Illimité n°284 janvier 2019
Illimité n°284 janvier 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°284 de janvier 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : UGC Ciné Cité

  • Format : (200 x 285) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 106 Mo

  • Dans ce numéro : famille, je vous (h)aime.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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20 – Décryptage Par Alex Paul Vandevorst Firmin Photos Photo DR DR – Y a d’la joie ! À partir des personnalités bigger than life du pianiste Dr Don Shirley et du videur Tony Lip Vallelonga, Green Book  : Sur les routes du Sud réunit les ingrédients du parfait feel good. Un « buddy road movie » Les deux genres sont l’un comme l’autre pourvoyeurs de bien-être et de bonnes vibrations. Le road movie est un itinéraire, une initiation, un voyage, une structure de récit qui permet aux personnages de franchir des étapes et aux émotions de franchir des paliers à mesure que la route – le film – avance. Le buddy movie est un ticket pour deux  : deux personnages et deux acteurs que tout sépare, mais que le film va s’évertuer à rapprocher pour créer un duo irrésistible. Le « buddy road movie » est le meilleur des deux mondes  : le rapprochement étape par étape, palier par palier, de deux héros. La rom com de l’amitié. Peter Farrelly ! Les rois du buddy road movie, ce sont les frères Farelly, qui ont pioché dans leurs propres souvenirs de fratrie potache pour balancer ces sommets impérissables que restent Dumb& Dumber (Jim Carrey & Jeff Daniels) et le méconnu Kingpin (Woody Harrelson & Randy Quaid). Pour son premier long en solo, Peter n’a pas cherché midi à quatorze heures  : deux types dans une Cadillac turquoise, le Rital rustaud au volant, le Noir raffiné à l’arrière, des discussions sur la musique, la bouffe, la vie… Personne au monde ne fait ça mieux que lui, en termes de rythme, de charme, d’humour et de ligne droite vers les beaux sentiments. Green Book  : Sur les routes du Sud Sortie le 23 janvier. Viggo et Mahershala Les mecs qu’il faut, dans le film qu’il faut, au moment où il le faut  : Viggo Mortensen a été beaucoup de choses, acteur fétiche de Cronenberg, cavalier émérite du cinéma d’auteur, Aragorn dans Le Seigneur des anneaux… Il est désormais dans sa phase généreuse, grand public mais « quali », dont le meilleur exemple serait resté Captain Fantastic (2016) si Green Book n’était pas venu enfoncer le clou. Face à lui, Mahershala Ali, l’homme qui a gagné un Oscar pour l’humanité délicate dont il parait le dealer au grand cœur qui recueillait le petit garçon paumé de Moonlight. Viggo + Mahersalla au générique, c’est tout bon, on peut se caler dans le fauteuil. De justes valeurs Le feel good, c’est d’abord une question de valeurs. Il n’y avait qu’à se baisser, elles étaient là, dans la rencontre improbable (mais vraie) entre un videur de boîte de nuit et un pianiste génial, en tournée dans le Sud raciste des États-Unis au début des années 60. Là, le chauffeur blanc pouvait dormir dans les hôtels de luxe quand la star black devait se contenter des bouis-bouis miteux, le green book du titre désignant le guide insensé (mais vrai lui aussi) qui listait les établissements autorisés aux Noirs au temps de la ségrégation. L’intolérance dépassée par le jazz, le macadam et le Kentucky Fried Chicken, tel est le programme infaillible de Green Book.



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