Illimité n°290 jui/aoû 2019
Illimité n°290 jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°290 de jui/aoû 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (197 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 100 Mo

  • Dans ce numéro : un film de wouf !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Les quelques lignes pour vous donner envie de découvrir Anna jouent la carte du mystère et de l’interrogation à tout va  : « Les matriochkas sont des poupées russes qui s’emboîtent les unes dans les autres. Chaque poupée en cache une autre. Anna est une jolie femme de 24 ans, mais qui estelle vraiment et combien de femmes se cachent en elle ? » Bonne question  : combien de femmes vont bien pouvoir se cacher dans Anna, nouvelle héroïne bessonienne maniant probablement – à l’instar de ses aïeules – aussi bien le coup de pied retourné que l’envolée pleine de spleen, à exécuter de préférence les yeux embués. Alors, combien, hein ? Eh bien il y aura forcément un peu de Nikita, leur modèle à toutes, le prototype de la femme forte en collants Dim et flingue Beretta telle que conceptualisée il y a trente ans par Besson, et présente depuis dans l’ADN de chacune de ses créatures à lui. Pour le reste, il faut à nouveau s’en remettre à ce synopsis décidément riche en indices. Continuons ensemble, c’est notre tournée de points d’interrogation. « Est-ce une simple vendeuse de poupées sur le marché de Moscou ? » Facile  : le côté joujou et sans le sou fait penser illico à la fragile Mathilda, pour peu qu’un simili-Léon se balade du côté de la place Rouge et c’est plié. On poursuit  : « Un top model qui défile à Paris ? » Le don d’ubiquité suggéré ainsi que les standards en vue Anna sortie le 10 juillet Méta-Anna Et si Anna était le grand film somme de Luc Besson que personne n’attendait plus ? C’est en tout cas ce que raconte son synopsis officiel en forme de jeu de piste. 11 physiques imposés par le mannequinat évoquent cette fois Leeloo, grande alien peace and love, et Angel-A, très grand archange tout aussi hippie. Next  : « Une tueuse qui ensanglante Milan ? » La fille est donc dans toutes les métropoles européennes en même temps et n’a visiblement pas peur de se salir les mains. C’est forcément Lucy qui, on le rappelle, finissait le film du même nom, omnisciente, omnipotente et accessoirement experte dans le maniement des gros calibres. Après ça, les indices offerts par le service marketing redoublent d’un coup  : « Un flic corrompu ? Un agent double ? Ou tout simplement une redoutable joueuse d’échecs ? » Pfiou, pas simple  : de loin on peut penser à une métaphore d’Aung San Suu Kyi, portraitisée par Besson dans The Lady, mais pas sûr que l’ancienne prix Nobel désormais icône déchue du pacifisme soit très forte aux échecs. Le côté joueuse et espionne évoque en revanche clairement Adèle Blanc-Sec et, après ça, le compte est bon. Elles sont venues, elles sont toutes là, à part Jeanne d’Arc probablement retenue sur son bûcher  : la grande collection de guerrières bessoniennes devrait nous être exposée dans son intégralité avec Anna, film qu’on imagine comme un chapitre final. Néanmoins, comme le conclut ce bon vieux synopsis  : « Il faudra attendre la fin de la partie pour savoir qui est vraiment Anna et qui est « échec et mat ». » Besson va-t-il encore gagner la partie ? Réponse le 10 juillet. Romain Thoral DR



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