Illimité n°291 septembre 2019
Illimité n°291 septembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°291 de septembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (197 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 103 Mo

  • Dans ce numéro : dans Gemini Man, la star affronte son double des années 90.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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30 Au nom de la terre sortie le 25 septembre Dans les baskets du fiston d’Au nom de la terre, face à un papa agriculteur (Canet) et un grand-père lui-même éleveur de chevreaux (Rufus), Anthony Bajon apparaît dépassé par les disputes de ces derniers, paysans aux abois qui s’écharpent en voyant leur métier transfiguré par les nouvelles contraintes de production. Mais, loin d’être en reste, le jeune homme est peut-être le personnage clé du film  : non pas en tant que dépositaire des terres labourées par son papa – car celui-ci refuse de voir son fils épouser son destin maudit –, mais plutôt en tant qu’alter ego du réalisateur Édouard Bergeon, qui raconte ici sa propre histoire. Et surtout celle de son père, donc, fermier acharné qui s’épuisa au travail pour éponger ses dettes. Qui mieux qu’Anthony pour jouer cet avatar ? Qu’il soit un ado troquant la drogue contre Dieu dans La Prière en 2018, ou un photographe assez jeune et naïf pour émouvoir Hafsia Herzi dans Tu mérites un amour (également à l’affiche ce mois-ci, lire p.11), l’acteur est l’innocence incarnée, l’ingénu dont le regard aussi grave que candide balaie un monde tragique auquel il se heurte bien vite, mais dont il apprend beaucoup – pour mieux raconter un jour la folie de ses aînés, à l’image du véritable Édouard Bergeon. Quelle meilleure définition d’un héritier ? A.V. Au nom du fils Face à Guillaume Canet dans Au nom de la terre, Anthony Bajon se confirme en meilleur fils prodigue de la jeune garde française. Romain Cole
DR DR Ça  : Chapitre 2 sortie le 11 septembre Le club des 27 27 ans après les événements de Ça, Pennywise, le clown ricanant, revient semer la frousse dans les rues de Derry. Mais comment projeter les héros pré-pubères du premier volet dans l’âge adulte sans perdre ses 700 millions de fans ? Autopsie d’un défi. Le scénario Dans le pavé de Stephen King paru en 1986, les deux temps du récit étaient entrecroisés, produisant un jeu de miroirs complexe entre passé et présent, traumatismes et conséquences, horreur réelle et fantasmée. Andy Muschietti et ses scénaristes ont pris le parti de la lisibilité en consacrant chaque film à une apparition de « ça ». Si le premier volet se déroulait en 1988, charriant une nostalgie séduisante, Ça  : Chapitre 2 se doit d’adresser des problématiques actuelles. Le scénario oscille entre revanche des nerds (les membres du Club des Ratés ont tous réussi leur vie professionnelle, sauf Mike resté à Derry) et retour du refoulé (Beverly a un mari violent, Eddie une épouse autoritaire). Plus didactique que chez King, mais probablement tout aussi efficace. 31 Le casting En devenant le plus gros succès de tous les temps du genre horreur, Ça a rappelé une nouvelle fois qu’un blockbuster pouvait se passer de stars. Avec sa bande de gamins dépareillés et inadaptés rappelant les belles heures du studio Amblin, il mettait chaque spectateur face à ses propres peurs d’enfant. La suite (et fin) soigne la ressemblance physique entre les jeunes acteurs (de retour à l’occasion de flash-back) et leurs doubles adultes, à l’exception (volontaire) du grassouillet Ben, devenu beau gosse sous les traits de l’Australien Jay Ryan. Deux vedettes ont réussi malgré tout à se glisser dans ce casting  : James McAvoy (Bill, leader du Club des Ratés) et Jessica Chastain (Beverly, la fille de la bande). Deux « noms » certes, mais qui ne feront pas dévier la nature chorale et démocratique de ce récit-là. La violence En dépit de sa classification R-Rated (interdit aux moins de 17 ans non accompagnés) sur le territoire américain, le premier Ça avait pris soin de modérer ses effets gores et de maquiller son méchant clown d’une couche d’ironie potache. Le casting d’acteurs mineurs n’y était sans doute pas pour rien, et on doute que le film aurait connu un tel destin s’il avait voulu reproduire la perversité extrême de Stephen King. En passant à l’âge adulte, Muschietti promet de faire monter le trouillomètre d’un cran  : Jessica Chastain a déjà évoqué une séquence particulièrement sanglante, et le récit secondaire d’un crime homophobe devrait ancrer le film dans une réalité autrement perturbante. Le récit d’apprentissage va donc virer au thriller blafard. Au revoir, les enfants ? Michaël Patin DR



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