In Vivo n°18 sep à déc 2019
In Vivo n°18 sep à déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de sep à déc 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Centre Hospitalier Universitaire Vaudois

  • Format : (170 x 230) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 11,7 Mo

  • Dans ce numéro : plongée au coeur d'un essai clinique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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SUR LA ROUTE À la rencontre des acteurs de la Health Valley. Nouvelle étape  : Lausanne. IN SITU HEALTH VALLEY Presser le bouton « Play » et activer l’érection à l’aide d’une simple télécommande ? Ce sera bientôt possible grâce à une nouvelle technologie d’implants intrapelviens développée par la société vaudoise Comphya, fondée en juin 2017 à l’EPFL par le groupe de recherche du professeur Nikolaos Stergiopulos. Si les troubles érectiles concernent environ 50% des hommes âgés de 40 à 70 ans, près de 30% d’entre eux ne répondent pas aux thérapies médicamenteuses. C’est à cette population – souvent des patients para- ou tétraplégiques, ou qui ont subi une prostatectomie – que Comphya proposera ses neuroprothèses. Pas de concurrence au Viagra, donc, mais une alternative aux techniques actuelles d’injections ou d’implants intrapéniens jugées trop invasives et responsables de complications comme des hématomes ou une érosion des corps caverneux. En couvrant une zone neurale suffisamment large par stimulation électrique, ÉTAPE N°18 LAUSANNE COMPHYA Érection sur commande La start-up lausannoise Comphya développe une technologie inédite d’implants intrapelviens afin de contrôler l’érection par neurostimulation destinée aux patients insensibles au Viagra. 10 TEXTE  : ANTOINE BAL le patch multiélectrode de Comphya placé dans le plancher pelvien répond au défi d’une région anatomique particulièrement complexe. Les premiers essais concluants de la société sur une cohorte de 24 patients sous narcose ont déjà permis de lever les 3 millions de fonds privés nécessaires aux prochains tests cliniques. Ces derniers suivront des patients d’âges et de pathologies variés dès la fin de cette année. « Nous ne nous attendons pas à des obstacles majeurs, mais le défi consiste à prouver l’efficacité de notre technologie sur le long terme », explique Rodrigo Araujo Fraga da Silva, chercheur et CEO de Comphya. Un espoir pour des patients – et leurs partenaires – très demandeurs, qui pourront contrôler une érection obtenue en une ou deux minutes seulement. La commercialisation, envisagée pour 2023, s’accompagnera d’une application, qui favorisera l’autonomie de l’utilisateur. ⁄
EMILY WHITEHEAD FOUNDATION CONCILIER LA MÉDECINE DE POINTE AVEC NOTRE SYSTÈME DE SANTÉ TEXTE  : BENOÎT DUBUIS IN SITU HEALTH VALLEY Avez-vous entendu parler du Kymriah, cette thérapie génique qui consiste à reprogrammer les lymphocytes T (globules blancs) des patients afin qu’ils reconnaissent et attaquent les cellules cancéreuses ? Ce traitement développé par le groupe pharmaceutique Novartis est autorisé en Suisse depuis octobre 2018. Il permet de lutter contre deux types de leucémies. Seul bémol  : comme chaque injection du Kymriah coûte 370’000 francs, cette thérapie se trouve dans la ligne de mire de plusieurs ONG. Il en va de même avec l’amyotrophie spinale (SMA), une maladie qui touche un nouveau-né sur 10’000 environ. Novartis propose aussi une cure dont le coût est de 2,1 millions, autorisée par l’Agence sanitaire américaine. Sans traitement, le taux de mortalité ou de nécessité d’assistance respiratoire continue s’élève à plus de 90% à l’âge de deux ans. Le prix fixé pour son traitement est certes très élevé, mais selon le fabricant, il représente plus ou moins la moitié des coûts d’un suivi thérapeutique non curatif sur dix ans. Une approche validée par la Banque cantonale de Zurich, qui considère le prix comme « acceptable », tout en faisant remarquer que le montant est remboursable en cas de non-succès. Ces deux exemples ont le mérite de poser deux questions primordiales liées à notre système de santé. La première touche au rapport « prixutilité », comparant les effets d’une intervention thérapeutique à une autre, en prenant en compte les économies réalisées et les années de vie gagnées, ajustées pour la qualité de vie. La deuxième question, bien plus délicate encore, concerne la prise en charge des personnes souffrant de maladies rares, voire ultra-rares. Ces situations requièrent le développement de thérapies très spécifiques, pour peu de patients, et donc à un coût par patient élevé. 11 BENOÎT DUBUIS Ingénieur, entrepreneur, président de la Fondation Inartis et directeur du Campus Biotech inartis.ch republic-of-innovation.ch healthvalley.ch L’Américaine Emily Whitehead a été la première patiente à bénéficier du traitement Kymriah en 2012. Des choix dans l’attribution de ressources sont nécessaires pour assurer les équilibres dans les services de santé. Les nouvelles thérapies géniques de Novartis, en plus de sauver des vies, auront, espérons-le, le mérite de nous sortir de discussions abstraites et de définir des marches à suivre qui aiguilleront aussi bien le monde de la recherche que ceux de l’industrie et de la médecine. Ces directives sont également cruciales pour le développement de l’industrie de la santé et pour donner une perspective aux entrepreneurs du secteur, car ces questions sont celles qui habitent leur quotidien. Prenons un exemple récent, vécu dans le cadre d’un projet accompagné par l’Accélérateur translationnel de la Faculté de médecine de l’Université de Genève  : la Fondation Inartis a été confrontée au repositionnement d’un anticancéreux dans le traitement de la myopathie de Duchenne, une maladie congénitale grave affectant les jeunes garçons et limitant l’espérance de vie à environ une vingtaine d’années. À l’heure où l’équipe académique se bat pour boucler le budget de la phase III de ce candidat-médicament, il est essentiel de savoir dans quelle mesure ce produit serait pris en charge et à quel prix./



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