Illimité n°291 septembre 2019
Illimité n°291 septembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°291 de septembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (197 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 103 Mo

  • Dans ce numéro : dans Gemini Man, la star affronte son double des années 90.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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26 Fête de famille sortie le 4 septembre « Le rôle était un défi, je l’ai vu comme une performance sportive au niveau de l’émotion. » Romain Cole
Souvent, dans les familles toxiques, un membre absorbe la folie familiale. C’est lui qu’on fait soigner alors que ce sont les autres autour qui sont fous. C’est le cas de Claire… — Exactement. Le film parle de la maladie familiale. Claire est considérée comme bipolaire, mais j’ai toujours dit à Cédric Kahn, le réalisateur, « je ne pense pas qu’elle soit folle ». Pour moi, c’est une victime. Je comprends très bien ce qu’elle revendique. C’est la seule qui dit les choses, qui les voit. Son discours est construit, les autres sont dans le déni. Son problème, c’est son emportement émotionnel. Il fait peur et, pour la ranger, on dit qu’elle est folle. Mais ce sont les autres qui la rendent dingue. Il y a une scène de crise familiale où vous donnez une intensité très impressionnante… — Le rôle était un défi, je l’ai vu comme une performance sportive au niveau de l’émotion. Je m’y suis préparée plusieurs jours avant. On a tourné cette La fille prodige Dans Fête de famille, portrait en huis clos d’un système familial infecté, Emmanuelle Bercot est sidérante dans le rôle de la fille brisée par ce dernier. scène sur deux jours, j’ai donc dû la faire 50 ou 60 fois. Quand je pleure cinq minutes à l’écran, j’ai pleuré six heures dans la journée et pour ça il faut rester très concentrée. Catherine Deneuve, que vous avez dirigée à deux reprises (Elle s’en va et La Tête haute), joue votre mère… — Je suis tellement habituée à la regarder quand je la filme et quand je monte, que je me suis surprise à m’arrêter de jouer pour l’observer alors que les caméras tournaient ! (Rires.) Votre carrière d’actrice grandit, notamment depuis votre rôle dans Mon roi de Maïwenn. Vous avez commencé par être comédienne il y a longtemps, avant de vous diriger vers la mise en scène… — Quand j’ai un peu arrêté de jouer, ça n’a pas été un choix, on ne me proposait rien. J’étais plus serveuse qu’actrice. Je n’avais pas d’agent, je ne connaissais personne, c’était la galère. Je n’avais DR 27 pas besoin, comme actrice, de passer par la mise en scène. Juste de sortir de la dépendance. Par les rencontres faites comme réalisatrice, on m’a proposé des rôles. C’est revenu comme ça, c’est fou. Aujourd’hui les deux s’imbriquent, je suis très heureuse de jouer plus. La mise en scène a changé l’actrice que vous êtes ? — La direction d’acteur me passionne. Écrire pour des acteurs et les diriger m’a beaucoup appris. Sur la place qu’on leur donne sur un tournage et sur le constat que, parfois, on ne leur porte pas l’attention nécessaire. Pour rester dans la thématique « famille » et maintenant que vous en faites partie, vous êtes qui sur la photo de la grande famille du cinéma français ? Je suis celle cachée au moment où on la prend. Donc je n’y suis pas. Ou j’y suis, mais personne ne me voit ! (Rires.) Anouk Féral



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