Illimité n°289 juin 2019
Illimité n°289 juin 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°289 de juin 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (197 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 117 Mo

  • Dans ce numéro : que serait un monde sans les Beatles ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 24 - 25  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
24 25
24 Jeu est un autre Avec sa nouvelle galerie de personnages mignons tout plein, Toy Story 4 rappelle que la magie de chaque volet tient à la découverte du joujou d’à côté. Retour sur les types de rencontres les plus folles, flippantes ou hilarantes de la meilleure saga Pixar. 1 Le joujou rival Toy Story 4 sortie le 26 juin Tout a commencé par un clash entre deux bonshommes en plastique. Le moteur de Toy Story, c’est le choc des cultures puis la réconciliation entre le gang des jouets d’Andy (patronnés par Woody, bon vieux shérif aux principes trempés dans la vertu) et les figurines de l’extérieur. À commencer par Buzz  : débarquant dans le premier volet avec son attirail sophistiqué, l’astronaute hâbleur menaçait d’expédier Woody tout droit dans la rubrique « Que sont-ils devenus ? » Comme tous les joujoux partagent la même condition, Buzz se liguera finalement avec le cow-boy. Pris pour des cannibales avant de se changer en alliés, les « mutants » (les fantoches monstrueux du morveux Sid) l’avaient de toute façon annoncé  : le génie de la saga est de faire exister l’Autre, l’étranger ou le concurrent, et de démonter les préjugés initiaux. 2 Le joujou duplice Immanquablement, la team Woody tombe sur des compagnons chaleureux qui lui tendent la main (et un miroir rassurant). Mais les apparences sont aussi trompeuses dans ce sens-là, et ce quatrième Toy Story ne fait pas exception à la règle  : nos héros vont regretter d’avoir suivi Gabby Gabby et ses amis, poupées vintage croisées dans un inquiétant magasin d’antiquités. De même, la troupe avait fait les frais de l’hospitalité trompeuse du nounours Lotso dans l’épisode 3, et de Papy Pépite (le vieux chercheur d’or sous plastique) dans les précédents. Là encore s’exprime la pédagogie Pixar  : se jouer des idées reçues, rappeler qu’un double trop semblable à soi est souvent un adversaire larvé, et user des codes de mignonnerie (en vigueur dans le marketing ou dans les productions classiques de la maison-mère Disney) pour mieux les détourner. Ou comment prémunir la jeunesse des habits qui ne font pas les moines. DR DR
DR 4 Le joujou figurant Sans eux, la franchise n’aurait pas la même saveur. Qu’aurait été la première aventure sans les petits aliens fluo du Pizza Planet, confits dans l’attente religieuse d’être choisis par le grappin toutpuissant ? La saga est remplie de fraternisations entre nos héros et des personnages croquignolets, secondaires mais non moins adorables. Leur impact sur la narration est faible, mais leur présence est décisive  : elle fonde l’âme de la série en implantant de vifs souvenirs dans les esprits (personne ne se souvient du rôle du téléphone rouge et blanc du 3, mais tout le monde a retenu sa bouille sémillante). Tels des mascottes, ces quatrièmes couteaux assurent ainsi le rayonnement de Toy Story dans l’imaginaire collectif et rappellent son ambition première  : donner voix (au chapitre) aux objets dérisoires, superflus et mal foutus que l’histoire du cinéma avait jusque-là ignorés. A.V. DR 25 3 Le joujou gagman Chaque Toy Story promet l’irruption d’un larron burlesque appelé à devenir sa star implicite. Le nouveau venu Fourchette est l’idole du 4, déjà sanctifiée par la machine promotionnelle. Rencontré par Woody quand il accompagne Bonnie à la maternelle, l’énergumène est un joujou fabriqué à la main (de bambin) à l’aide de glu et d’un couvert en plastique, d’où son intellect quelque peu balbutiant. Il prend donc en charge la comédie, tout comme le cheval Pile Poil dès le 2 et surtout Ken, l’amoureux de Barbie, irrésistible en tant que boy-scout débile et roi du kitsch. Ces silhouettes braques ne sont pas seulement là pour faire rire  : leurs maladresses ou leur retard sur les autres jouets nous renvoient à nos imperfections, voire nous permettent de regarder l’univers des breloques inanimées avec des yeux profanes qui, au fond, sont ceux du spectateur des Toy Story.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :