Illimité n°292 octobre 2019
Illimité n°292 octobre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°292 de octobre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (197 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 102 Mo

  • Dans ce numéro : fini de rire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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18 Maléfique  : Le Pouvoir du mal sortie le 16 octobre Le silence de l’agneau Elle était l’une des plus grandes stars des 90’s puis elle a choisi de disparaître. À l’affiche de Maléfique  : Le Pouvoir du mal, la douce Michelle Pfeiffer n’opère ni comeback ni sauvetage de la dernière chance, elle se contente de faire son job. En espérant ne pas se faire remarquer. Elle est partie sur la pointe des pieds, à tel point que personne ne l’a entendue quitter la pièce. Michelle Pfeiffer s’est un beau jour volatilisée des plannings et du cancan hollywoodien. Ce n’est même pas qu’on n’a plus voulu d’elle, c’est juste qu’elle a tenu, vers la quarantaine, au sommet de sa staritude, de sa beauté apaisée et probablement de son talent, à se faire discrète, à s’offrir un luxe inouï dans ce métier  : imposer son propre agenda. Avant ça, l’industrie la surnommait « Docteur No » pour sa capacité à refuser sans sourciller les (grands) films qu’on lui offrait alors sur un plateau (en vrac Le Silence des agneaux, Casino, Pretty Woman, Basic Instinct). Mais ça ne lui suffisait plus de dire non à certains, il fallait qu’elle dise non à tout. Son dernier rôle en tant que tête d’affiche, le thriller maboul Apparences avec Harrison Ford, date d’il y a presque vingt ans, un carton absolu. Depuis, elle est passée à autre chose. Elle disparaît des radars pendant plusieurs années, puis revient faire coucou, papillonne entre les indés hardcore (Mother ! d’Aronofsky), les grosses machines lambda (Ant- Man et la Guêpe) et les films d’auteur qui ne sont ni tout à fait l’un ni tout à fait l’autre (Stardust de Vaughn, Malavita de Besson, Dark Shadows de Burton). Une constante  : elle fait toujours en sorte de rester planquée dans l’arrière-fond des films. Une exception  : en 2009, Michelle Pfeiffer accepte d’être l’héroïne de Chéri de Stephen Frears, l’homme qui lui avait offert le rôle de l’innocente Mme de Tourvel dans Les Liaisons dangereuses et auquel elle ne peut probablement rien refuser. Suffisamment présente pour ne jamais briller par son absence, elle gère désormais son temps de présence comme une virtuose du camouflage. On aurait pu pour une fois parler de comeback si le film, pourtant exquis, n’avait pas bidé à ce point. Que ce soit bien clair  : Michelle Pfeiffer ne veut plus être un événement. Suffisamment présente pour ne jamais briller par son absence, elle gère désormais son temps de présence comme une virtuose du camouflage. Elle a déjà assez donné et foutu en l’air une grande partie de sa vie sentimentale pour ce job (dit-elle souvent). Il suffit de voir aujourd’hui comment sa rencontre, pourtant surexcitante sur le papier, avec Angelina Jolie dans Maléfique  : Le Pouvoir du mal n’est monté en épingle ni par le studio Disney ni par la presse, pour bien saisir à quel point elle a réussi son coup. Personne ne s’étonnera donc de la voir apparaître en méchante reine obnubilée par la douce princesse Aurore, personne ne se demandera non plus ce qu’elle est devenue depuis la dernière fois. D’ailleurs, c’était quand la dernière fois, mince ? Docteur No a réussi son coup, elle est devenue un spectre. R.T.



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