Info HAFL n°34 aoû à nov 2019
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Dennhier wird noch geholzt, primär von Käfern befallene und von Stürmen beschädigte Bäume, die teilweise schräg in der Landschaft stehen. Die Firma Woodex AG,eine Forstunternehmung aus dem Berner Mittelland, erklärte sich bereit, den angehenden Waldwissenschaftlern ihr tägliches Geschäft vorzustellen und Fragen zu beantworten. « Die Studenten sollen die ganze Wertschöpfungskette sehen, und dazu gehört natürlich auch die Holzernte », erklärt Patrick Dietsch und rückt seinen Schutzhelm zurecht, während die Maschine im Hintergrund weiter Fichten verarbeitet. Der grossgewachsene Bündner, der im Team Verfahrenstechnik arbeitet, hat die Blockwoche mitorganisiert. « Sie sollen auch Zahlen und Fakten zu den Maschinen kennenlernen undein Gefühl für die Kalkulation von Holzerntemassnahmen entwickeln. » DennKalkulieren, so Patrick Dietsch, sei wichtiger Bestandteil vieler Jobs, welche die Studierenden der Waldwissenschaften in Zukunft ausüben werden. Gerade beim Einsatz im Feld mit grossen Maschinen und vielen Involvierten gibt eseiniges zu beachten und zu berechnen, so dass der Einsatz am Ende ressourcen effizient undumweltgerecht über die Bühne geht. Von GPS zum Holz gelotst Inzwischen steht die Maschine still, das Vogelgezwitscher ist wieder zum dominierenden Geräusch im Wald geworden. Der Fahrer steigt aus. Er heisst Roland Rüfenacht und ist seit 11 Jahren bei Woodex tätig. Der mittelgrosse Mannmit Kurzhaarschnitt weiss bestens Bescheid über seine Maschine. Es istein Achtrad-Harvester der Marke Komatsu. Der Harvesterkopf enthält die sogenannten Entrindungswalzen, die besonders « geeignet sind für Baumstämme mit 12 Thema Thème Nach wenigen Sekunden liegtein entrindeter Stamm am Boden. En quelques secondes, un tronc écorcé git au sol. tains sont en équilibre instable. Woodex SA, une entreprise forestière du Mittelland bernois, s’est prêtée aux questions des futurs spécialistes en sciences forestières relatives au quotidien de ses employés. « Les étudiants doivent avoir un aperçu de toute la filière, dont fait naturellement partie la récolte du bois », explique Patrick Dietsch en ajustant son casque de protection pendant que la machine s’attaque à un autre épicéa derrière lui. Cet assistant de haute taille, qui a grandi dans les Grisons et travaille dans l’équipe Génie des procédés, compte parmi les organisateurs de l’excursion. « Ils doivent aussi connaitre des faits et des chiffres sur les machines et être capables d’estimer les couts de la récolte du bois. » Comme le souligne Patrick Dietsch, les estimations de couts représentent une tâche importante dans la plupart des emplois qu’exerceront plus tard les étudiants en Sciences forestières. En effet, pour qu’une intervention sur le terrain impliquant d’énormes machines de nombreuses personnes soit au bout du compte économe en ressources et respectueuse de l’environnement, il est nécessaire de considérer et de calculer certains éléments. Un GPS qui guide jusqu’aux arbres La machine s’est à présent tue, et le gazouillement des oiseaux redevient le principal chant de la forêt. Le conducteur descend. Il s’appelle Roland Rüfenacht et travaille depuis 11 ans chez Woodex SA. La machine qu’il pilote n’a aucun secret pour cet homme de taille moyenne aux cheveux coupés court. C’est une abatteuse à huit roues, de la marque Komatsu. La tête d’abatteuse comprend des rouleaux écorceurs particulièrement « adaptés aux troncs d’un diamètre Ramon Lehmann
Herr Dietsch, wie schätzen Sie die Gesundheit des Schweizer Waldes aktuellein ? Die Sturmereignisse im Januar 2018 haben rund 1.3 Millionen Kubikmeter Holz zu Boden geworfen, wobei die Menge an Schadholz kantonal und regional sehr verschieden ausfiel. Zum Vergleich  : Die jährliche Nutzungsmenge der Schweiz beträgt rund 5 Millionen Kubikmeter. Die durch die Stürme geschwächten Wälder wurden 2018 durcheinen heissen und extrem trockenen Sommer weiter gestresst. Gleichzeitig begünstigten diese Faktoren die Ausbreitung der Borkenkäfer, weil sie mit den grossen Mengen an Schadholz und den durch die klimatischen Bedingungen geschwächten Bäumenein sehr grosses Nahrungsangebot vorfanden. Was bedeutet das für die Holzindustrie ? Nach den Sturmereignissen ging man davon aus, dass die Waldeigentümer das Sturmholz über die üblichen