Illimité n°288 mai 2019
Illimité n°288 mai 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°288 de mai 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (197 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 104 Mo

  • Dans ce numéro : parle avec lui...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 pages spéciales Festival de Cannes Cannes  : la compète 2019 Moins d’habitués, plus de nouvelles têtes, la Sélection 2019 se propose d’ouvrir grand les fenêtres. Revue d’effectif à plein poumons. « LE TRAÎTRE » de Marco Bellocchio Après sa venue à la Quinzaine avec une patine francophile (Fais de beaux rêves, avec Bérénice Bejo), le maître revient aux préoccupations typiques de sa péninsule. Très typiques même, puisqu’on suit ici la cavale d’un parrain de la mafia sicilienne lié à la fameuse Pizza Connection (suiveuse de la French). Comme quoi, il n’est jamais trop tard pour se mettre au polar nerveux façon Cosa Nostra. « LE JEUNE AHMED » de Jean-Pierre & Luc Dardenne Infatigables, les deux bros du plat pays continuent d’ausculter les milieux ouvriers de là-haut, mais en ajoutant cette fois une nouvelle problématique. Leur héros, l’ado Ahmed, hésite entre les sermons de l’imam de son quartier et les joies de l’éveil juvénile. Pas étonnant de la part d’auteurs qui avaient su relier le sociétal au sacré, notamment dans Deux jours, une nuit. « LE LAC AUX OIES SAUVAGES » de Diao Yi’nan Jia Zhang ke n’est pas tout seul à incarner le film noir sur la scène chinoise. Déjà passé par Un Certain Regard avec Train de nuit, ce dernier accède à la compète avec un récit de chasse à l’homme emmené par une prostituée et un chef de gang, pensé pour « casser les codes du polar », dixit Thierry Frémaux. Au fusil à pompe ou à l’arme de poing ? « ROUBAIX, UNE LUMIÈRE » d’Arnaud Desplechin Signe que cette édition est bien placée sous le signe du polar  : même Desplechin s’y met, avec Roschdy Zem en flic chevronné coffrant les amantes Léa Seydoux et Sara Forestier. Mais attention, tout ça reste Desplechinesque  : on est à Roubaix, le fief du cinéaste, placé ici au centre du film et repensé comme arène de thriller ensorcelé – voire revendiqué comme protagoniste à part entière. « DOULEUR ET GLOIRE » de PedroAlmodóvar Le saint patron des années Movida décrochera-t-il enfin la Palme qu’on lui promet depuis 30 ans ? Le sacre tomberait à pic avec un tel autoportrait en creux. En sus, les alter ego Banderas et Cruz promettent au conte une dimension sexy et testamentaire. « PARASITE » de Bong Joon-ho Après deux films très SF et très trépidants (la dystopie sur rail Snowpiercer et la fantaisie vegan Okja), Bong Joon-ho revient à une forme de naturalisme proche de son chef-d’œuvre Memories of Murder. Parasite racontera une famille sans un rond qui va investir la grande baraque d’une famille fortunée. « THE DEAD DON’T DIE » de Jim Jarmusch Pour ouvrir les hostilités, quoi de mieux qu’un pilier du festival comme Jarmusch ? Surtout s’il revient au genre  : après les vampires dans Only Lovers Left Alive, Jim s’intéresse aux zombies fripons et leur jette en pâture sa récente troupe (Bill Murray, Tilda Swinton, Adam Driver) dans un bled de style americana. Un prix pour Iggy Pop en rocker d’outre-tombe ?
« MATTHIAS ET MAXIME » de Xavier Dolan Ma vie avec John F. Donovan, le rêve américain de Dolan, s’est soldé par un échec cinglant. Retour au bercail donc pour le petit génie québécois avec un film à l’échelle réduite, tourné à toute vitesse pendant la post-prod interminable du précédent et qui raconte le trouble amoureux de deux vieux copains après qu'ils ont échangé un bisou sur un plateau de tournage. « LES MISÉRABLES » de Ladj Ly Les films issus des banlieues françaises sont devenus un genre dans les imaginaires, de Donoma aux productions du collectif Kourtrajmé, dont vient Ladj Ly. Mais sous un titre hugolien, voici un cop movie sur le dérapage d’un flic de la BAC, 25 ans après La Haine. D’ores et déjà un gros morceau de cette édition. « ATLANTIQUES » de Mati Diop Figure de la jeune garde parisienne, Mati Diop fait son entrée en compète avec un premier long situé en banlieue de Dakar. Des ouvriers vont chercher la fortune par-delà l’océan. Ayant déjà documenté aussi bien l’actualité que les légendes du Sénégal, Diop a trouvé le bon rail pour circuler entre chronique des flux migratoires et fable classique au féminin. « LITTLE JOE » de Jessica Hausner Parce qu’elle avait déjà livré le portrait mélancolique de Kleist avec Amour fou (Un Certain Regard en 2014), Jessica Hausner était toute désignée pour revenir apporter au Festival son instant de noirceur racée. Little Joe s’installe dans un futur dystopique dominé par les manipulations génétiques et botaniques. Y a-t-il des fans de Cronenberg sur la Croisette ? « UNE VIE CACHÉE » de Terrence Malick Le titre décrit merveilleusement Malick, l’éternel ermite texan. Dans cette fresque centrée sur le combat, un fermier autrichien refuse de céder aux sirènes du III e Reich. Retour à la grande forme classique, avec les gueules sculpturales des Européens Schoenaerts et August Diehl  : une seconde Palme malickienne ? « LES SIFFLEURS » de Corneliu Porumboiu Une émission de télé foireuse, une enquête de police sans but, une chasse au trésor sans trésor… Chef de file de la nouvelle vague roumaine, Porumboiu adore les pitchs de comédie absurdes, et Les Siffleurs ne semble pas faire exception  : un flic arrive aux Canaries pour une mission secrète doublée d’un séjour linguistique, promettant de nouvelles vignettes pince-sans-rire. 13 « SORRY WE MISSED YOU » de Ken Loach C’est le vétéran le plus chevronné de la course  : deux fois tenant du titre doré avec Le Vent se lève puis Moi, Daniel Blake, Ken Loach ne lâche rien et offre un nouveau coup de projecteur sur la résistance d’un chauffeur-livreur affrontant le piège de l’überisation. Preuve que l’hyperactivité du cinéaste ne l’empêche pas de se mettre à la page du combat contre les abus néo-libéraux. « BACURAU » de Kleber Mendonça Filho & Juliano Dornelles Après Aquarius, le duo brésilien s’offre un retour cannois mérité mais déroutant  : loin de l’esquisse urbaine, Filho s’enfonce dans la cambrousse pour un western plein de cangaçeiros (bandits du nord du Brésil au XIX e siècle), au milieu de terres arides où le cagnard invite à la barbarie. « FRANKIE » d’Ira Sachs Plein de surprises, l’indé américain Ira Sachs propose un voyage au Portugal sur les traces d’Isabelle Huppert. Loin des scènes de comédie sociale entre New-Yorkais, Frankie mêle Ricains et Français au casting et tente de retrouver la griffe des grands auteurs lusitaniens  : les sélectionneurs nous promettent un conte proche des rêveries du grand maître local, feu Manoel de Oliveira.



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