Illimité n°285 février 2019
Illimité n°285 février 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°285 de février 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (197 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 111 Mo

  • Dans ce numéro : bienvenue dans leur famille...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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22 My Beautiful Boy, sortie le 6 février eautiful, beautiful, beautiful, beautiful bo-o-y. » Moins « B connue que « Imagine there’s no heaven » ou « I’m just a jealous guyyyy y », la chanson de John Lennon qui donne son titre au nouveau film de Felix Van Groeningen était adressée à son fiston Sean. Une mélodie dont il a toujours été difficile de déterminer si elle était triste ou gaie, solaire ou résignée, s’il fallait l’entendre comme un éveil ou un adieu. Car voilà, le méchant destin s’en est mêlé, sous la forme des cinq balles de revolver que papa John a reçues dans le corps, tirées par un fan timbré, quinze jours à peine après la publication du titre au sein de l’album Double Fantasy. Lorsque SteveCarell l’entonne, voix et vie brisées, il fait passer le message cinq sur cinq. Il l’adresse à son fils (le magnifique Timothée Chalamet) qui lutte contre les méthamphétamines, l’addiction la plus destructrice qui soit, car elle s’occupe de neutraliser tous les ressorts cérébraux de la volonté, donc tout espoir de retour, quels que puissent être les Une chanson triste Révélé par Alabama Monroe, le Belge Felix Van Groeningen retrouve dans My Beautiful Boy des parents impuissants face aux drames endurés par leur progéniture. Mais en musique, s’il-vous-plaît. texte  : Paul Firmin – photo  : DR démarches, les efforts, les cures, l’amour des parents et des entourages. Jumeau possible de Ben is Back (avec Julia Roberts dans le rôle de la maman courage en butte à un fils junkie), My Beautiful Boy en est la version sans concession, la description d’un désespoir plutôt que d’un sacrifice, l’étude de la manière dont le père, la mère, tout le monde, doivent apprendre à vivre avec un enfer intime qui détruit tout par contamination. Tous les gens concernés savent de quoi ils parlent. Auréolé de la révélation Call Me by Your Name, Timothée Chalamet, irradie de jeunesse et de grâce, sur lesquelles s’abattent les nuages sombres de l’addiction. SteveCarell prolonge l’inquiétude rentrée et la résilience lasse, presque funéraire, qui étaient déjà les siennes dans le beau Last Flag Flying de Richard Linklater, sorti l’année dernière. Mais c’est surtout le metteur en scène Van Groeningen qui montre de la suite dans les (excellentes) idées. Alabama Monroe, son histoire de couple frappé par la maladie d’un enfant dans une Belgique baignée de country music trouve dans My Beautiful Boy un prolongement déchirant de justesse et de retenue. On y décrit une maladie d’un autre genre, mais la même impuissance de parents qui ne savent plus quoi faire pour aider leur gosse à s’en sortir. À part peut-être chanter. Une berceuse belle et triste, solaire et résignée. Un éveil, un adieu. Une consolation. « Beautiful, beautiful, beautiful, beautiful bo-o-y. » PLAN B COMME BRAD My Beautiful Boy est la deuxième coprod du mois signé Plan B (l’autre étant Vice d’Adam McKay). La société de production montée par Brad Pitt est l’un des plus gros fournisseurs de films d’auteurs US. Dans les mois qui viennent Plan B sera associé aux nouveaux films de James Gray, David Michôd et Miranda July.



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