Illimité n°285 février 2019
Illimité n°285 février 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°285 de février 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (197 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 111 Mo

  • Dans ce numéro : bienvenue dans leur famille...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 La Grande Aventure Lego 2 sortie le 20 février Méta-extases Avec La Grande Aventure Lego 2, Lord et Miller s’abandonnent plus que jamais aux délires méta qui les imposent pour de bon comme les Zucker/Abrahams/Zucker de notre époque. texte  : Romain Thoral – photo  : DR De Tempête de boulettes géantes à cette Grande Aventure Lego 2, les scénaristes Phil Lord et Chris Miller sont systématiquement l’âme, la voix et la signature des projets pour lesquels ils sont embauchés (à condition qu’ils ne s’en fassent pas virer, comme ce fut le cas pour Solo). Leur griffe, hystérique, maline, érudite, fait fureur non seulement à Hollywood mais aussi dans l’inconscient collectif de notre époque rigolarde et avide de briser systématiquement le quatrième mur (celui qui sépare notre monde de celui de la fiction). Qu’ils agissent en tant que simples réalisateurs (la franchise 21 Jump Street) ou simples scénaristes (le récent Spider-Man  : New Generation ou cette Grande Aventure Lego 2), les deux larrons sont les stars de leurs véhicules, la raison pour laquelle on achète son ticket. Des scribouillards devenus vedettes de la gaudriole ? Ce n’était plus arrivé à Hollywood depuislles Zucker/Abrahams/Zucker, eux aussi géniaux pour mettre en boîte et parodier tous azimuts la pop culture de leur époque. Une question subsiste néanmoins pour ces petits génies de la terre brûlée  : que restera-t-il de leurs vannes, lorsque, dans 20 ou 30 ans, leurs références échapperont à tout le monde ? Pour l’heure pas d’inquiétude  : la tornade méta tourne à plein régime et les Lego-rigolos s’apprêtent à casser des briques. Marie Stuart, Reine d’Écosse sortie le 27 février Margot c’est trop ? Depuis Suicide Squad, Margot Robbie multiplie les partitions grimées, quitte à nous faire flipper. Rebelote dans Marie Stuart, Reine d’Écosse. Rencontre express. texte  : Anouk Féral – photo  : DR Depuis votre mise en orbite à Hollywood grâce au Loup de Wall Street, vous apparaissez régulièrement transformée à outrance. Clownesque dans Suicide Squad, white trash dans Moi, Tonya, vous réitérez avec Marie Stuart, Reine d’Écosse. Pourquoi tant de maquillage ? — Oui, j’avoue. C’est grave ? En vous posant la question je réalise que oui, probablement ! (Rires.) Grave non, pas du tout, mais de quoi ce désir de se déguiser est-il le symptôme ? — C’est un plaisir quasi enfantin. J’ai aussi une conviction  : moi, la Margot du quotidien, je n’ai aucun intérêt. Plus je disparais derrière un personnage, mieux je me porte. Cachée, j’ose tout. Si je ne composais pas, je m’ennuierais beaucoup. Et le public aussi. Pas de cils, un faux nez, des pustules sur le visage, dans Marie Stuart Reine d’Écosse, vous êtes particulièrement gratinée… — Quand mes partenaires de jeu (Saoirse Ronan, Joe Alwyn et Jack Lowden, NDLR) m’ont vue pour la première fois en costume et maquillée, ils ne m’ont pas reconnue. Je crois même qu’ils ont eu peur. J’étais ravie.
Alors, on n’entend plus Patrick ? Et si, derrière ses couleurs flashy et son humour popu, All Inclusive marquait la fin de la collab entre Onteniente et Dubosc ? texte  : Romain Thoral – photo  : DR Dragons 3  : Le Monde caché, sortie le 6 février Soigner sa sortie (Selon Dean DeBlois) Non sans émotion, le réalisateur de Dragons 3  : Le Monde caché évoque le point final de sa trilogie et son besoin d’aller se ressourcer ailleurs. texte  : Perrine Quennesson – photo  : DR Vous avez toujours vu Dragons comme une trilogie ? — J’ai grandi avec la première trilogie Star Wars et, à partir du deuxième volet, ces personnages et ce récit fou prennent une autre dimension, gagnent en profondeur. Quand Dreamworks a évoqué une suite au premier Dragons, j’ai eu peur d’un enchaînement sans fin de films jusqu’à épuisement de son essence. Je leur ai alors proposé une trilogie, car j’aime l’idée d’une histoire en trois actes. All Inclusive, sortie le 13 février 11 Patrick Chirac, comme l’ex-président, a laissé la place à Jean-Paul Cisse, comme le futur pape. Les tentes et les bols de Benco vont se retirer pour des bungalows et un open bar. À part ça on ne devrait pas être trop dépaysé  : All Inclusive, le nouveau film de Fabien Onteniente, devrait vraisemblablement braconner sur les mêmes terres que sa trilogie Camping. C’est ce que raconte la bande-annonce du film en tout cas oscillant entre clins d’œil méta (on y aperçoit un personnage déguisé en Patrick Chirac) et parfum de photocopieuse. Oui mais voilà  : entre Camping 3 et All Inclusive, Dubosc est devenu beaucoup plus que la simple muse d’Onteniente  : un véritable auteur. Carton critique et public, son premier film en tant que metteur en scène, Tout le monde debout, l’a installé comme une sorte d’équivalent français des frères Farrelly, capable de manier avec la même dextérité humour trash et sensibilité fleur bleue. De ce fait All Inclusive, avec ses allusions permanentes à la saga Camping, a des allures de baroud d’honneur  : une dernier coup d’œil dans le rétro avec le copain Onteniente, avant que le bolide Dubosc trace une autre route, bien à lui. C’est probablement la dernière fois que son klaxon fait « pouët-pouët » … Chaque film a ainsi une utilité propre et il y a une vraie fin. Quel a été le défi de ce troisième acte ? — Arriver justement à une fin que personne n’a envie de voir, même si elle était annoncée depuis le premier film. Et parvenir à convaincre le spectateur, au bout du compte, que c’était la seule bonne décision. Comment quitte-t-on des personnages avec qui on vient de passer plus de dix ans ? — C’est très émouvant. La plupart de ceux qui ont travaillé sur ce dernier opus étaient déjà là sur le premier. Nous avons créé une vraie famille. Donc finalement, ce n’est pas tant les personnages qui sont durs à quitter que de voir cette équipe se séparer. Ce ne sera plus jamais pareil. Mais il est aussi sain de se lancer sur de nouveaux challenges, sans quoi on devient fou !



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