Illimité n°293 novembre 2019
Illimité n°293 novembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°293 de novembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (197 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 117 Mo

  • Dans ce numéro : mémoire vive.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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20 La Reine des neiges 2 sortie le 20 novembre Vraiment libérée, vraiment délivrée ? Milliardaire et phénomène mondial en 2013, La Reine des neiges a le droit à sa suite. Logique ? Totalement révolutionnaire pour un studio comme Disney. Près de 5,2 millions d’entrées en France, 1,3 milliard de dollars au box-office mondial, La Reine des neiges reste le plus gros succès mondial de l’animation. Un phénomène planétaire qui repoussa les limites du merchandising à leur extrême. Un deuxième opus semblait alors inévitable, Disney ne pouvant pas tourner le dos à une telle poule aux œufs d’or. Pourtant, en 1994, Le Roi lion avait provoqué un enthousiasme similaire et n’avait pas bénéficié d’une suite sortie en grande pompe, juste un petit DTV (direct to video) poli cinq ans plus tard. Pourquoi donc ? « Je ne veux pas faire de suites à mes films. Je veux développer de nouvelles idées, de nouveaux concepts. » Ces mots, Walt Disney les a prononcés en 1965 à l’occasion du lancement du projet Disney World à Orlando, en Floride. Et le fait est là  : à de rarissimes exceptions, comme Bernard et Bianca au pays des kangourous et Fantasia 2000, la branche animation du studio n’a jamais produit, pour le grand écran, de suites à ses œuvres. Une tradition respectée, car énoncée par l’oncle Walt. C’est précisément ce respect de la tradition qu’est venue bousculer en 2013 La Reine des neiges. Au-delà du succès retentissant évoqué plus haut, le film a permis de faire rentrer le studio dans une nouvelle ère  : l’air du temps. On tenait là le premier film d’animation de Disney réalisé et scénarisé par une femme, Jennifer Lee – aux côtés de Chris Buck, certes. Un changement majeur pour cet univers jusqu’alors exclusivement masculin. Le tout était accompagné de quelques tacles aux truismes propres à Disney. Elsa, un temps méchante attitrée, est en réalité un personnage incompris, tuant ainsi le manichéisme ambiant du studio. Surtout, elle n’était plus sauvée par un beau Prince charmant, car l’amour sororal faisait ici le job. Par ailleurs, le sacro-saint coup de foudre dans les histoires d’amour made in Disney y était quelque peu remis en question à travers la désastreuse relation entre Anna et Hans au profit d’une construction solide entre cette dernière et Kristoff. Ce tournant féministe, en amont de #MeToo, remettait un Disney revigoré sur la carte de la pertinence. Un souffle d’air libérateur pour le studio qui a influencé les productions suivantes, de Vaiana à Ralph 2.0, où les princesses se rebellent. En sortant de ses ornières narratives conservatrices, et révérées pour ça, le studio Disney s’est ainsi senti désormais légitime de briser la règle dictée par Walt Disney lui-même, laissant le passé au passé. Raccrochant ainsi les wagons avec ses autres marques (Marvel, Star wars), qui enchaînent les sequels à toute berzingue, La Reine des neiges 2 pouvait donc voir le jour, sonnant définitivement le glas de toute tradition au cœ ur du studio aux grandes oreilles. Perrine Quennesson DR
MON VOISIN PRODUCTIONS ET ÉPITHÈTE FILMS PRÉSENTENT CAMILLE COTTIN JEAN-PIERRE DARROUSSIN ÉRIC CARAVACA CÉLESTE BRUNNQUELL UN FILM DE SARAH SUCO AU CINÉMA LE 20 NOVEMBRE



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