Illimité n°292 octobre 2019
Illimité n°292 octobre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°292 de octobre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (197 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 102 Mo

  • Dans ce numéro : fini de rire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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16 Terminator  : Dark Fate sortie le 23 octobre Le cimetière des cyborgs Avec Dark Fate, la saga Terminator s’offre une cure d’amincissement en biffant d’un coup trois de ses précédents volets. Pas de salut pour les vieilles machines. Et pour Arnold, alors ? « Il effacera votre passé pour protéger votre avenir », disait la tagline du bien nommé L’Effaceur, l’un des derniers très gros véhicules hollywoodiens offerts à Arnold Schwarzenegger. Il y incarnait un superflic à la tête du programme de protection de témoins, les flingues y faisaient deux mètres de long, la fille à protéger était évidemment sublime et on pouvait y voir des crocodiles quittant leur aquarium pour dévorer des mafieux et se prendre ensuite une bonne paire de baffes par le chêne autrichien  : c’était une autre époque. Près d’un quart de siècle après avoir ainsi « effacé » des vilains par goût du travail bien fait, voilà qu’Arnold s’apprête désormais à effacer carrément tout un pan de sa filmo dans Terminator  : Dark Fate, son blockbuster de la dernière chance. Preuve que l’époque a changé, Schwarzie ne met désormais plus ses talents et ses pétoires au service de la veuve et de l’orphelin  : dans Dark Fate, il va effacer SON passé pour protéger SON avenir. Ni suite du précédent Terminator Genisys, ni reboot complet de la franchise, ce sixième volet se propose ainsi de sortir la saga de l’impasse en opérant un méga coup de balai  : outre Genisys, ce seront ainsi T3 et Terminator Renaissance, trois films qui ont pesé au bas mot un bon milliard de dollars de recettes, qui s’apprêtent Vous pouvez bazarder vos souvenirs comme vos DVD  : l’histoire de Dark Fate reprendra son cours 27 ans après T2. Le reste n’a jamais existé. à être réduits en poussière, comme au moment du Jugement Dernier. Vous pouvez bazarder vos souvenirs comme vos DVD  : l’histoire de Dark Fate reprendra son cours 27 ans après T2. Le reste n’a jamais existé. C’est presque un cas unique dans l’industrie du cinéma, qui a pourtant toujours misé sur l’amnésie du public  : trois films, pas terribles certes, mais gorgés de stars et d’effets spéciaux, vont devenir soudainement des œuvres sans horizon, sans espoir d’une quelconque redécouverte. Des fantômes destinés à flotter à tout jamais dans un univers qui ne veut plus d’eux. C’était le souhait du grand ordonnateur de la saga, James Cameron, qui reprend du service en tant que producteur et coscénariste  : envoyer dans les limbes ces projets qui ne portaient pas sa signature. Un pur geste de démiurge. Pour sa créature, Schwarzie, les choses sont différentes. Supprimer trois Terminator de sa filmo, c’est lui ôter quelques casseroles mais aussi pas mal de sa mystique de surhomme. Son clone numérique dans Renaissance, sa version rajeunie dans Genisys, sa traversée du cimetière dans T3  : ces images folles ne comptent plus. Pschiit. Dark Fate a intérêt à être bon, sans quoi c’est toute son aura qu’Arnold va finir par effacer. R.T. DR



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