l’échantillon analysé est petit et donc non représentatif. « Les indicateurs sont des instruments servant à représenter objectivement les systèmes de production alimentaire. Ils peuvent compléter les évaluations de la durabilité et ainsi contribuer à la sécurité alimentaire. » → L’étude a paru dans la série Agroscope Science (n°85/mai 2019)  : www.agroscope.ch/science 2,3 g



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