Illimité n°291 septembre 2019
Illimité n°291 septembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°291 de septembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (197 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 103 Mo

  • Dans ce numéro : dans Gemini Man, la star affronte son double des années 90.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Romain Cole 12 Bacurau sortie le 25 septembre Le village des condamnés Dans Bacurau, qu’il a coréalisé avec Juliano Dornelles, Kleber Mendonça Filho utilise des éléments SF pour une fable politique opposant des villageois à de mystérieux envahisseurs. Lauréat du Prix du jury à Cannes, le réalisateur s’explique. Qu’ont en commun Bacurau, que vous avez mûri depuis dix ans, et vos précédents films ? — Les Bruits de Recife (2012) était une histoire simple tournée en 35 mm au format cinémascope. De la même façon, Aquarius (2016) est une chronique tournée en écran large à la façon de John Carpenter. Le fait que Bacurau soit un western nous permet d’utiliser tous les outils à notre disposition  : des rails de travelling et des objectifs Panavision. C’est donc la même philosophie, mais à une échelle plus grande. C’est comme de conduire sans ceinture de sécurité. Devant le film, on pense notamment à Assaut, que Carpenter avait décrit comme étant l’association du bien et du mal pour combattre le pire. — C’est vrai  : dans Assaut, un prisonnier s’allie au shérif pour se défendre. Dans Bacurau, Lunga est un bandit endurci auquel les villageois font appel pour organiser la défense face aux étrangers. Mais la référence à Assaut est pertinente aussi parce que c’est un western, comme Bacurau. Vous auriez pu faire ce film aujourd’hui ? — Dans la situation actuelle du Brésil, non. Cinq mois avant le Festival de Cannes, le gouvernement a coupé toutes les subventions fédérales pour le cinéma. Déjà, pendant le tournage, le climat était assez étrange. Nous devions rester très vagues et discrets sur le sujet. Le pouvoir est obnubilé à l’idée de combattre toutes les idées qu’il considère comme divergentes. Marc Ponceau Ceux qui travaillent sortie le 25 septembre Olivier Triste Fort de sa voix rocailleuse et de son faciès austère, Olivier Gourmet s’est construit une carrière aux antipodes du clownesque, et ce jusque pour son rôle de patron fauché dans Ceux qui travaillent. Retour sur ses meilleurs films qui nous mettent le bourdon. Ceux qui travaillent (2019) Comme l’ancre d’un bateau, Olivier Gourmet possède la fascinante capacité à plomber ce qui est déjà lourd. Pas dans le mauvais sens du terme, puisque le Belge rentre à merveille dans le costume de modeste patron corrompu par l’appât du gain et signataire d’un pacte faustien qui le hantera à jamais. Exploit  : c’est (plutôt) réjouissant. Taux de bourdon  : 50% La Promesse (1996) L’amour du wallon pour le drame n’est pas une chose nouvelle. Pour sa première apparition devant la caméra des frères Dardenne, celui qui deviendra plus tard un vendeur de gaufres peu scrupuleux et un menuisier acariâtre pour leur compte, s’est illustré dans le rôle d’un trafiquant de travailleurs sans-papiers. Des débuts prophétiques pour celui qui tire la tronche mieux que personne. Taux de bourdon  : 87% Nationale 7 (2000) Dans la famille des films déprimants d’Olivier Gourmet, voici le père. Plus triste que Philadelphia et Le Scaphandre et le papillon combinés, Nationale 7 voit l’acteur embrasser l’identité d’un myopathe bougon en manque de tendresse. Rien que ça. Taux de bourdon  : 100% J.-B. T. DR



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