Absatzkanäle vermarkten können. Durch den trockenen Sommer und den starken Anstieg der Käferpopulation kamen ab August grosse Mengen an Käferholz auf den Markt. Dies hat dazu geführt, dass die Schweizer Sägewerke mit Holz guteingedeckt bis sogar überversorgt wurden. Für die Waldeigentümer wurde es dadurch zunehmend schwieriger, noch im Wald liegendes Sturmholz und Käferholz zu verkaufen. Die Nachfrage nach hochwertigen Sortimenten und frischem Nadelholz war weiterhin gegeben. Um den Holzmarkt nicht zusätzlich mit weiteren Holzmengen zu fluten, wurde vielerorts der ge plante Wintereinschlag reduziert. Dadurch konnten bis Anfang 2019 grosse Mengen des Käfer- und Sturmholzes verarbeitet werden. Es hängt nun vom Jahresverlauf 2019 ab, wie die Situation sich weiter entwickeln wird. Was bedeuteneigentlich die zunehmend heissen Sommer und die damit zusammenhängenden Probleme für die Waldwissenschaften ? Hat der Klimawandel zueiner Verschiebung der Forschungsschwerpunkte geführt ? Viele der aktuellen Herausforderungen im Wald hängen direkt oder indirekt mit der Klimaveränderung zusammen. Mit Blick auf den Klimawandel kanndavon ausgegangen werden, dass Extremjahre und Sturmereignisse zunehmen werden. Im Studium wird versucht, die aktuellen, branchenrelevanten Themen mit den Studierenden zu besprechen und sie dafür zu sensibilisieren. Gegenüber früher liegt im Studium sicher mehr Gewicht auf dem Einsatz von unterstützenden Technologien. Passend zur Thematik lassen sich beispielsweise Borkenkäfer mit Drohnen- oder Satellitendaten erkennen. Ich denke, dass der Einsatz solcher unterstützenden Technologien in Zukunft noch weiter an Bedeutung gewinnen wird. 13 Thema Thème « Die geschwächten Wälder wurden weiter gestresst » « Les forêts ont subi un stress supplémentaire » Monsieur Dietsch, comment évaluez-vous la santé actuelle des forêts suisses ? Les tempêtes de janvier 2018 ont causé des dommages très variables selon les cantons et les régions, pour un volume total de bois endommagé s’élevant à près de 1,3 million de m 3. À titre de comparaison, la quantité exploitée par année en Suisse s’élève à 5 millions de m 3. Les forêts affaiblies par les tempêtes ont subi un stress supplémentaire en 2018 à cause de l’été chaud et extrêmement sec. Ces facteurs ont en même temps favorisé la propagation des bostryches, car les grandes quantités de bois endommagé et les arbres affaiblis par les conditions climatiques ont fourni à ces coléoptères de la nourriture en abondance. Quelles sont les conséquences pour l’industrie du bois ? Après les tempêtes, on a estimé que les propriétaires forestiers pouvaient commercialiser le chablis par les canaux de vente habituels. Avec l’été sec et la forte croissance des populations de coléoptères, d’importantes quantités de bois bostryché sont arrivées sur le marché dès le mois d’aout. Par conséquent, les scieries suisses ont été bien approvisionnées, voire saturées. Les propriétaires forestiers ont donc eu toujours plus de difficultés à vendre le chablis et le bois bostryché qui gisaient encore en forêt. Et la demande en produits d’excellente qualité et en bois résineux frais subsistait. Pour éviter d’inonder encore plus le marché du bois, la coupe d’hiver planifiée a été réduite en de nombreux endroits. Jusque début 2019, de grandes quantités de chablis et de bois bostryché ont ainsi pu être transformées, mais l’évolution de la situation dépendra du déroulement de l’année 2019. Pour les sciences forestières, quelles sont les conséquences des étés toujours plus chauds et des problèmes qui en découlent ? Le changement climatique a-t-il modifié les sujets de recherche ? La plupart des enjeux forestiers actuels ont un lien direct ou indirect avec le changement climatique. De ce point de vue, on peut estimer que les années extrêmes et les tempêtes seront toujours plus nombreuses. En cours, nous essayons de discuter avec les étudiants des sujets d’actualité et pertinents pour le secteur afin de les y sensibiliser. De nos jours, le cursus accorde aujourd’hui certainement plus d’importance aux technologiques d’assistance que par le passé. Un bon exemple est l’emploi de drones ou de satellites pour repérer les attaques de bostryches. Je pense que l’importance de ce type de technologies va encore croitre à l’avenir.



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