Illimité n°291 septembre 2019
Illimité n°291 septembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°291 de septembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (197 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 103 Mo

  • Dans ce numéro : dans Gemini Man, la star affronte son double des années 90.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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18 La Vie scolaire sortie le 28 août Le plus frappant dans La Vie scolaire c’est votre parti pris de filmer un collège comme une grande scène de stand-up. Du coup, le film est très écrit, très marrant, rempli de blagues et en même temps il sonne toujours juste, vrai. Vous vous y êtes pris comment ? — Grand Corps Malade. Ça sonne vrai parce que le collège est aussi un lieu de rigolade. Les profs font des vannes, les élèves font des vannes, parfois ça dérape, mais c’est un lieu où l’art de la punchline est roi. Et celui qui excelle là-dedans prend le pouvoir sur les autres, d’où parfois une certaine violence. Mehdi et moi on a ces souvenirs-là en tout cas de notre scolarité, et ça se passe toujours un peu de la même manière, en tout cas c’est ce que notre boulot « sur le terrain » nous a fait comprendre. Donc ce n’est pas un angle d’attaque de notre part, ce n’est pas une idée de cinéma  : c’est la réalité. — Mehdi Idir. Les petits qu’on a fait tourner dans le film se sont bien chargés Un collège fou fou fou Trois ans après Patients, Grand Corps Malade et Mehdi Idir refont le coup du grand film populaire à partir d’un sujet casse-gueule, ici les collèges de banlieue. La Vie scolaire risque de les imposer un peu plus dans le paysage du cinéma français  : il était temps qu’ils nous expliquent leur méthode. de nous le faire comprendre  : les vannes sont de plus en plus affûtées ! Justement, en parlant des petits, vous avez tous les deux la trentaine bien sonnée… — G.C. M. (Il nous coupe.) T’es sympa là, moi j’ai déjà dépassé la quarantaine. Et Mehdi vient de l'atteindre, là. (Rires). … et donc, comment avez-vous fait pour que vos dialogues ne ressemblent pas à ceux d’un collège de 1992 ? — M. I. On laisse beaucoup de latitude aux acteurs. Que ce soit les adultes ou les gosses. On fait énormément de répétitions, on commence un mois avant le tournage, et on retouche les phrases, les mots, le ton, tout. Basiquement  : on ne demande aux acteurs que de garder l’idée du dialogue et de le reformuler avec leurs mots. Tout est donc très écrit et en même temps on s’offre le luxe de tout réécrire dès que le besoin s’en fait sentir. Toujours dans cette idée de sonner juste. Si une réplique, « Si une réplique, une mimique ou un geste paraît artificiel, alors c’est tout notre édifice qui s’écroule. » une mimique ou un geste paraît artificiel, alors c’est tout notre édifice qui s’écroule. Toujours dans cette idée de justesse  : le prof interprété par Antoine Reinartz, vu dans 120 bpm, est en conflit avec le jeune héros. Vous avez pourtant choisi de ne pas en faire un personnage de « méchant », mais de lui chercher plutôt des raisons. Ce sens de la nuance, les financiers du cinéma français le comprennent désormais sans problème ? — G.C. M. Déjà, merci d’avoir fait attention à ça. L’absence de manichéisme c’est une de nos grandes obsessions avec Mehdi. Par ailleurs je crois qu’il n’y a plus aucun problème désormais à créer de la nuance dans le cinéma populaire français, en tout cas, personne ne nous a poussés à faire de ce personnage un antagoniste ni à désigner des « coupables » évidents. Est-ce un signe que les temps ont changé ? Peut-être bien, oui… Romain Thoral Romain Cole



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