Illimité n°292 octobre 2019
Illimité n°292 octobre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°292 de octobre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (197 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 102 Mo

  • Dans ce numéro : fini de rire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 Shaun le mouton, le film  : La Ferme contre-attaque sortie le 16 octobre La soupe à Shaun qui ont probablement trouvé enfin l’occasion d’incorporer un peu de rires à la française dans le petit bestiaire so british Avec son mélange de SF et de conte agricole, Shaun le mouton, le film  : La Ferme contreattaque est-il un hommage caché à La Soupe de Shaun. Après tout, pourquoi pas  : ces héros fébriles s’exprimant par onomatopées et abonnés aux péripéties les plus abracadabrantes, ne sont-ils pas tous les héritiers aux choux ? de Louis de Funès ? Laetitia d’Yvan Après le périple de sa première aventure cinématographique, Shaun le mouton intello doit désormais composer avec l’hyperespace. Mais pas la peine de pitcher trop longuement l’intrigue, tout le monde la connaît  : nos héros vivent à la ferme, un être venu d’ailleurs atterrit dans le champ d’à côté, et une amitié farfelue ne tarde pas à naître entre les amis de la terre et ceux du cosmos. Oui, c’est bien ça  : l’ovidé malin imaginé par Nick Park semble marcher sur les plates-bandes de notre Soupe aux choux nationale. À première vue, l’idée paraît improbable. Shaun, c’est la fine fleur du burlesque à l’anglaise dont Wallace et Gromit avait déjà posé les bases  : gags pince-sansrire, peu de mots mais des regards lourds de sens, du flegme en pâte à modeler. Mais, il ne faut pas l’oublier, la franchise est coproduite par les Français de Studio Canal… Angry Birds  : Copains comme cochons sortie le 16 octobre Oiseaux de malheur Question sérieuse  : faut-il voir en Angry Birds  : Copains comme cochons la première grande satire géopolitique de l’ère Trump ? C’est la beauté des adaptations de jeux minimalistes  : le matériau de base est si mince que les scénaristes s’amusent à inventer librement des motivations aux petits Mickeys qu’ils transposent à l’écran. Le premier Angry Birds le prouvait en mettant ces gros piafs pas bavards au service d’une fable sur l’entraide en milieu hostile. Red, Chuck et Bombs’unissaient face à l’adversité  : l’arrivée de porcs fluorescents sur leur île. Dans Copains comme cochons, ce sont les oiseaux et les porcs qui font équipe face à un nouvel intrus. Tiens, tiens… Le rapprochement des gentils et de leurs ennemis jurés pour affronter une menace commune  : voilà qui rappelle singulièrement la récente reconfiguration de l’échiquier stratégique mondial. L’Oncle Sam n’a-t-il pas tendu la main à la Corée du Nord en vue de mieux tenir tête à la concurrence chinoise ? Puisque la mythologie Angry Birds est une page blanche sur laquelle tout peut se projeter, on ne s’étonnerait pas que le film s’inspire de ces remous pour mieux brocarder la présidence. À moins que ce soit le contraire, et que Donald Trump ait puisé sa politique étrangère dans ses petites parties de casse-cochons. Étienne Bidais DR
DR Abominable sortie le 23 octobre Le yéti est-il vraiment l’ami des tout petits ? Dans Abominable, un gros monstre baveux devient sage comme un toutou. Mais qu’est-ce qui leur arrive à tous ? De Maléfique  : Le Pouvoir du mal à Terminator  : Dark Fate en passant par Joker, c’est la grande question qui hante ce mois de cinéma, et par conséquent tout ce numéro  : les monstres seraient-ils devenus des gens trop sympas, comme vous et moi ? Dans le cas d’Abominable et donc du yéti, les choses semblent entendues  : depuis l’année dernière et la sortie de Yeti & Compagnie, le gros monstre tibétain immaculé semble désormais à peine plus dangereux qu’un Jack Russell édenté. Résultat, les gosses l’adorent. C’est la rançon de la gloire  : autrefois il nous foutait les miquettes mais, comme son compagnon de route, le monstre du Loch Ness, son aura s’amenuisait petit à petit dans l’inconscient collectif. En se métamorphosant en gros nounours des montagnes, le yéti est enfin devenu une star de cinéma comme les autres. Abominable ? Vous voulez rire ? R.T. La Fameuse Invasion des ours en Sicile sortie le 9 octobre Pas trop tôt, Mattotti Légende de l’illustration et de la BD, Lorenzo Mattotti réalise à 65 ans son premier long  : La Fameuse Invasion des ours en Sicile. Rencontre avec un débutant à la barbe grisonnante. Qu’est-ce qui vous a poussé, à votre âge, à passer au long-métrage ? — L’arrogance ? (Rires.) L’occasion, surtout. C’est ma productrice qui m’a beaucoup poussé car, naturellement, je suis assez feignant. Mais je crois surtout qu’à 60 ans, j’étais enfin mûr et j’avais besoin de nouveauté, de sortir du format livre. LORENZO MA MATTOTTI Quelle influence l’auteur du roman original, Dino Buzzati, a-t-il eue sur vous ? — Sa façon de raconter des histoires, ces légendes bizarres où se mêlent le mystère, l’ironie et la poésie, par le verbe et par les dessins, m’a toujours accompagné. Il a beaucoup influencé mon imaginaire. Surtout, il a fait de la bande dessinée. À la fin des années 60 ! À cette époque, voir un grand écrivain se lancer dans la BD, c’était fou ! La preuve évidente qu’il s’agissait d’un art. Pourquoi ce livre-là en particulier ? — Je voulais faire un film grand public, qui puisse toucher une audience jeune afin que celle-ci ait accès à un imaginaire différent. C’était un film important à faire, autant pour partager cette tradition italienne que pour cette histoire, tout simplement, qui aborde des sujets compliqués, humains et nuancés. Il y a une joie du conte que je tenais à transmettre. Perinne Quenesson DR



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