Illimité n°284 janvier 2019
Illimité n°284 janvier 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°284 de janvier 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 106 Mo

  • Dans ce numéro : famille, je vous (h)aime.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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24 – Décryptage L’Ordre des médecins Sortie le 23 janvier. – Quoi de neuf, doc ? Alors que l'hôpital est devenu le décor favori du drame à la française, L’Ordre des médecins renouvelle les enjeux du genre  : Jérémie Renier y joue à la fois un travailleur comme les autres et un héros de tragédie hors du commun. L’Ordre des médecins arrive à point nommé  : depuis Hippocrate, décliné depuis peu en série télé, les blouses blanches sont les meilleures amies de la fiction française  : outre les films de Thomas Lilti, Sauver ou périr et Un homme pressé sont récemment venus le confirmer. Choisissant des acteurs familiers de la comédie ancrée dans la vie quotidienne (de Vincent Lacoste à Leïla Bekhti, de Félix Moati à Igor Gotesman), ces récits-là dédramatisaient la fonction et abolissaient la distance sacralisante entre M. Tout-le-Monde et le personnel hospitalier. Les coulisses de la médecine s’ouvraient et les chirurgiens, enfin, nous ressemblaient. L’Ordre des médecins s’inscrit dans cette continuité, mais en compliquant la donne. Son héros, joué par Jérémie Renier, apparaît lui aussi en travailleur ordinaire, à un détail près  : il Par Alex Vandevorst Photo DR soigne sa mère, en lutte contre un cancer. Rire de la maladie est possible et même vital, comme nous l’a prouvé le jeune cinéma français en explorant le quotidien des docteurs. Mais est-ce tenable quand le patient est issu de sa propre famille ? Allant chercher des tragédiens chevronnés pour jouer le doc et la patiente qui lui est chère (Marthe Keller, grande dame passée par Claude Lelouch et le Nouvel Hollywood), David Roux pose cette question-là et l’élève à un niveau philosophique. De quoi rompre avec le cinéma « médical » du moment, parfois trop léger, et regarder cet univers différemment  : oui, les médecins sont des femmes et des hommes ordinaires, mais les dilemmes avec lesquels ils composent au quotidien les rendent extraordinaires. Pourquoi les écrans les aimeraient-ils autant, sinon ?



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