Illimité n°293 novembre 2019
Illimité n°293 novembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°293 de novembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (197 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 117 Mo

  • Dans ce numéro : mémoire vive.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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18 Proxima sortie le 27 novembre Des femmes et des astres Proxima raconte comment une astronaute a été sélectionnée pour sa capacité à contrôler ses émotions. Et comment son affection pour sa fille est précisément ce qui lui permet de garder son équilibre. Alice Winocour, la réalisatrice, nous explique ce film en forme de paradoxe. Comment avez-vous concilié la contradiction qui est à la base de Proxima ? — Je trouvais intéressant de suivre le parcours émotionnel de quelqu’un qui est finalement rattrapé par ses émotions, et se rend compte que ce n’est pas si simple de quitter ce qui l’attache à la Terre  : sa fille, mais aussi la Terre ellemême. Il y a toute une mutation qu’elle doit accomplir, et j’ai essayé de filmer comment elle devient une space person. C’est une fiction, mais avec une forte coloration documentaire. Quelle part de réalité avez-vous apportée ? — Le cinéma américain a occupé le terrain de la représentation de l’espace en montrant invariablement des surhommes, mais sans jamais évoquer cette difficulté de quitter la terre. Or, le paradoxe de l’astronaute, c’est faire l’expérience de sa propre fragilité. En tant que Terriens, on n’est pas faits pour vivre dans l’espace. Il faut s’y préparer physiquement et mentalement, et cette préparation représente une partie essentielle de la réalité des astronautes. C’est ce que j’ai essayé de montrer en tournant sur les lieux mêmes où des gens comme Thomas Pesquet se sont entraînés. C’était la première fois qu’on pouvait y accéder, notamment la cité spatiale internationale Star City près de Moscou, et Baïkonour au Kazakhstan d’où partent les fusées. Comment Eva Green, qui interprète l’héroïne, est-elle montée à bord ? — Il y a tout de suite eu quelque chose de proche entre nous. Eva est une très grande actrice mais elle a aussi une forme d’étrangeté qui me fascine. Elle dit elle-même qu’elle n’est pas de cette planète. J’avais besoin de sa puissance de travail pour satisfaire aux conditions de tournage très dures. Dans ces centres spatiaux, on était tolérés, mais on devait se soumettre aux horaires des astronautes, même Matt Dillon. J’ai été impressionnée par leur résistance. Eva ne se plaignait jamais, elle est très dure au mal. Sa résistance physique est extrême. Romain Cole « Le paradoxe de l’astronaute, c’est faire l’expérience de sa propre fragilité. » Comment faut-il interpréter le titre ? — C’était le nom de la mission de l’astronaute Thomas Pesquet, qui a entraîné Eva Green. C’est aussi le nom de la galaxie la moins éloignée de la terre, à la fois proche et lointaine, un peu comme le sont une mère et sa fille. Proxima veut dire aussi « la prochaine », et il implique la notion de transmission. Vaut-il mieux coller à l’image d’une mère idéale qui n’existe pas ou prouver que l’important dans la vie c’est d’aller au bout de ses passions ? Marc Ponceau DR
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