Illimité n°291 septembre 2019
Illimité n°291 septembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°291 de septembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (197 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 103 Mo

  • Dans ce numéro : dans Gemini Man, la star affronte son double des années 90.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
10 Jeanne sortie le 11 septembre Et j’ai crié, Bruno ! Rythmer le procès de la pucelle d’Orléans avec les chants de Christophe ? Pour oser un tel pari, il fallait bien l’audace de Jeanne et de son auteur Bruno Dumont. Après Jeannette qui baignait dans le metal d’Igorrr, Jeanne mise sur la voix de Christophe… — Oui, car la petite est plus mûre, sa foi est ordonnée. Il me fallait donc un motif musical plus mélodieux  : j’ai pensé à Christophe. Une question de culture musicale, ou d’envie de le filmer ? — Au départ, il ne devait pas apparaître. Mais comme le texte de Péguy lui a donné des ailes, j’ai pensé qu’il devrait se montrer et je lui ai confié le rôle du Frère Evrard. Étant très timide, il a refusé, puis il a fini par me dire  : « OK, mais je garde mes lunettes. » Votre trajectoire reflète la sienne, mais à l’envers  : vous avez fini par rencontrer le grand public, avec Ma Loute et P’tit Quinquin tandis que lui est parti vers l’expérimental… — Ça m’est arrivé par accident  : je ne voulais pas forcément faire de comédies, mais les opportunités se sont dessinées et je les ai laissées venir. Avec Jeanne, le comique cède la place au drame, mais il reste la collusion des deux. C’est déroutant, mais, comme Christophe, je ne m’interdis rien… A.V. Romain Cole Fourmi sortie le 4 septembre À sport et à travers Et si les sportifs inadaptés étaient les athlètes de demain ? Dans Fourmi, le jeune Théo est le petit dernier d’une galerie de champions au physique biscornu. Théo dans Fourmi Lorsque l’on voit que le plus grand footballeur actuel (Leo Messi) est haut comme trois pommes, il paraît farfelu de continuer à saquer les jeunes talents à cause de leur taille. C’est pourtant le sort du jeune Théo, dit Fourmi, dans le film éponyme de Julien Rappeneau, boudé par les recruteurs d’Arsenal à cause de sa stature de rase moquette. Il va évidemment prouver que la taille ne fait pas l’avant-centre dans cette jolie fable, où François Damiens, en papa prolo, n’a rien d’une cigale. Roy Munson dans Kingpin Le bowling n’est pas un sport facile pour qui n’est pas Jesus Quintana dans The Big Lebowski. Encore moins lorsqu’on a un crochet à la place de la patte droite. Le pitch du deuxième film des frères Farrelly voit Woody Harrelson prêter sa trogne à une sorte de Hook du jeu de quilles. Condamné à faire des rigoles, ce loser dégarni va s’acoquiner avec un Amish aux doigts d’or pour redevenir le roi de la piste lustrée. Lord Farquaad dans Shrek Comment se hisser sur son fidèle destrier quand on ne dépasse pas le mètre dix ? Une problématique que Lord Farquaad, despote court sur pattes aux culottes de velours et féru d’équitation, a dû abaisser à son niveau. Rien que quelques porteurs dociles et une bonne dose de confiance en soi ne puissent arranger. Jean-Baptiste Tournié
Baroud d’horreur Pourquoi Sylvester Stallone ressort-il Rambo du placard dans Last Blood, une décennie après avoir paisiblement mis son alter ego musculeux à la retraite ? Tu mérites un amour sortie le 11 septembre Premier baiser Inspiré d’un poème de Frida Kahlo, Tu mérites un amour élève Hafsia Herzi au rang d’impressionnante femme-orchestre. Vous avez fait ce film sur un mode cinéma guérilla ? — Totalement. Ça ne devait pas être mon premier film, j’avais un autre projet qui était au point mort faute de financements. Lasse d’attendre, j’ai décidé de tourner celui-là en quinze jours, sans argent. C’était une manière d’apprendre les métiers de scénariste, réalisatrice et productrice d’un seul coup. Je déteste l’idée d’avoir peur de faire des choses ou de ne pas se lancer faute de certitudes. En faisant, on apprend. Toute expérience est importante à vivre. C’est marrant que vous disiez ça, ça semble être exactement le leitmotiv de votre personnage dans le film. — Oui, elle accumule les expériences sensuelles, sexuelles pour se sentir exister. Son cœur est cassé et c’est ainsi qu’elle pense pouvoir le réparer. Et cela, des gens le détectent. Elle se laisse prendre par les autres, mais c’est elle qui en tire des leçons. Rambo  : Last Blood sortie le 25 septembre DR 11 On le croyait fini, usé par ses années à se traîner dans la fange à faire la sale besogne de l’Oncle Sam. Il y a plus de dix ans, Sylvester Stallone bouclait l’histoire de John Rambo au fin fond de la campagne d’Arizona, sur le chemin de la maison de son paternel (et de la rédemption). Après un dernier défouraillage d’une violence inouïe dans la jungle birmane, cette résolution paisible et salvatrice sonnait le gong pour l’expert de la guérilla marécageuse. « Je suis très satisfait de Rambo. Je ne pense pas qu’il y en aura un autre. J’en suis même sûr à 99%. J’allais faire un autre volet, mais le personnage a bouclé la boucle », déclarait même l’étalon italien en 2010. Il a finalement changé d’avis  : le cinquième opus déboule ce mois-ci et enverra notre héros en territoire narcos. Pourquoi lui ? Pourquoi là-bas ? Pourquoi maintenant ? La réponse est simple  : Rambo ne s’épanouit que sous les présidents républicains (le 1 et le 2 sont sortis sous Reagan, le 3 sous Bush Sr, le 4 sous Bush Jr.) et retourne paisiblement hiberner dès lors qu’un démocrate dort à la Maison-Blanche. Pendant l’ère Obama, Stallone voulait donc en finir avec Rambo. C’est Trump qui s’est chargé de rendre le personnage pertinent à nouveau. Direction le Mexique, donc. Il ne reste plus qu’à attendre de voir ce que le soldat le plus maboul des 80’s aura à nous raconter cette fois sur son pays et sa politique migratoire… J.-B.T. Vous ne filmez jamais l’acte sexuel, lui-même. — Ce film se prêtait plus à la sensualité, à la douceur, à montrer des langues dans des bouches, qu’à filmer l’animalité de l’acte. Mais ce n’est en aucun cas par pudeur qu’on ne voit rien. Pour moi, la mise en scène, c’est la liberté. Romain Cole Romain Cole



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :