Illimité n°287 avril 2019
Illimité n°287 avril 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°287 de avril 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (197 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 115 Mo

  • Dans ce numéro : le parc des merveilles ouvre ses portes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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22 El Reino sortie le 17 avril Little Big Man Avec deux films en tête d’affiche (Compañeros, sorti le 27 mars, et El Reino, le 17 avril) ainsi qu’un Goya du meilleur acteur en poche, le petit Antonio de la Torre (1 mètre 63) s’installe dans la cour des grands. Rencontre. Dans Compañeros, vous jouez Pepe Mujica, le futur président d’Uruguay, enfermé par la dictature dans les années 70. Et dans El Reino, un cadre de parti corrompu de l’Espagne actuelle. Deux approches très différentes de l’homme politique au cinéma. — C’est vrai que ce sont deux visages opposés du pouvoir  : le juste et le corrompu, la victime du système et celui qui en profite. Dans un cas comme dans l’autre, je me suis beaucoup documenté. C’est aussi pour ça que j’aime jouer dans des films comme ceux-ci, qui posent un regard critique sur le monde dans lequel on vit. Le cinéma doit rester un instrument de démocratie. Ce sont aussi deux rôles qui misent sur l’aspect physique. Dans le premier, vous êtes enfermé, immobilisé, et dans le second, au contraire, toujours en mouvement. — Le personnage de El Reino, Manuel López-Vidal, est un homme très anxieux, mais il n’en a pas conscience. Lorsqu’il est accusé de corruption, ce stress remonte à la surface. Il lutte contre le temps, la seule chose qu’il ne peut pas acheter. Inversement, dans Compañeros, Pepe Mujica n’a rien d’autre que du temps. Pour l’incarner, j’ai dû suivre un régime drastique qui m’a laissé dans un état d’épuisement. Mais je ne pense pas qu’il faille souffrir pour bien jouer. Je me considère comme un marionnettiste  : quand le personnage souffre, l’acteur, lui, prend du plaisir. Je me considère comme un marionnettiste. Vous avez longtemps été un acteur de comédies. Est-ce que le fait de jouer des rôles « sérieux » a changé la manière dont vous êtes perçu ? — Bien sûr, mais plus important encore, ça a changé le regard que je porte sur moi-même. Je m’étais toujours présenté comme un comique, un mec marrant, doué pour les imitations. C’est Alberto Rodríguez qui m’a offert mes premiers rôles dramatiques (Groupe d’élite et La isla mínima). À partir de là, ma carrière a totalement changé. On ne me ▶ Découvrez la bande-annonce en scannant la page avec SnapPress proposait plus que des personnages intenses, tourmentés, qui parlent peu. Aujourd’hui, j’ai très envie de revenir à la comédie, mais je suis comme Al Pacino dans Le Parrain 3  : « Just when I thought I was out… they pull me back in ! » Recevoir le Goya du meilleur acteur après vingt-cinq ans de métier, ça change quoi ? — Peu de gens le savent, mais j’ai occupé un poste de journaliste à la télévision publique espagnole jusqu’en 2007, quand j’ai reçu le Goya du meilleur acteur dans un second rôle pour Azul. C’est ce film qui m’a permis de vivre du métier d’acteur. Avec ce deuxième Goya, je me sens comme un alpiniste en haut d’une montagne  : où aller maintenant ? Je me pose cette question tous les jours. Michaël Patin Romain Cole
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