Illimité n°285 février 2019
Illimité n°285 février 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°285 de février 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (197 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 111 Mo

  • Dans ce numéro : bienvenue dans leur famille...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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24 Mode solo texte  : Alex Vandevorst – photo  : Romain Cole Comme un seul homme, sortie le 13 février Les bons films de sport partagent une morale  : l’important n’est pas de gagner mais de participer. À l’instar des héros hollywoodiens tuméfiés, Éric Bellion n’a pas fini premier mais a trusté le haut de l’affiche, à la 9 e position du Vendée Globe 16-17. Ayant filmé quotidiennement sa course, il en a tiré un journal de bord titré d’après son voilier, seul allié au cours de cette odyssée bleue. La différence avec les trajectoires à la Rocky, c’est qu’ici, l’adage énonçant l’importance de « participer » devient concret  : les efforts, les doutes et les problématiques du navigateur sont au centre du « récit », au point qu’on oublie toute notion de triomphe et de défaite. La victoire se joue dans l’expérience poétique vécue par ce solitaire magnifique.
Alita  : Battle Angel, sortie le 13 février Quelle révolution nous annonce Alita ? Tiré d’un manga culte et cornaqué à distance par James Cameron, Alita promet un séisme esthétique et technologique. Son réalisateur, le garnement Robert Rodriguez, serait-il un pionnier qui s’ignore ? Éléments de réponse à ses côtés. texte  : Alex Vandevorst – photos  : DR 1. C’est la première adaptation de manga 100% US Au commencement d’Alita était Gunnm, manga décrivant un monde dystopique où une cyborg revient à la vie pour bouleverser la société en profondeur. James Cameron lança l’adaptation avant de passer le flambeau à Rodriguez  : haute tâche, d’autant qu’on ne transpose presque jamais de mangas hors du Japon (hormis Crying Freeman et Ghost in the Shell, réalisés par un Français et un Anglais). « Pour un Américain élevé aux comics, s’adapter au langage manga est un challenge. Mais je pige intimement la vision de Yukito Kishiro, car lui-même s’inspire de chefs-d’œuvre de SF américains ! Et j’ai de la chance  : avant même qu’on finisse le film, il est devenu fan du design et s’est mis à chauffer ses fans japonais. Bon, je pense qu’on doit surtout sa bienveillance au fait qu’il vénère les films de James ! » 25 2. Alita est la première humanoïde en motioncapture Il y a les films où seules les créatures non humaines apparaissent en motion capture (La Planète des singes), et ceux qui redessinent tout le monde grâce à cette technologie (Le Pôle express, Tintin). En revanche, Alita est le premier où seul UN perso humanoïde est joué en performance capture, alors que les autres sont 100% organiques. « L’idée est de marquer la différence d’Alita, mi-humaine mi-robot. C’est le grand défi  : faire accepter ce principe aux spectateurs qui, en tant qu’humains, détectent immédiatement les anomalies d’un corps anthropomorphe. L’astuce ? Inventer un décor également hybride pour qu’elle s’y fonde, et qu’on sente que rien dans ce monde n’est purement biologique ni mécanique. » 3. C’est le jumeau illégitime d’Avatar Une fresque futuriste appelée à révolutionner aussi bien le cinéma que la culture mondiale… Ça ne vous rappelle rien, Robert ? « J’ai l’impression de tourner mon propre Avatar ! Même si je suis loin d’être aussi audacieux que James. Vous savez, on a plus en commun qu’on ne le croit  : en préparant la scène de baston de bar d’Alita, on a googlé le top 10 des scènes de barfight pour s’inspirer et… les deux premières venaient de son Terminator et de mon Desperado ! Il fallait bien qu’on s’associe un jour pour innover… Si possible avec autre chose qu’une baston de bar ! » 4. C’est un prototype à l’épreuve du temps En tout cas c’est le vœu que nous formule ici Rodriguez  : « Les effets spéciaux ont pris des années, or une trouvaille qui paraît dingue au début du tournage peut sembler ringarde au moment de la sortie… Ça évolue si vite ! James avait eu ce problème sur Avatar et m’a transmis la leçon  : « Utilise chaque effet de manière à ce qu’il semble cool aujourd’hui comme demain. » Ça a marché pour ses grands guerriers bleus, pourquoi pas pour ma petite cyborg ? »



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