Illimité n°287 avril 2019
Illimité n°287 avril 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°287 de avril 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (197 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 115 Mo

  • Dans ce numéro : le parc des merveilles ouvre ses portes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DR DR 16 Avengers  : Endgame sortie le 24 avril Avengers  : Endgame, ou comment (ne pas) boucler une histoire sans fin ? C’est pas bientôt terminé ces histoires de gants d’infinité, de types en Spandex et d’apocalypses a gogo ? Si. La fin est là, à portée de ticket. Mais ce n’est que le début, évidemment. En misant sur la crédulité du public (qui adore ça, d’ailleurs) C’est la magie du cinéma, et de Marvel en particulier  : les deuils ne sont que temporaires. Car la vraie fin d’Avengers a eu lieu dans l’épisode précédent, quand Thanos a cru bon de décimer la moitié de l’humanité, donc du Marvel Comics Universe. Mais maintenant que les justiciers pratiquent le retour dans le temps à loisir (cf. Dr. Strange), on va pouvoir rétropédaler pour que les gentils décrochent quand même leur victoire (d’où ce Endgame). Et puis, on s’est habitués aux réincarnations  : la communauté arachnophile n’avait pas eu le temps de s’émouvoir devant la mort de Spider-Man dans Infnity War puisqu’elle savait déjà que sa deuxième aventure solo était sur des rails (Spider-Man  : Far From Home sortira cet été). Cette fois-ci, le suspens est en revanche de mise pour les destins d’Iron Man, de Thor et du Cap’, dont les interprètes arrivent au bout de leurs contrats. La seule fin qui vaille chez Marvel Studio, au fond ? En reprenant tout depuis le début (pour ceux qui ne comprendraient plus rien) Jusqu’ici, la mythologie mise en place par Marvel Studio n’en pouvait plus de foisonner, faisant s’embrancher les récits et les univers tout en multipliant les personnages et les vilains, et ce jusqu’au parasitage absolu ? Avengers  : Endgame se propose de résoudre le problème en se limitant au minimum  : les cinq Avengers « originels » vont se foutre sur la tronche avec le grand méchant de toute cette (longue) histoire, Thanos. Tout ceci aurait donc pu être raconté il y a sept ans par Joss Whedon, mais il a fallu en passer par un maximum de circonvolutions (et de tiroirs-caisses explosés) pour en arriver à ce dispositif (qu’on espère) minimaliste. Partir d’un point A pour y revenir une petite décennie plus tard  : c’est ce qu’on appelle boucler la boucle, non ? En disant adieu à un état d’esprit (et aux chawarmas) Si la mythologie des Avengers est increvable, il y a bien une chose appelée à disparaître ce coup-ci  : c’est l’humeur déconnante et fraternelle dont les films tirent leur puissance. Celle qui nous manquait un peu dans le précédent (les chemins des Avengers se séparaient) et qu’on devait à la touche volontiers sitcomesque de Joss Whedon – aujourd’hui partie bien loin. Exit Tony Stark vannant le Captain avec une familiarité digne d’un vieil épisode de Friends (« C’est lui le boss, moi je gère la compta »  : on croirait entendre Chandler à propos de Joey). L’apocalypse à craindre, la voilà  : on ne verra plus cette flopée de stars en train de mastiquer des triples-chawarmas dans le post-générique. Courage  : après tout, on a bien survécu à la fin de Friends.
DR En comptant sur le marketing (et les tableurs Excel) C’est la fiiiiiiin. On vous l’a assez martelé, ou il faut appeler Thor pour que ça rentre bien ? C’est écrit en gros dans le titre, ENDgame – longtemps gardé ultrasecret alors qu’on sait tous depuis des années que c’est la fiiiiin. C’est aussi suggéré dans la bande-annonce, où tous les héros répètent en boucle et en voix off lugubre  : « On gagnera… Quel qu’en soit le prix » (sousentendu  : pas d’omelette sans casser d’œufs, merci de préparer vos mouchoirs). Enfin, c’est surtout dit et répété depuis trois ans à grands coups de tableurs présentés par Kevin Feige (le boss du studio) et relayés dans tous les médias, voire bientôt sur les colonnes Morris  : Avengers  : Endgame conclut la Phase 3 du Marvel Cinematic Universe. En d’autres termes  : c’est la fiiiiiin. Capice ? En faisant rajeunir tout le monde (mais numériquement) Pionniers dans la technologie du rajeunissement numérique (Michael Douglas avec trente ans de moins dans le prologue d’Ant-Man ! Sam Jack avec vingt-cinq ans de moins dans TOUT Captain Marvel), le studio voit s’ouvrir une foule de prequels possible alors que la fin de ses tout premiers héros s’approche. Les années lycée d’Iron Man avec le Robert Downey Jr des 90’s ? Possible ! Une série sur l’enfance de Hulk avec le Mark Ruffalo des 70’s ? Pas un problème ! Vous avez peur que les Avengers vous manquent  : Marvel trouvera une solution pour vous réconforter. Comme diraient les Strokes  : « The end has no end. » En ouvrant aussitôt un nouveau chapitre (pour remettre une pièce dans le juke-box) Le meilleur moyen de parachever une histoire ? En commencer une nouvelle. Car Endgame marque un changement de cycle  : les « vieux » héros qui tiennent le haut du pavé depuis le tournant des années 2000-2010 devraient sortir de piste, mais c’est pour mieux céder la place aux « jeunes » (Black Panther, Captain Marvel, Strange). Oui, car en temps Marvel Studio, on met en moyenne dix ans à périmer. Iron Man et Captain America ont dominé respectivement 12 et 8 ans, le doyen restant Hulk (mais il a triché en faisant peau neuve). Rendez-vous donc en 2029, lorsque Brie Larson et Chadwick Boseman, has been à leur tour, quitteront le trône. Plus que de fin du monde, il s’agit donc sûrement d’une simple fin de round. Car tout est dans le « game » du titre  : tout ceci n’est qu’un jeu, pas vrai ? A.V. et R. T. 17



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