Illimité n°289 juin 2019
Illimité n°289 juin 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°289 de juin 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (197 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 117 Mo

  • Dans ce numéro : que serait un monde sans les Beatles ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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12 Tolkien sortie le 19 juin Un acteur peut-il pâtir d’être trop beau ? Si oui, Nicholas Hoult, 29 années au compteur dont 21 passées devant les caméras, déjoue ce piège en enrichissant ses rôles d’une singularité notable. Et ce depuis Skins, la série phénomène trash des années 2010, celle qui parlait leur langage aux ados et qui l’a révélé. Bon garçon côté face, Tony, son personnage, s’avérait être un brillant manipulateur côté pile, une science qu’il aiguisait à coups de regards soigneusement ambigus. C’est que, pour convertir son profil de beau gosse en matière riche, l’acteur britannique a trouvé le truc  : ses yeux. Deux turquoises d’une beauté insondable dont il se sert comme d’un masque pour à la fois trahir et planquer la vraie nature des héros qu’il incarne. Fort de ses prunelles, il part, après Skins, conquérir Hollywood, qui le lui rend bien en lui confiant des rôles troubles. Tom Ford l’engage comme étudiant dans A Single Man (2009) et l’affuble Nicky les yeux bleus Dans Tolkien, le Britannique Nicholas Hoult se glisse dans la peau du célèbre auteur de fantasy. Ses yeux revolvers font le reste. Ses billes confèrent à Nicholas une démence qui aspire l’œil du spectateur. de lunettes d’intello pour un résultat qui rend fou et Colin Firth et le designer-réalisateur, qui en fera l’égérie d’une collection de lunettes. Ces carreaux de surdoué au sex-appeal affolant reviendront sur le nez de Hoult dans la saga X-Men où il campe Hank McCoy, un mutant agile au gros QI et au sérieux trompeur. Dans WarmBodies (Jonathan Levine, 2013), c’est les yeux injectés de sang qu’il séduit une humaine en zombie tremblotant. Mais le climax est atteint dans Mad Max  : Fury Road (George Miller, 2015). Il y joue Nux, un War Boy furieux et suicidaire, chauve et d’une pâleur de mort exsangue. Ses billes couleur saphir confèrent à Nux une dé- DR mence qui aspire l’œil du spectateur dès qu’il surgit dans le cadre. Alors, lorsqu’il s’est agi de donner un visage au fondateur de la fantasy moderne, père d’une mythologie dingue inventée assis dans le fauteuil club d’un salon de thé d’Oxford, le regard faussement calme de Hoult s’est imposé. Dans le biopic Tolkien de Dome Karukoski (Tom of Finland, 2017), l’acteur déambule dans une sage veste en tweed tandis que, sous son crâne, se façonne la Terre du Milieu, peuplée d’elfes et de hobbits aux pieds géants. Le film retrace en effet la première vie de J.R.R. Tolkien, celle d’avant le Hobbit et Le Seigneur des anneaux. Sa candeur, son intelligence, son goût pour la loyauté, l’amitié et l’amour, sa terreur quand il fut soldat dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, tout se raconte à travers le regard grave et mobile de Hoult. Deux lacs avec, sous leur surface, tout un monde imaginaire réfléchi dans l’éclat de ses opales azuréennes. Anouk Féral



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