Illimité n°293 novembre 2019
Illimité n°293 novembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°293 de novembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (197 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 117 Mo

  • Dans ce numéro : mémoire vive.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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22 À couteaux tirés sortie le 27 novembre Les couteaux dans le cœur Entre deux Star Wars, Rian Johnson s’offre un Cluedo rutilant, rempli de stars à contreemploi et de coups de théâtre rigolos. Pourtant sous ses airs de divertissement impec, À couteaux tirés serait-il beaucoup plus sensible qu’il ne s’en donne l’air ? À couteaux tirés est une enquête à tiroir et presque à huis clos dans laquelle il faut deviner qui a fait le coup et pourquoi. On appelle ça un whodunit, un « qui a fait le coup ». C’est plus un genre littéraire que cinématographique, non ? — Oui, disons que c’est un sous-genre du récit d’enquête policière et il y a eu très peu de bons whodunits au cinéma. Paradoxalement, c’est une nature de films que les gens adorent. Prenez les adaptations d’Agatha Christie avec Peter Ustinov en Hercule Poirot  : ce ne sont pas de grands films, mais il y a plein de stars au casting ; c’est bien mené, la conclusion est surprenante. Bref, c’est très agréable à voir. Mais c’est toujours difficile à rendre cinématographique  : il faut donner suffisamment d’indices au spectateur pour qu’il puisse mener l’enquête en même temps que les personnages, et il ne faut rien lui dissimuler, sinon c’est de la triche. Ça peut devenir laborieux... — Oui et c’est précisément ce que j’ai voulu éviter  : élaborer une longue exposition de 90 minutes, où on dissémine des indices, qui mène à 10 minutes de révélation finale. Il faut faire des scènes, construire des personnages, mettre des émotions ! Sinon, la fin ne vaut rien. Moi, je voulais le fun du whodunit et les mécaniques du thriller à la Hitchcock ! « Au fond, j’ai une approche très sentimentale du cinéma. » Romain Cole Vous placez donc une dizaine de personnages très hauts en couleur sur votre échiquier qui sont autant de coupables potentiels. Vous diriez que le film est plutôt centré sur eux ou sur votre intrigue ? — Les personnages sont la clé de tout. L’intrigue a beau être très dense en ramifications et en révélations, et j’espère en surprises, si vous n’aimez pas les personnages que j’ai construits alors je suis foutu ! Tout repose sur eux, leur charme, leur duplicité, leur look, leurs secrets. Vous semblez être obsédé par la création ou la démystification de grandes figures héroïques  : c’est au cœur de tous vos films. Là, vous nous refaites le coup en créant Benoit Blanc, joué par Daniel Craig, un super détective qu’on a envie de revoir dans plein de films. — Je suis très intéressé par la manière dont nous nous identifions aux héros de fictions et à quel point ils donnent un sens à nos vies. Comme beaucoup de cinéastes, la découverte des écrits de Joseph Campbell et de son monomythe a été un choc essentiel dans mon parcours. Cependant, ces lectures m’ont plus intéressé sur un versant émotionnel qu’intellectuel. Quelle part de moi-même irrigue mes héros ? Est-ce que leur parcours donne un sens au mien ? Après Brick et Looper, on vous a vite pris pour un petit génie du conceptuel alors que, plus votre carrière avance, plus on réalise que vous carburez à l’émotion... — Oui ! J’ai une approche très sentimentale du cinéma au fond, et cette sentimentalité implique aussi la colère, bien sûr. D’ailleurs, À couteaux tirés est un film en colère si vous l’observez sur son versant politique. Un film fun oui, mais quand même en colère ! R.T. DR
PHOTO  : JESSICA FORDE KG PRODUCTIONS MICHELE RAY-GAVRAS ET ALEXANDRE-GAVRAS PRÉSENTENT « Money can’t buy me love » THE BEATLES UN FILM DE COSTA-GAVRAS ADULTSIN THE ROOM D’APRÈS LE BEST-SELLER DE YANIS VAROUFAKIS AVEC LA PARTICIPATION DE CHRISTOS LOULIS ALEXANDROS BOURDOUMIS ULRICH TUKUR DAAN SCHUURMANS CORNELIUS OBONYA JOSIANE PINSON TARLOW DIMITRIS CHRISTOS STERGIOGLOU THANOS TOKAKIS ALEXANDROS LOGOTHETIS AURÉLIEN RECOING VINCENT NEMETH VALÉRIA GOLINO DIRECTION IMAGE YORGOS ARVANITIS MONTAGE COSTA-GAVRAS ET LAMBIS CHARALAMPIDIS DÉCORS SPYROS LASKARIS PHILIPPE CHIFFRE COSTUMES AGIS PANAYOTOU SON NIKOS PAPADIMITRIOU MARIANNE ROUSSY DANIEL SOBRINO DE PRODUCTION CHRISTINE MOARBES THANASSIS CHRISTOPOULOS PRODUIT PAR MICHÈLE RAY-GAVRAS ET ALEXANDRE-GAVRAS EN UNE PRODUCTION KG PRODUCTIONS CO-PRODUCTION AVEC WILD BUNCH ELLE DRIVER FRANCE 2 CINÉMA ODEON S.A. PRODUCTEUR EXECUTIF GREC AVEC LE SOUTIEN DE L’AIDE AU CINÉMAS DU MONDE DU CENTRE NATIONAL DU CINÉMA KOSTAS LAMBROPOULOS EN PARTENARIAT ET DE L’INSTITUT FRANÇAIS EKOME S.A. ET DE LA RÉGION PROVENCE ALPES-CÔTE D’AZUR AVEC LE CNC FRANCE TÉLÉVISIONS ELLE DRIVER CANAL + CINÉ + MUSIQUE ALEXANDRE DESPLAT « UN FILM DE COMBAT » L’OBS « L’ÉCONOMIE TIENT SON THRILLER » LE PARISIEN LE 6 NOVEMBRE



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